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1Réveil, 2 Janvier 1858, Dans un article intitulé " Notre critique et leur "
21861
3cité pages 97-98 dans Littérateurs et artistes : Barbey d'Aurevilly, de sa naissance à 1909, par F.Clerget.
4F.Clerget cite page 306 dans Littérateurs et artistes cet aveu, qui, derrière l'aspect aphorisme, est un aveu personnel.
5 Littérature étrangère, Shakespeare.
6 Barbey d'Aurevilly contre Diderot, préface de Hubert Juin, Collection Le regard littéraire, 1986, ed. Complexe, page 114. Byron aussi méprisait "les choses toutes de fiction (...) et l'invention pure, ce talent des menteurs" cité par Joseph Barry dans Ma soeur, ma douce soeur: Augusta et Lord Byron, Ed. Albin Michel, 1989, traduction Pierre-Eric Darmon.
7 Premier Memorandum du 5 janvier 1837
8Premier Memorandum du 13 janvier 37 : " Griffonné indignement, pas en train, et sentant une fois de plus qu'où il n'y a pas de réalité pour moi et de ressouvenir, il n'y a qu'aridité et poussière. -- L'esprit fort de déduction, mais pauvre d'invention, non comme ornements, mais comme fond, comme base première. " Il est frappant de lire ceci alors que les romanciers passent souvent pour justement avoir de l'imagination!
9 Correspondance du 2 avril 1855
10 Correspondance mars 1884
11 Correspondance, 31 octobre 1851
12 Correspondance III, 29 juillet 51 page 81
13Correspondance III, page 21, 9 décembre 51
14Correspondance VI, page 280
15Avait-il déjà la prescience de cette part inconsciente qui est en nous, et qui est aussi nous?
16 OEH XIII, 167
17(C.G. III p 198)
18 (OEH VI 102)
19N.Dodille Le discours autobiographique dans la Correspondance et les Memoranda,Thèse, 1986, Lille III, page 29.
20 C.G. 11 octobre 82, à Louise Read.
21Correspondance, 14 novembre 1882
221° juillet 1885, à Madame de Bouglon.
23Pas de date plus précise. Correspondance 1885
24 En 1888, un article assez long paru dans le Gil Blas a dû le faire sortir de ses gonds, car il s'arrête à l'extérieur de sa personne, sans aller plus loin... et surtout prend son extérieur pour la métaphore de son oeuvre entière.
25Nous espérons que, s'il lit par dessus notre épaule, il ne s'en repent pas !
26 article du 11 mai 64, "Balzac et...Shakespeare. " in Le Pays.
27 cité par Anne Le Gonidec. de Kerhalic dans : Les Diaboliques de Barbey d'Aurevilly : Essai d'organisations structurales du texte. Thèse Nanterre 1980 ; page 10-11
28Disjecta Membra I, page 38, Ed.La Connaissance, 1925.
2912 jan. 1837 Premier Memorandum
3013 jan. 1837 Premier Memorandum
31 Lettre à Trebutien, 22 avril 1845
32quand?
33Lettre à Trebutien, 2 avril 1855
34Correspondance, 1855
35C.G. III, p. 60
36Tome I page 65 ; Ed. La Connaissance.
37C.G. III, 197
38cité par Ernest Seillière dans Barbey d'Aurevilly, ses idées son oeuvre, page 289
39Editions Rouveyre et Blond, 1883.
40Editions Rouveyre et Blond, 1883, page X
41 Correspondance, 23 août 1883
42 Correspondance, 23 août 1883
43 Correspondance après le 14 novembre 1882
44 Correspondance, 30 décembre 1887.
45 1833 : Germaine et la pitié O.C. II, p. 490. cf. Byron in Thèse dactylographiée Barbey d'Aurevilly et l'Angleterre, par John Greene, Grenoble, 1968, pages 11-12: Le monde est plein d'orphelins.
D'abord ceux qui le sont au sens propre du mot(...)
Puis ceux qui ne sont pas condamnés à perdre
Leurs tendres parents, dans leurs jours de bourgeonnement,
Mais seulement la tendresse de leurs parents,
Ce qui ne les laisse pas moins orphelins de coeur"
4621 septembre 1836, Premier Memorandum
47Premier Memorandum, 1° octobre 1838
48Lettre à Trebutien, 12 avril 1844
49Lettre à Trebutien, 30 décembre 1844
50 vers 1845, Une vieille maîtresse page 285
51 Correspondance 20 octobre 185O
52Correspondance, 17 janvier 1855
53Lettre à Trebutien, 24 mai 1856
54Goncourt, Journal, Fasquelle-Flammarion T. III, 1956 p. 467
55Correspondance, 18 juillet 1835
56La bague d'Annibal, 1834 environ. O.C.I p.160.
57C.G.III, page 29.
58 N° 8, juillet 1993, par Gérard Lenne.
59dans son livre Yves et Véronique, Grasset, 1976.
60Cocteau, Les enfants terribles. Ed. Brodard-Taupin, 1963, page 21.
61en espérant qu'il ne naîtra pas un nouvel Einstein pour le relativiser...
62C'est pourquoi on a parfois l'impression que la beauté est un état naturel, qu'on oublie parfois de savourer, et le laid un état extra-ordinaire, anormal, et d'autant plus remarqué...
63Pourquoi, page 200, Ed. J.C. Lattès, 1993.
64et peut-être est-ce pour cela qu'on réclame plus aux femmes d'être belles... (voir les articles de dictionnaire par exemple!) Madame de Sévigné ironise sur " la permission qu'ont les hommes d'être laids " (Lettre 367, 5 janvier 1674). Mais est-ce exact en réalité?
65in la revue Ca m'intéresse, n°142, page 34.
66D'où l'importance de ses amis pour Barbey ! Il y a des "non-beaux": c'est Trebutien, aux yeux de qui il est beau, et se montre encore plus beau, Trebutien qu'il blesse plusieurs fois dans son aspect physique, d'où le décalage qui s'accentue, et sans doute la rupture. Il y a, de l'autre côté, les " beaux" : c'est Guérin dont l'amitié le flatte. Quand Barbey se trouve seul et sans amis, il se nomme Lord Anxious: il a besoin d'amis fidèles; lui-même est fidèle dans ses amitiés et ses amours. Le dandysme n'est qu'un masque qui cache son besoin d'affection.
67 J.P.Sartre, En avion. Situations, Paris, Gallimard 1861, Vol IV pages 341-342.
68Nous citons ce curieux dialogue avec Murielle Gagnebin dans l'annexe 4, à la fin de notre ouvrage.
69cité page 262, dans le travail de Lalo :La faillite de la Beauté., Ollendorf, 1923.
70Paul Schilder (L'image du corps Ed.Gallimard Collection Tel 1950) cite page 276 Freud qui écrit " L'émotion esthétique dérive de la sphère des sensation sexuelles ; elle serait un exemple typique de la tendance inhibée-quant-au-but. Primitivement, la " beauté " et le " charme " sont des attributs de l'objet sexuel. " S.Freud : Malaise de la civilisation. Et P.Schilder continue pages 278-9: " Il est clair que l'influence esthétique disparaît quand le désir sexuel devient trop fort, et l'on doit conclure que l'objet esthétique provoque les désirs, mais que ces désirs sont prématurément inhibés et interrompus () Il apporte donc une promesse et une demi satisfaction des désirs. (D'où) le sentiment d'insatisfaction que laisse le plaisir esthétique s'il ne se dépasse pas. ". Mais nous posons la question : pourquoi mettre toujours le sexuel chronologiquement en premier?
71Les Météores, page 298, Folio, 1979.
72 Le plaisir esthétique, Discours sur l'esthétique, in Ecrits sur l'ART. ED. Club des Libraires de France, 1962 page 57.
73 Valéry : Notion générale de l'Art, 1935, in Ecrits sur l'Art, Ed.Club des Libraires de France, page 43 VII.
74 Valéry : Notion générale de l'Art, 1935, in Ecrits sur l'Art, Ed.Club des Libraires de France, page 49 VII.
75 Valéry : Notion générale de l'Art, 1935, in Ecrits sur l'Art, Ed.Club des Libraires de France, page 44 VII, page 49.
76Crépuscule des idoles. " Divagations d'un " Inactuel "....Trad. J.C.Hemery. Paris, Gallimard, 1974, page 101.
77 J.J.Rousseau, Emile V.
78 R.Rolland Vie de Michel-Ange t. II.
79 Schlegel, Kritische Schriften, Munich, Woldietrich Rasch, 1964, page 195.
80Une nouvelle de science-fiction raconte une civilisation d'aveugles et leurs relations avec un être anormal : voyant... Que de changements cela produirait dans notre thèse, -pour voir les choses par le petit bout de la lorgnette! Les yeux de la nuit, de John Varly, dans Persistance de la vision, 1978, trad. française de Denoël, Présence du futur, 1979.
81Roland Barthes, La chambre claire, Gallimard-Seuil, 1980, pages 168-169.
82 Culture and practical reason, Chicago presse, 1976, page 203.
83 P.Bourdieu: La distinction critique sociale du jugement. ed. de Minuit. 1979, page 270.
84 Au XIX° siècle, on débattait beaucoup des liens entre le physique et l'âme, ce qui intéressait fort Barbey. cf. ci-dessous.
85 Thèse de Véronique Grappe-Nahoun : Beauté Laideur: l'esthétique corporelle en question. Un essai de sémiologie historique ( France XVI°-XVIII° siècles). Paris V, 1985.
86 cf.le livre synthèse de J. Rousset : Leurs yeux se rencontrèrent: la scène de la première vue dans le Roman. Corti 1981.
Voir aussi les textes superbes de Platon dans Le Phédon : 249, 251c, 252b, 253c, 254c, 255b.
87 Varenka Marc : Le Bébé et le Saint, in Courrier de l'Unesco, Septembre 1993.
88Cette puissance du regard est aussi reconnue par Dante, cité par Barbey dans Le Pays, article du 5 décembre 1860 : Occhi, stelle mortali,
Si chiusi m'uccidite
Aperti, que farete ?
89 on peut y inclure non seulement le " physique" dont on n'est pas responsable, qu'il soit congénital ou héréditaire, mais aussi les éléments matériels qu'on choisit, consciemment ou non, de montrer: attitude physique, vêtements, coiffure etc.
90Cf. la thèse de V. Grappe-Nahoun :Beauté Laideur : l'esthétique corporelle en question. Un essai de sémiologie historique ( France XVI°-XVIII° siècles).Paris V, 1985.
91 Actes de la Recherche en sciences sociales N° 14 Avril 1877, page 2.
92Ainsi, la petite fille laide, dans La Disgrâce de Nicole Avril, note au sujet de sa ravissante soeur : " Alice n'était-elle pas une jeune fée dont chaque apparition faisait éclore des sourires sur tous les visages qui se tournaient aussitôt vers elle comme les tournesols vers le soleil? Isabelle n'avait jamais suscité cette sorte de miracle." Ed. Albin-Michel 1981 page 34.
93dans une interview accordée à Philippe Gavi, dans Libération d'Octobre 75.
94Laideurs de Sartre, par Philippe Buisine, page 69, PUF Lille, 1986.
95Laideurs de Sartre, par Philippe Buisine, page 69, PUF Lille, 1986.
96 Elsa Morante, Aracoeli, Gallimard, 1982.
97 Jean Maisonneuve, Modèles du corps et psychologie esthétique. PUF 1981, page 120.
98 Le thème de l'androgyne, du sexe indécis ou double, est familier à Barbey. Nous y reviendrons car il est lié également à celui du dandysme et à l'idéal pour lui de la beauté.
99 Modèles du corps et psychologie esthétique. PUF 1981, page 95.
100 Modèles du corps et psychologie esthétique. PUF 1981, page 95.
101 Modèles du corps et psychologie esthétique. PUF 1981, page 96.
102Dans le livre de Leni Riefenstahl, Les Nouba de Kau, ed. Chêne 1976, ceux-ci déclarent : " A quoi bon se faire beaux si la beauté nous laisse? " (page 209) et se soumettent au verdict du groupe : certains, ceux qui sont jeunes, en bonne santé et correspondent à leurs critères de beauté, ont le droit d'être nus, de porter des bijoux, de s'embellir, car ils sont beaux ; les autres, des enrhumés aux femmes enceintes, non. Des exclusions tout aussi radicales et symboliques se produisent dans des pays bien diffférents: dans certaines religions, les handicapés physiques n'ont pas le droit d'être prêtres.
103 Guy Hocquenghem fait parler un jeune homme devenu aveugle : " Je ne sais si c'est à cette époque que j'ai commencé à me sentir beau. Je supposais que j'étais beau; ne serait-ce que parce que ma mère et toute l'île me l'avaient toujours dit. Entre le gamin qui écoute impatiemment les compliments des vieillards accroupis en cercle et fumant gravement leurs pipes à eau, et celui qui écrit ce texte, deux mille ans ont passé. Je sais que je suis beau comme d'un maléfice, d'une ruse de mon corps avec moi-même qui ne peux le voir.
Les voyants sont beaux d'un visage qu'ils ne peuvent voir qu'indirectement, par le secours trompeur du miroir. Je me sais beau aux voix. Aux voix de ceux qui me parlent. Ma beauté est l'émotion qui les fait balbutier, rien d'autre qu'un effet mystérieux qui m'entoure comme un gaz. Je me sais beau sans m'imaginer beau, sans me chercher une représentation de moi-même. Peut-être l'aurais-je fait dans les premiers mois qui ont suivi l'accident, tâcher de mémoriser mes propres traits, à cette époque. Je ne l'ai pas fait. Je me suis oublié.
Assez vite, j'ai perdu cette angoisse du souvenir visuel. Une nouvelle sensibilité est née. Même quand mes mains cherchaient à " imaginer" le corps que j'avais rencontré, je voulais moins juger s'il était beau qu'établir le contact total. Le corps à corps reste mon accès à la connaissance des autres. Sans ce contact, entre elles et moi, il y a trop d'hypocrisie; cette hypocrisie gluante que je sens dans la voix parlant à l'aveugle. Pour moi, toutes les voix découvrent si facilement ce qu'elles cachent, pour mieux l'avouer. " page58 dans l'Amour en relief, Ed.Albin-Michel, 1982.
104 " La beauté des laids se voit sans délais. " S. Gainsbourg.
105 " La beauté féminine est un équivalent du phallus, en ce qu'elle éveille le désir de l'autre. Pour la femme, la laideur et l'absence de charme constituent non seulement un malheur, mais une faute dont elle se sent coupable. " Pièr Girard. L'oedipe masqué. Des Femmes. 1986. p.91. En fait, pourquoi " sexiser " ainsi? H=F pour cela. La femme désire-t-elle vraiment le phallus, et l'homme ne désire-t-il pas être beau aussi, plaire et être aimé?
106 Iginio Ugo Tarchetti : Passion d'amour Plon 1981.
107Autre exemple pour mieux expliquer les sentiments d'un être qui apprend qu'il est laid. L'enfant de Aracoeli aura une petite soeur qui mourra, et sera de plus en plus isolé. Le coup final étant porté par un homme, qui, dépité de ne pouvoir rencontrer sa mère, se vengera sur lui :
"Avant de s'en aller pourtant, il ne rata pas sa vengeance. Du coin de l'oeil, il regarda mes traits, en une sorte d'examen rapide, et, fronçant ses lèvres empreintes d'une expression outrageuse, il conclut, d'un ton doucereux: "Dommage que tu sois moche." Puis il ajouta entre ses dents: " Tu ne pourras pas faire le métier de ta mère."
Cette dernière allusion passa incognito, ainsi qu'une figure voilée, sur mon petit esprit lent ; quand déjà l'attaque initiale "Tu es moche" m'avait frappé droit en pleine poitrine. TU ES MOCHE. Ce n'était plus hélas, une vérité nouvelle. Mais en cette veille désespérée, et au premier pas de mon extrême fuite, elle opéra la déchirure fatale. Et, immédiatement pareille à une sangsue, elle se colla à mon coeur avec ses ventouses, me suçant jusqu'à la dernière goutte de hardiesse. Comme à la lecture d'un message sinistre, je crus entendre désormais sans plus de doute, décréter contre ma laideur, une condamnation à perpétuité. Mon corps me devint une triste, une irréparable misère; et je restai là, immobile sur le trottoir, moche fantôme qu'Aracoeli avait délaissé sans même le saluer,() moche petit fantoche que j'étais." Elsa Morante Aracoeli page 347.
108 J.P.S.Lettres au Castor.
109 Voir à ce sujet, Laideurs de Sartre, par Alain Buisine, Presses Universitaires de Lille, 1986.
110 Verlaine se plaint lui aussi, à sa façon, dans une strophe toute simple de La chanson de Gaspard Hauser, dans Sagesse:
A vingt ans, un souffle nouveau,/ Sous le nom d'amoureuse flamme,
M'a fait trouver belles les femmes./ Elles ne m'ont pas trouvé beau."
111Ainsi le petit garçon de Aracoeli connaît-il, en plus de la douleur d'être laid, la douleur de faire mal à celle qu'il aime : sa mère. Ce petit garçon, qui était trouvé si joli, peut donner la date initiale de ce malheur : " Je le sais bien, quand j'ai commencé de moins lui plaire: ce fut le jour où, pour la première fois, on me mit des lunettes. ()
"Elles ne lui vont pas bien" l'entendis-je protester, à l'adresse de l'employé." Elle se mit à parler avec "une authentique, une bouillonnante férocité; alors, tout à coup, une étrange perception m'avertit aussi que l'objet de sa rage n'était pas seulement l'opticien, mais moi aussi ! Ce fut comme un avertissement inouï et impressionnant, dont vibrèrent mes nerfs comme si me le transmettaient des antennes par-delà une terre antarctique glacée ; alors qu'une voyance lacérante (non point certes la propre vue de mes pupilles, trop éblouies par les verres nouveaux) m'exposait de face, en plein visage d'Aracoeli. Avec une violence, eût-on dit indépendante de sa volonté, elle me scrutait et ses traits semblaient se décomposer, presque vieillis sous la surprise et la déception, comme à la découverte d'une trahison. En effet, (je crois) pour la première fois dans notre vie, elle me voyait laid ; et comme tout à coup, j'arrachai mes lunettes et lui fis un petit sourire de conciliation, elle me rendit à son tour ce même petit sourire, qui cependant avait quelque chose de forcé; tandis que ses yeux inquisiteurs ne se détachaient plus de mon visage. () Et au fur et à mesure que le monde, sous un météore imprévu, s'assombrissait et gauchissait à mes yeux affaiblis, dans le même temps, l'eau de mes iris se troublait, tamisant des éclairs et ses caprices lumineux.() Les louanges qui, aux rencontres quotidiennes, saluaient l'enfant pour combler de gloire la mère, devaient se faire de plus en plus rares." Elsa Morante, Aracoeli, Gallimard 1982 page 216.
112V. Grappe-Nahoun : Beauté Laideur : L'esthétique corporelle en question.Thèse Paris V, 1985.
113 Elsa Morante, Aracoeli, Gallimard 1982.
114 V. Grappe-Nahoun : Beauté Laideur : L'esthétique corporelle en question.Thèse Paris V, 1985.
115 Roman sur Le rameau d'or de Frazer, Actes de la recherche en Sciences sociales, 1977, page 42.
116 De fait la laideur est plus souvent manifestée comme un problème qui touche le sexe féminin, mais chez l'homme, il est encore plus tabou. Pourtant n'est-ce pas d'oser en parler qui manifeste la vraie force?
117J.Maisonneuve. pages 126-7 Modèles du corps et psychologie esthétique. PUF 1981.
118Y Mishima : L'Ange en décomposition page 27 Paris, Gallimard. 1980.
119Y.Mishima : Le pavillon d'or.
120au contraire, la réaction de Etty Hillesum Une vie bouleversée, Seuil, page 41. " Ce doit être affreux d'être une beauté ; on est coupée de sa vie intérieure parce qu'aveuglée par cette apparence éclatante. Et vos semblables ne réagissent d'ailleurs qu'à cette beauté extérieure, si bien qu'intérieurement, on se ratatine peut-être complètement. (...) Je me fais encore obstacle à moi-même (...) Chez les autres aussi, je prête parfois trop d'attention à l'apparence, à la séduction. Ce qui importe en définitive, c'est l'âme, ou l'être, comme on voudra, qui rayonne à travers la personne. "
121Livre de Mathieu : Louis XI, cité page 62-63, dans Omnia par Andrée Hirschi,Les Belles Lettres, 1978, Paris. La contemplation, le rêve l'emportent souvent sur l'analyse.
122Lettre à Trebutien du 1° octobre 1851.
123Ce sont deux questions très différentes. Un Sartre par exemple nous confie que sa laideur lui a été découverte par les femmes; qu'on le disait laid depuis l'âge de dix ans, mais qu'il n'appréhendait pas sa laideur dans une glace.
124La bague d'Annibal, O.C.I page 182.
125 Lettre à Trebutien du 1° octobre 1851.
126 Mais jamais de celle du père, sauf dans le cas de Ydow qui d'ailleurs n'est sans doute pas loin de se tromper...
127 O.C.II, page 388.
128O.C.II, page 646.
129 O.C.I, page 895.
130 O.C.II, page 321.
131ensuite, l'enfant ne l'intéresse quasiment plus jusqu'à ce qu'il soit, à son avis, capable de passions "d'adulte".
132La bague, O.C.I 160. Le verbe " douer " fait penser aux fées au dessus du berceau.
133La bague O.C.I p 160.
134Génie du Christianisme, I,V, Ch. 5.
135La bague O.C.I page 161.
136 F.Dolto, L'image inconsciente du corps, Seuil, 1984, page 91.
137 F.Dolto, L'image inconsciente du corps, Seuil, 1984, page 154.
138F.Dolto, L'image inconsciente du corps, Seuil, 1984, page 134.
139par exemple dans le roman de Raymond Roussel, Impressions d'Afrique, page 247 : " Sa mère, très orgueilleuse de sa propre beauté, fut humiliée d'avoir procréé un laideron, et prit en aversion cet enfant qui la blessait dans sa vanité. "
140F.Dolto, L'image inconsciente du corps, Seuil, 1984, page 127.
141Claude Roy, premières lignes de Moi, Je, grand triptyque autobiographique: " Je n'ai pas gardé un souvenir absolument net de ma première sortie, du chaud et froid de naître, ni de l'entrée inaugurale de l'air dans mon sac à souffler. La seule chose dont je sois sûr, c'est qu'avant j'étais bien, et après, étonné. L'étonnement ne m'a pas quitté. "
142 Disjecta Membra., Ed.La Connaissance, 1925.
143Lettre à Trebutien, 23 septembre 1850.
144Ph. Berthier : Barbey d'Aurevilly et l'imagination, page 37.
145Ph.Berthier : Barbey d'Aurevilly et l'imagination, page 3.
146 cf. lettre de Noël 1887 : " ma ligne de chance à moi a été coupée " ; un autre jour il rappelle à l'Ange Blanc les prédictions d'une voyante etc. Cf. notre Conclusion.
147 c'est-à-dire à peu près ici tout ce qui, en séparant, en privant, en imposant, fait grandir le sujet vers l'autonomie et un meilleur développement sain, épanouissant, libre.
148 elle parlera plus loin des autres castrations : orale, anale, urétrale, génitale.
149 F.Dolto, L'image inconsciente du corps, Seuil, 1984, page 91.
150 et j'ajouterais des beautés, des ressemblances, ou tout autre commentaire...
151F.Dolto, L'image inconsciente du corps, Seuil, 1984, page 124.
152 Je pense aux fées, dont le nom veut dire ce qui est dit, fatal càd. le destin, et qui font des dons au dessus des berceaux.
153 F.Dolto, L'image inconsciente du corps, Seuil, 1984, page 91.
154 F.Dolto, L'image inconsciente du corps, Seuil, 1984, page 91.
155 Correspondance, Septembre 1880.
156Correspondance, le 22 janvier 55 ; ou encore Lettre à Bottin-Desylles le 12 mai 77.
157Une page d'histoire, O.C.II, page 375.
158Le bonheur dans le crime O.C.II page 90.
159 Cf. supra la description de la froideur de sa famille : " Ma famille ne fait rien pour moi, comme à l'habitude. " 1850 " ma famille est un désespoir ou une chimère " 1855 etc.
160F.Dolto, L'image inconsciente du corps, Seuil, 1984, page 127.
161L'Ecole des Lettres, N ° 8, 15 janvier 1987 : " Interpréter Une page d'histoire ", par Julien Bonel, psychanalyste.
162 O.C.II, p. 466.
163 Corr. Gén. Paris, Les Belles lettres, 1983, tome III p 100.
164 F.Dolto : L'image inconsciente du corps. Seuil, 1984, page 22.
165 F.Dolto : L'image inconsciente du corps. Seuil, 1984, page 38.
166 F.Dolto, L'image inconsciente du corps, Seuil, 1984, page 38.
167 F.Dolto L'image inconsciente du corps, Seuil, 1984, page 40.
168 par exemple pour boire le lait : une fois le besoin satisfait, celui-ci n'existe plus.
169 On dirait d'ailleurs que Barbey ne vit ce désir des femmes que physiquement, ou intellectuellement, pour la " beauté de la chose", de la dire ou de la faire. Mais ce qui lui fait mal, c'est la solitude, le manque d'affection.
170 ce fut le cas de Barbey
171 ce fut le cas, plus tard de Barbey.
172 d'où problème pour ceux qui ne savent pas s'exprimer, problème en forme de cercle vicieux. F.Dolto : L'image inconsciente du corps, Seuil, 1984, page 40.
173 docteur Maurice Titran. Revue Tout prévoir. N° 241. page 29.
174 Thèse: Expérience individuante, 1982, Paris V, ( en particulier pages 28-34 et 155-158).
175De la naissance à la parole : la première année de la vie. René A.Spitz. PUF 1979. Bibl. de psychanalyse. Page 42.
176De la naissance à la parole : la première année de la vie. René A.Spitz. PUF 1979. Bibl. de psychanalyse. Page 62.
177Dans les Géorgiques, je crois.
178F.Dolto L'image inconsciente du corps Seuil 1984, page 138.
Un Barthes, par exemple, a connu l'absence de la mère au point de penser en mourir, et essayé de mettre en place des conduites pour survivre: " Quelquefois, il m'arrive de bien supporter l'absence. Je suis alors "normal" : je m'aligne sur la façon dont "tout le monde" supporte le départ d'une "personne chère" ; j'obéis avec compétence au dressage par lequel on m'a donné très tôt l'habitude d'être séparé de ma mère - ce qui ne laissa pas, pourtant, à l'origine, d'être douloureux ( pour ne pas dire affolant). J'agis en sujet bien sevré ; je sais me nourrir, EN ATTENDANT, d'autres choses que du sein maternel. () Enfant, je n'oubliais pas : journées interminables, journées abandonnées, où la Mère travaillait loin; j'allais le soir, attendre son retour à l'arrêt de l'autobus U bis, à Sèvres-Babylone." Fragments d'un discours amoureux. Collection Tel Quel, Ed.Seuil 1977.
179cf. sa lettre du 26 octobre 1993: " Il est probable que la relation à la femme qui lui a sauvé la vie en voyant que son cordon ombilical provoquait une hémorragie et dont il fut amoureux à treize ans, est très importante. Il a probablement fait sur elle ce qu'on appelle un oedipe latéral. " J'ai été émue de l'attention encourageante avec laquelle elle m'a écrit, et je lui en suis très reconnaissante.
180Cahiers aurevilliens: L'enfant parmi les soupirs. Pages 49-50, N° 9, juin 1939.
181 J.P.Seguin :Barbey d'Aurevilly, documents iconographiques. P.Cailler, 1962.
182 Lettre du 25 février 1855.
183Barbey la conservera jusqu'à la fin de sa vie, dans sa chambre pourtant très pauvrement décorée.
184 Il expose au Salon de Paris de 1831 à 1841.
185 Mariage le 4 janvier 1808 ; Jules naît 2 novembre 1808; Léon, le 28 septembre 1809; Edouard, le 27 janvier 1811, et Ernest le 14 décembre 1812. Il nous semble que Laurentie s'avance un peu dans les détails qu'il donne : " Physiquement, Jules ressemblait beaucoup à sa mère. Des quatre frères Barbey, l'aîné et le troisième rappelaient leur mère. Quant au quatrième, il était, dit-on, tellement laid qu'il ne ressemblait qu'à lui. " Sur Barbey d'Aurevilly, études et fragments. ed.Emile Paul.
186Jules reçoit en second prénom le troisième prénom de l'arrière grand-père maternel ; Léon en troisième prénom le troisième prénom du grand-père paternel; Edouard en premier prénom le second du grand-père maternel, et en second prénom le premier de son père... renseignements rassemblés par mon époux, que je remercie au passage pour toute son aide!
187Disjecta Membra, page 67, Ed.La Connaissance, 1925. Jules Massenet détestait également violemment son prénom.
188" Le nom aurevillien est d'emblée placé sous le signe du désir. " du moins quand Barbey invente les noms, et donc sans doute quand il vit ceux qu'il rencontre, ou subit. Parfois ce désir est comblé : quand le nom s'harmonise ; parfois ce désir est frustré... in La chose capitale, Essai sur les noms de Barbey, Barthes, Bloy, Borel, Huysmans, Maupassant, Paulhan. Textes réunis et présentés par Philippe Bonnefis et Alain Buisine. 1981. Presses universitaires de Lille III
189Nous avons montré cela dans notre thèse sur le masque, aux pages 91-102, mettant en évidence le rapport au masque dans cette façon de choisir les noms, et dans leur signification. Mais on pourrait faire de même pour Céline ( nous l'avons effleuré dans notre maîtrise) et Proust par exemple. Barbey donne à un héros ses prénoms Jules-Amédée : c'est à Don Juan. Amédée est le nom d'un de ses ancêtres préférés. Il en donne un aussi à un des deux amis de Léa.
190voir plus loin Partie VIII.
191cité par J.L. Pire, page 177.
192 Léa, O.C.I, page 24.
193 Léa, O.C.I, page 25.
194 Léa, O.C. I, page 23.
195 Léa, O.C.I, page 23.
196Barbey l'orthographie " Finck ", mais le Bénézit " Fink ".
197Barbey d'Aurevilly, Thèse de C.Boschian-Campaner, Ed Seguier, 1989, page 16.
198 Barbey d'Aurevilly, Thèse de C.Boschian-Campaner, Ed. Seguier, 1989, page 16.
199 Ancien interne des Hôpitaux de Paris, Ancien assistant à la faculté, Chirurgien des Hôpitaux, dont le nom nous a été communiqué par le professeur Alain Julliard, que nous remercions vivement.
200Ce qui ne meurt pas, O.C.II.
201Lettre du 18 juillet 1835.
202La bague O.C.I p 160.
203que dirait un médecin de cette affirmation?
204Narcissisme de vie, narcissisme de mort, André Green, page 233.
205Narcissisme de vie, narcissisme de mort, André Green. Chapitre 6.
206Sartre a vécu la même sensation plus âgé; ou même Barthes qui dit : " l'écrivain est quelqu'un qui joue avec le corps de sa mère. " Le plaisir du texte, Seuil Collection Point, 1973, page 60.
207 S. Chujo, dans sa thèse " Pulsions du roman, le cas Barbey d'Aurevilly " nous propose aussi de croire que l'écriture vient aussi d'un sevrage trop précoce ou brutal : il a été sevré de la source du boire et du langage par sa mère elle-même.
208comme dans beaucoup de religions, et peut être dans l'art.
209De la naissance à la parole : la première année de la vie. René A.Spitz. PUF 1979. Bibl. de psychanalyse. p. 102 sq.
210Quelques exemples où la blessure a été la source de l'oeuvre:
Certains disent que la cicatrice que Georges Pérec porte à la lèvre est ce qui l'a fait démarrer dans l'écriture, et lui-même l'a confirmé.
Sartre comme Barthes sont capables de l'exprimer clairement à propos de la douleur de l'absence - qui est presque la même que celle de l'absence affective. Ce dernier explique qu'il est peu, mais un peu, capable de supporter l'absence et ajoute : " cette absence bien supportée, elle n'est rien d'autre que l'oubli. Je suis, par intermittence, infidèle. c'est la condition de ma survie; car, si je n'oubliais pas, je mourrais. L'amoureux qui n'oublie pas quelquefois meurt par excès, fatigue et tension de mémoire, tel Werther. () De cet oubli, très vite je me réveille. Hâtivement je mets en place une mémoire, un désarroi. Un mot ( classique) vient du corps, qui dit l'émotion d'absence :: " soupirer après la présence corporelle" : les deux moitiés de l'androgyne soupirent l'une après l'autre, comme si chaque souffle, incomplet, voulait se mêler à l'autre: image de l'embrassement, en tant qu'il fond les deux images en une seule : dans l'absence amoureuse, je suis, tristement, une image décollée qui sèche, jaunit, se recroqueville.
(Quoi, le désir n'est-il pas toujours le même, que l'objet soit présent ou absent? L'objet n'est-il pas -- toujours absent? -- Ce n'est pas la même langueur : il y a deux mots : pothos pour le désir de l'être absent, et himeros, plus brûlant, pour le désir de l'être présent.) " Roland Barthes : Fragments d'un discours amoureux. Collection Tel Quel, Ed.Seuil 1977, p. 20.
" L'absence dure, il me faut la supporter. Je vais donc la manipuler : transformer en distorsion la distorsion du temps en va-et-vient, produire du rythme, ouvrir la scène du langage. ( le langage naît de l'absence: l'enfant s'est bricolé une bobine, la lance et la rattrape, mimant le départ et le retour de la mère: un paradigme est créé.) L'absence devient une pratique active, un affairement ( qui m'empêche de rien faire d'autre); il y a création d'une fiction aux rôles multiples ( doutes, reproches, désirs, mélancolie). Cette mise en scène langagière éloigne la mort de l'autre : un moment très bref sépare, dit-on, le temps où l'enfant croit sa mère absente et celui où il la croit déjà morte. Manipuler l'absence, c'est retarder ce moment, retarder aussi longtemps que possible l'instant où l'autre pourrait basculer sèchement de l'absence dans la mort; " idem, p 24.
211 Lettre du 11 octobre 1882.
212Lettre du 27 octobre 1882.
213 Ce qui ne meurt pas,O.C.II page 466.
214Ou encore : "Ma mère, toute bonne qu'elle est pour moi, est si froide que je me sens timide avec elle encore plus qu'avec une étrangère. ()Tu n'oses pas accuser ma mère, tu es si bon et si généreux () Je ne l'accuse pas non plus, peut-être a-t-elle été malheureuse. Cependant, elle ne pleure jamais, et je ne me souviens pas de l'avoir vue triste () A-t-on le coeur toujours plein, et faudrait-il la croire moins à plaindre si elle ressentait cette sécheresse ? " Ce qui ne meurt pas,O.C.II, page 568.
215Madame de Scudemor dit à Allan qui la supplie de l'aimer : " Vous ignorez cette tristesse qui, plus tard, vous envahira aussi, beau et fier incrédule, heureux impie! " Ce qui ne meurt pas O.C.II, p. 452. Est-ce qu'un enfant peut forcer sa mère à l'aimer? Les baisers distraits ou vides de la pitié ou du devoir maternel, Barbey les a peut-être connus, et ils le laissaient insatisfait, comme venant d'une mère diabolique?
216Ce qui ne meurt pas O.C.II, p. 523.
217Léa O.C.I, p.27.
218Léa, O.C. I, p. 26.
219 Ce qui ne meurt pas, O.C.II, page 466.
220 1° Memorandum, 1836-1838.
221 " Pour une âme comme la sienne, la passion maternelle se serait dégradée si elle avait pu tomber jusqu'à n'être qu'un dédommagement de l'amour. Non! Son sentiment pour sa fille ne relevait que de lui-même, comme celui qu'elle avait pour moi ; car elle n'était pas de ces femmes chez qui la mère tue ou diminue tout, quand elles sont mères. Elle avait le coeur assez grand pour deux; " etc. O.C. I, page 310
222Leur enfant, Juanita, née prématurément, mais forte et belle, après trente mois de bonheur, meurt de maladie. Vellini est désespérée, se jette dans le bûcher, et gardera une profonde tristesse au fond d'elle. Si la description de Ryno qui nous montre en lui un père d'abord et surtout parce que Vellini est mère, celle de l'amour maternel de Vellini montre bien ce qu'est une bonne mère pour Barbey...
223O.C.II, page 276.
224O.C.II, page 298.
225 O.C.II, page 276.
226" Lasthénie de Ferjol avait une de ces figures que le monde trouve plus jolies que belles, - mais il est vrai que le monde ne s'y connaît pas ! De taille ronde et mince, - combinaison qui fait les femmes accomplies, - c'était de cheveux, une blonde comme son père, l'idéal baron qui mettait parfois de la poudre rose dans les siens, - une fantaisie efféminée de ce temps, et que, depuis, au commencement du siècle, se permettait encore l'abbé Delille, malgré sa laideur qui était atroce. "O.C.II, page 278. Ses " belles joues pâles " ressemblent au teint de son père qui s'habille en bleu ce " fard des blonds. "O.C.II, page 270.
227O.C.II, page 279.
228O.C. II, page 279.
229phrase étonnante...on attendait plutôt : " que les enfants peuvent avoir avec leurs mères qui débordent de tendresse. "
230page 278, O.C.II.
231page 344, O.C.II.
232Maîtrise soutenue à Besançon en 1973.
233Mais qu'en est-il en Allemagne par exemple, où le soleil est féminin, et la lune masculine ?
234 " Presque toujours, on n'aime que tout près de soi dans la vie. Il est si rare de ne pas s'éprendre d'une de ces fleurs que l'existence a fait éclore sur la même branche que nous! " O.C.II, p. 406, Ce qui ne meurt pas.
235 Comme il a travaillé sur la sublimation, je l'avais interrogé sur le cas de Barbey. Il m'a très cordialement répondu : dans sa lettre du 10 mars 1995, il confie que Barbey est son " écrivain prosateur de prédilection. ", et donne son avis reproduit ci-dessus. Je le remercie très vivement de son attention chaleureuse.
236Tome II, page 177, Disjecta membra, Ed.La Connaissance, 1925.
237Correspondance, 3 décembre 1880.
238 Correspondance, 4 janvier 1880.
239Dans ses lettres, Byron raconte ses amours avec Margarita, qui par certains côtés, fait penser à Vellini. Il a failli mourir en mer : " sa joie, en me voyant revenir, avait un caractère de férocité; elle ressemblait à celle d'une tigresse retrouvant ses petits. "
240 parce que privés de l'amour maternel.
241 F.Dolto, L'image inconsciente du corps, Seuil, 1984, page 219.
242Tome I, page 263 ( correspondance?), puis Tome II, pages 311-2.
243Thèse : Pulsions du roman, le cas Barbey d'Aurevilly, Paris 10, 1987.
244 Le plaisir du texte, Seuil, Collection Points, 1973, page 60.
245Disjecta membra, Ed.La Connaissance, 1925.
246 Voici ce qui pourrait être pris pour des reniements des parents : Premier Memorandum 21 oct. 36 : " bu l'eau salée dans le creux de ma main comme une libation de reconnaissance après tout ce temps passé en exil de l'Océan, père des choses, et de ses rivages! " ; Cinquième Memorandum, 13 déc. 64 : " la mer - ma mer- que je pourrais orthographier ma mère ; car elle m'a reçu, lavé et bercé tout petit. " etc.
Cf. à la page 136 du Tome I dans Byron d'A.Pichot, que Barbey lut sans doute, Chateaubriand compare la mer à sa nourrice : " Se retrouver au milieu des mers, c'était pour lui, comme pour Childe-Harold, ne pas avoir quitté sa patrie, c'était, pour ainsi dire, être porté dans son premier voyage, par sa nourrice, par la confidente de ses premiers plaisirs.... " " Presque toujours, notre manière de voir et de sentir tient aux réminiscences de notre jeunesse. Elevé comme le compagnon des vents et des flots, ces flots, ces vents, cette solitude qui furent mes premiers maîtres, convenaient peut-être mieux à la nature de mon esprit et à l'indépendance de mon caractère. Peut-être dois-je à cette éducation sauvage quelque vertu que j'aurais ignorée. " ( Introduction aux Voyages en Amérique, page 67)
cf. Byron " Quelque chose qui survienne entre nous et les premiers goûts de l'enfance, qui n'aime à se rappeler ce qui frappa d'abord ses yeux? () Le transport de l'enfant survivait dans le jeune homme. " (L'île ou Christian, Ch III) Moi aussi! pourrait s'écrier Barbey.
247 à cause du lait laid, si on peut se permettre un jeu de mot ?
248cité par J.Gautier, page 159.
249Page 73, Ed. La Connaissance.
250 O.C.II, page 23, Le rideau cramoisi.
251O.C.II, page 35, Le rideau cramoisi
252d'ailleurs Barbey pendant un moment fera de telles suppositions pour Byron...
253Correspondance, 4 novembre 1876.
254à Louise Read, 29 octobre 1885.
25527 novembre 1885.
256Sans date, mais avant le 13 novembre 1887. cf. aussi cet autre bilan de sa vie, le 30 décembre 1885 adressé à l'Ange Blanc: " Vous rappelez-vous cette jeune fille de la rue du Bac qui était somnambule et qui, interrogée sur moi et sur ma destinée par vous et par Adèle de Bachelier, dit que je ne vous épouserais pas et que, sur le tard de ma vie, je deviendrais quelque chose, et je serais payé des amertumes de ces temps de luttes et de misères. Vous la rappelez-vous?... Hélas! je ne vous ai pas épousée, mais je n'ai pas cessé de vous aimer. Marie est morte, et a emporté dans sa tombe notre espérance et notre bonheur à tous les deux, mais je vous suis demeuré fidèle. J'ai gardé mes voeux de chevalier de Malte de l'amour.
Voilà la dernière tendresse que je vous dirai, cette année; la première que vous aurez peut-être au jour de l'an et qui restera dans mon âme, - éternellement jusqu'au jour où je ne serai plus que poussière.
Votre Bâbe. "
Ce surnom Bâbe, que Barbey affectionne, est celui que lui donnait, alors qu'il parlait encore mal, le petit Raymond de Bouglon. Ce mot nous fait bien sûr penser à Bébé.
257 Correspondance, 24 février 1884.
258Correspondance, 12 mai 1877.
259Correspondance, 27 juillet 1885.
260Correspondance, 5 juillet 1887.
261 Narcissisme de vie, Narcissisme de mort. André Green, Editions de minuit, 1983. Page 241.
262 La mère morte, André Green: Narcissisme de vie, narcissisme de mort" Paris, Ed. de Minuit, 1983, p 222-253.
263 1988, N° 1, pages 214-255.
264 Cf. " Coeur étrange, il n'aimait que ce qui va mourir!
La femme qui partait lui semblait la plus belle ! " Disjecta membra, II, p. 251, Ed.La Connaissance, 1925.
265O.C. II, page 406.
266O.C.II, p. 581.
267pages 30-31 de Barbey d‘Aurevilly: ses idées, son oeuvre.
268O.C. II, page 933.
26923 février 1884, à Madame de Bouglon.
270Disjecta Membra, Edition La Connaissance, I page 42.
271Disjecta Membra, Edition La Connaissance, I page 68.
272Disjecta Membra, Edition La Connaissance, I page 165.
273 Antonia Fonyi : Figures de la mère absente in Colloque Barbey d'Aurevilly, 100 ans après, page 142.
274Antonia Fonyi : Figures de la mère absente in Colloque Barbey d'Aurevilly, 100 ans après, page 142.
275 fils!
276 et non pas que les pères, ni que les fils. Comparaison étrange...
277O.C. II p. 482.
278O.C. II p. 394-5.
279 O.C.II page 568.
280complément aux Memoranda, 1871, Pléiade, Tome II, p. 1569.
281complément aux Memoranda 1871, Pléiade, Tome II, p. 1569.
282O.C.II, page 72.
283 O.C.II, page 1193.
284Correspondance, 30 novembre 1864.
285Troisième Memorandum, 3 octobre 1856.
286 page 62.
287O.C.II, p. 72, Le plus bel amour de don Juan.
288Louis Corman : Narcissisme et frustration d'amour, page 30.
289 cf.Narcissisme de vie, narcissisme de mort, par André Green.
290 F. Dolto : L'image inconsciente du corps. Seuil, 1984, page 40.
Un exemple : Ainsi l'enfant d'Aracoeli ressemble-t-il à ses parents pour la plus grande joie de tous : "Mon teint, mes traits, c'est à elle que je ressemblais, tandis que la couleur de mes yeux me venait de mon père. (italien du Piémont). De ce temps où j'étais beau me revient à l'oreille une chanson douce () Et elle, pleine de joie, me la répétait, en me faisant sauter vers la lune, comme pour m'exhiber devant ma soeur jumelle, là-haut dans le ciel." Ou bien encore: "A toutes heures, il arrivait quelques beautés de passage, à mirar. Mais les beautés les plus belles, qui pouvait s'en targuer? moi! Du nez aux oreilles, du cuillo aux doigts de pieds, il n'était lieu de mon corps qu'elle ne jugeât parfait. () je ne doutais pas que j'étais beau: et peut-être l'étais-je en réalité, car en ce temps-là, je lui ressemblais, tout le monde le disait." Aracoeli, par Elsa Morante, Gallimard, page 151.
291Nous avons un bon exemple chez Balzac qui en fut clairement conscient. Il écrit à la comtesse Hanska: " Ma mère me haïssait avant que je fusse né. "La mère de Balzac a eu, après trois enfants qu'elle n'a guère aimés, un quatrième qui fut, lui, tendrement chéri : l'enfant d'un autre que son mari. Cela eut des répercussions très importantes sur toute la vie sentimentale de Balzac.( cité page 223, dans Louis Corman, Narcissisme et frustration.)
292La bagued'Annibal, O.C.I, p. 160.
293La bague d'Annibal, O.C.I, page 160.
294O.C.I, page 236.
295Allusion à Alceste, le Misanthrope, joué par Molière qui portait toujours du vert sur lui. ( Acte V, scène IV)
296Troisième Memorandum, 2 octobre 1856.
297 " Masque... il ne voulait pas que les hommes se réjouissent de l'avoir blessé, s'ils pouvaient le blesser encore. " La bague d'Annibal, O.C. II, p 162.
298O.C.I, p.160.
299Correspondance, 18 juillet 1835.
300Premier Memorandum, 10 octobre 1838.
301Correspondance, 1° novembre 1887.
302Ma soeur, ma douce soeur : Byron et Augusta, Joseph Barry, Ed. Albin-Michel, 1989 ; trad. Pierre-Eric Darmon.
303Vie de Byron, rééditée par la Bibliothèque nationale, page 8.
304Byron ou le génie de la malédiction page 283. Lamartine, dans la Vie de Byron qui fut publiée en feuilleton dans le Constitutionnel en 1865, rapporte ces paroles de 1810 environ : " Il me parlait souvent, dit le même témoin, de sa mère avec un sentiment d'amertume et d'aversion mal contenu. " Je vous dirai une fois pourquoi j'éprouve ce sentiment à son égard " lui dit-il un jour. Quelques semaines après, comme les deux jeunes gens se baignaient ensemble dans le golfe de Lépante, lord Byron montra à Lord Sligo son pied difforme : " Voyez, s'écria-t-il, c'est à sa fausse délicatesse, à sa pruderie, lors de ma naissance, que je dois cette difformité; et cependant, du plus loin que je me souvienne, elle n'a cessé de me le reprocher et de me railler là-dessus. Même peu de jours avant notre séparation, une des dernières fois que je la vis pour lui dire un adieu, dans un de ses accès de colère, elle prononça sur moi une imprécation, demandant au Ciel que je fusse aussi mal fait d'esprit que de corps. " Pour se faire une idée de son regard, de l'expression de sa physionomie, en racontant cette circonstance, il faut l'avoir vu dans ses plus violents accès. " Rééditée par la Bibl. nationale, page 45.
305 Quelle douleur dans cette synecdoque...
306 Page 64, journal du 22 mai 1811, in Lettres et journaux intimes, Albin Michel, 1987.
307 Byron : Lettres à Francis Hogson, 13 septembre 1811, in Lettres et Journaux intimes, page 72.
308En fait Pichot l'avait traduit par un masculin, mais c'est " she-bear ".
309Il est curieux aussi de constater que, en anglais, " porter " un enfant se dit " bear ", le même mot que " ours ". La psychanalyse aurait sûrement quelque chose à nous dire sur ces associations inconscientes. Ainsi " je suis né, je suis mis au monde " peut-il se traduire, si l'on veut, au niveau de l'inconscient, par " je suis oursé ". Peut-être est-ce une des explications du rôle de l'ours dans les contes symboliques très anciens sur la nature ? ou de l'ours qu'un petit câline ? L'ourse, (et l'ours?) allaite, lèche, caresse etc. Il ressemble à un humain par beaucoup de détails, mais ne le singe pas.
310Or l'enfant, les psychologues s'en rendent de plus en plus compte, est tout à fait apte à réagir sainement, et même à pardonner! Il ne réclame pas des parents parfaits, comme le souligne Winnicot.
" Si une femme est malheureuse de la vie qu'elle mène ceci induit chez elle une souffrance. Cette souffrance est considérablement exacerbée si elle ressent que celle-ci blesse l'enfant qu'elle porte ou dont elle s'occupe. Du côté de l'enfant, celui-ci est très attristé, non pas de la souffrance qu'éprouve sa mère mais de la tristesse de cette dernière, consécutive à la souffrance. L'enfant souffre de sa souffrance. L'expression de la souffrance de cette souffrance est variable et les symptômes peuvent aller du plus banal au très spectaculaire. Aider l'enfant dans ces circonstances, c'est d'abord faire appel à son désir de se mieux porter. Or l'enfant, tout petit, est un être d'altruisme, toute son attention est tournée vers sa mère. Soigner uniquement le symptôme qu'il nous offre, sans tenir compte du primum movens à l'origine du trouble, n'aura qu'un effet transitoire et entraînera de fréquentes rechutes. En revanche, traiter le symptôme en abordant la souffrance de la mère, souffrance de la souffrance dont je parlais à l'instant, c'est offrir à l'enfant la possibilité d'éviter la rechute, et aussi lui faire prendre conscience de la distanciation qu'il se doit d'établir en réciprocité entre sa mère et lui. () c'est souvent l'enfant, dans sa capacité d'aimer sa mère, et donc de lui faire confiance, qui offre le seuil de tolérance le plus ouvert. () L'enfant a les capacités du pardon. Il a la capacité de prendre sa mère telle qu'elle est vraiment, par amour pour elle, alors que la mère voudrait toujours se présenter à son enfant comme la mère idéale. "Maurice Titran, pédopsychiatre, dans Tout prévoir " N°241 pages 28-29.
311Oeuvres complètes de Byron, traduites par Pichot, page 370.
312Oeuvres complètes de Byron, traduites par Pichot, page 370.
313publié après sa mort, mais avec la date du 10 décembre 1831. Jacques Petit a retrouvé effectivement un premier jet datant de 1831 ( il a 23 ans) dans des notes de lecture et de cours. C'est l'ébauche des huit premières lignes, et d'un autre paragraphe.
314 O.C.I. page 3 Il s'agit ici du premier fragment dont on ait retrouvé l'ébauche et que Barbey a d'ailleurs intégralement conservé. Point important: le départ, le noyau de cette nouvelle.
315O.C. I page 20.
316 O.C. I page 4.
317page 6 : dès la seconde ligne où l'on parle d'elle, Hortense est dite deux fois belle.
318page 5 : dès la seconde ligne où l'on parle de lui, Dorsay est dit " beau ".
319 se reporter à ma thèse de troisième cycle sur " La mise en scène du masque dans dans les romans de Barbey d''Aurevilly. ".
320 il ne s'agit pas exactement de mise en abyme car ce n'est pas exactement une pyramide régulière : les éléments ne sont pas tous semblables, et certains sont, nous précise-t-il, chronologiquement concomitants; mais l'effet obtenu est le même.
321O.C.I p.6
322O.C.I page 11.
323O.C.I page 19.
324O.C.I page 20 : ce sont les derniers mots.
325 Comme l'explique Philippe Berthier dans son livre Barbey d'Aurevilly et l'imagination;
326O.C.I page 28.
327O.C.I page 32.
328O.C.II page 384.
329O.C.II page 391.
330O.C.II page 393.
331O.C.II page 397.
332O.C.II page 455.
333De nouveau, le thème de l'enfant conçu dans la passion.
334O.C.II p.472. Var. de 1835 : " belles encore, mais d'une beauté terrible, car entre chaque, il y avait le point noir... "
335O.C.II page 473.
336O.C.II page 482.
337O.C.II page 554.
338O.C.II page 603.
339O.C.II page 607.
340O.C.II page 610.
341O.C.II page 612.
342O.C.II page 1132.
343O.C.I page 140.
344O.C.I page 140.
345O.C.I page 140.
346O.C.I page 140.
347 O.C.I page 160-161.
348 O.C.I page 164.
349O.C.I page 180;
350 pages 150-1-2.
351O.C.I page 54.
352O.C.I page 57.
353O.C.I page 64.
354O.C.I page 132.
355O.C.I page 135.
356O.C.I page 206.
357O.C.I page 210.
358O.C.I page 213.
359O.C.I page 232.
360O.C.I page 222.
361O.C.I page 227.
362O.C.I page 233.
363O.C.I page 235.
364O.C.I page 236.
365O.C.I page 236.
366O.C.I page 237.
367O.C.I page 239.
368O.C.I page 245.
369O.C.I page 248. La description que donne Barbey est uniquement une description de vide et d'absence : la laideur est un des prestiges de Vellini, là, elle ne l'a même plus.
370O.C.I page 249.
371 " beau " au sens de dandy ; O.C.I page 250.
372O.C.I page 268.
373O.C.I page 273.
374O.C.I page 278-9.
375O.C.I page 285.
376O.C.I page 297-8.
377 O.C.I page 342.
378 O.C.I page 347.
379O.C.I page 383.
380O.C.I page 387.
381O.C.I page 408.
382O.C.I page 416.
383c'est le nom de la pêcheuse qui l'héberge.
384O.C.I page 470.
385O.C.I page 470.
386O.C.I page 473.
387O.C.I page 516.
388O.C.I page 520.
389O.C.I page 525.
390O.C.I page 537.
391O.C.I page 550.
392O.C.II page 140.
393O.C.II page 145.
394O.C.II page 161.
395O.C.II page 169.
396Même geste que Madelaine dans Dominique de Fromentin.
397En ce qui concerne les significations profondes de ces liens en forme de triangles semblables entre Marmor, Mme du Tremblay, Herminie et l'auditeur qui écrit, Mme de Mascranny et Sybille sa fille, voir " La mise en scène du masque dans les romans de Barbey d'Aurevilly" par M.Champeaux-Rousselot.
398O.C.I page 561.
399O.C.I page 562.
400voir le texte précis O.C.I page 543.
401O.C.I page 587.
402O.C.I page 590.
403O.C.I page 590.
404O.C.I page 593.
405O.C.I page 597.
406O.C.I page 597.
407O.C.I page 598.
408Autre moyen de survivre à la laideur : l'orgueil ou l'égoïsme, qui empêchent de se demander ce que pensent les autres ou si on pourrait leur apporter du plaisir.
409O.C.I page 604.
410O.C.I page 622.
411O.C.I page 606.
412O.C.I page 615.
413O.C.I page 616.
414O.C.I page 617.
415O.C.I page 631.
416O.C.I page 632.
417O.C.I page 635.
418O.C.I page 638.
419O.C.I page 638.
420O.C.I page 622.
421O.C.I page 639-40.
422O.C.I page 640.
423O.C.I page 642.
424O.C.I page 642.
425O.C.I page 645.
426O.C.I page 646.
427O.C.I page 651.
428O.C.I page 660.
429O.C.I page 665.
430O.C.I page 659.
431O.C.I page 691.
432O.C.I page 691.
433O.C.I page 724.
434O.C.I page 727.
435O.C.I page 728.
436O.C.I page 727.
437O.C.I page 741.
438O.C.I page 739.
439 O.C.I page 740.
440O.C.I page 750.
441O.C.I page 751. "alipan" est un mot ( bien expressif!) du patois normand qui désigne un soufflet.
442O.C.I page 756. Il y a presque là un peu de métaphysique. Le grotesque que Barbey choisit de peindre est celui du physique : il ne choisit pas des manies, ou des détails qui ne ressortissent pas de la laideur : c'est ce thème qui lui semble propice dans sa volonté de réalisme.
443O.C.I page 759.
444O.C.I page 76.
445O.C.I page 762.
446O.C.I page 769-70.
447O.C.I page 784.
448O.C.I page 778.
449O.C.I page 782.
450O.C.I page 782.
451O.C.I page 851.
452O.C.I page 789.
453O.C.I page 782.
454O.C.I page 789.
455O.C.I page 797.
456cf. ma thèse de 3° cycle sur le masque.
457O.C.I page 787.
458O.C.I page 788.
459O.C.I page 789.
460 O.C.I page 866.
461O.C.I page 866.
462O.C.I page 867.
463O.C.I page 868-9.
464Barbey le modifie pour le rendre plus significatif. Voir la façon de créer les noms, dont nous avons parlé également dans notre travail sur le masque.
465Jean Gautier : Barbey d'Aurevilly, ses amours, son romantisme. page 133, Ed. Tequi, 1961.
466O.C.I page 877.
467O.C.I page 880.
468O.C.I page 889.
469qui n'est pas sans rappeler celui de Germaine de Valombre, repris par Yseult de Scudemor ( en grec skia signifie ombre) La vallée de l'ombre, n'est-ce pas celle de la mort? Celle du Roncevaux où Barbey se sent si cruellement encore une fois "seul et inentendu", malgré ses appels déchirants ? (1°Mem. 21 septembre 1836)
470O.C.I page 934.
471O.C.I page 685.
472O.C.I page 917.
473O.C.I page 918.
474O.C.I page 921.
475O.C.I page 931.
476O.C.I page 939.
477O.C.I page 920.
478O.C.I page 948. Notons que c'était la couleur du salon de Mme de Bouglon.
479O.C.I page 1001.
480O.C.I page 1002.
481O.C.I page 1003.
482O.C.I page 1003.
483O.C.I page 1004.
484O.C.I page 991.
485O.C.I page 1011.
486O.C.I page 1022.
487O.C.I page 1034.
488O.C.I page 1065.
489O.C.I page 12O2.
490O.C.I page 12O5.
491 la dernière, selon Jacques Petit.
492page 30 O.C.II.
493cf. notre thèse sur le masque.
494O.C.II page 66.
495O.C.II page 72.
496O.C.II page 73.
497O.C.II page 75.
498O.C.II page 235.
499O.C.II.page 242.
500O.C.II page 249.
501O.C.II page 184.
502O.C.II page 192.
503O.C.II page 206.
504O.C.II page 207.
505O.C.II page 208.
506O.C.II page 211.
507O.C.II page 226.
508O.C.II p. 287.
509 O.C.I pages 653; 657.
510 O.C. I page 631.
511O.C.II page 350.
512Ce portrait, décrit par Barbey, censé représenter Marguerite de Ravalet, est attribué à Mignard, et se trouve toujours dans le château. Nous remercions vivement Madame Houivet pour tous ses renseignements et son entremise qui permit à M. et Mme J.M.Robin de visiter les lieux et de les photographier.
513D'ailleurs, il y a quelques ressemblances avec la fin de Parisina : traduit par Pichot, dans les Oeuvres complètes de Byron, pages 64-65: " ce fut dans ce moment que les feux de l'astre du jour éclairèrent les boucles pendantes de sa noire chevelure ; mais ce fut surtout sur la hache homicide que vint se réfléchir cette lumière, telle qu'un éclair menaçant. " (cf. Une page d'Histoire p 368 " Impossible à connaître dans le fond et le tréfonds de sa réalité, éclairée uniquement par la lueur du coup de hache qui l'entrouvrit et qui la termina, cette histoire fut celle d'un amour et d'un bonheur... ")
514O.C.II page 371.
515Voir en annexe 5 le texte ( du XVII°, mais réédité en 1894) dont s'est peut-être bien inspiré en partie Barbey. Les différences portent surtout sur le ton moral de l'histoire... Barbey a revécu-réécrit ce texte en le modifiant de façon très significative chaque fois.
516O.C.II page 371.
517Voir sur ce point Le singe nu, de Roy Lewis qui explique comment on a créé des lois qui prohibent ainsi ce qui est naturel, chez l'homme " animal ".
518O.C.II page 376.
519 cf un colloque sur ce thème.
520Je dois les plus vifs remerciements à Andrée Hirschi pour m'avoir considérablement facilité la tâche, en me donnant si aimablement le relevé complet des articles et leur ordre de parution, travail fastidieux et précis dans ce petit livre : " Barbey d'Aurevilly, journaliste et critique. Bibliographie ", par Jacques Petit et John Yarrow, Les Belles Lettres, 1959.
521 Premiers articles, (1834-52) publiés par Andrée Hirschi et Jacques Petit, Les Belles Lettres, Paris 1973. page 53.
522sic.
523 Premiers articles, (1834-52) publiés par A. Hirschi et J. Petit, Les Belles Lettres, Paris 1973 page 58.
524 Premiers articles, (1834-52) publiés par A. Hirschi et J. Petit, Les Belles Lettres, Paris 1973, page 67.
525 Mallarmé lui aussi a " donné " dans ce genre, ayant fondé, en 1874, une revue de mode qu'il rédigeait entièrement, sous le nom de Marguerite de Ponty et qui parut trois mois seulement.
526 10 nov. 1845, Revue de mode de Paris, dans Le Constitutionnel.
527 mercière.
528 parfumeuse et esthéticienne.
529 Premiers articles, (1834-52) publiés par A. Hirschi et J. Petit, Les Belles Lettres, Paris 1973 page 97.
530 Premiers articles, (1834-52) publiés par A. Hirschi et J. Petit, Les Belles Lettres, Paris 1973 page 97.
531page 672 O.C.II
532page 672. O.C.II
533page 699. O.C.II
534page 68O. O.C.II
535 page 684. O.C.II
536page 7O1. O.C.II
537 page 692. O.C.II
538page 692.O.C.II
539page 706. O.C.II
540 page 699. O.C.II
541page 718. O.C.II
542 Premiers articles, (1834-52) publiés par A. Hirschi et J. Petit, Les Belles Lettres, Paris 1973 page 109.
543 page 115, Les Bas-Bleus. Ed. Slatkine Reprints, Genève I968.
544 page 117, Les Bas-Bleus Ed. Slatkine Reprints, Genève I968.
545 page 262, Le XIX° siècle, Choix de textes établis par Jacques Petit,Mercure de France, 1966.
546 page 25 les Bas-Bleus. Ed. Slatkine Reprints, Genève I968.
547 page 290, Les Bas-Bleus Ed. Slatkine Reprints, Genève I968. Effectivement, ces années-là, on commençait à donner des preuves de l'inceste entre Byron et sa demi-soeur. Cependant, encore en 1865, Lamartine, dans Le Constitutionnel, écrivant la Vie de lord Byron, sur un ton assez moralisateur, dans un long feuilleton de septembre à décembre 1865, ignore pourtant Augusta, et ne la mentionne que vers la fin de sa vie, et en deux lignes : " cette soeur de père et non de mère, était Mme Leigh, qu'il voyait peu, mais qui fut constamment pour lui la plus raisonnable et la plus constante des amies. " page 115, réédité par la Bibliothèque Nationale, 1989. L'omission aurait été possible, mais ici Lamartine prend visiblement parti. Les avis, comme on le voit, étaient très partagés!
548 page 282 Le XIX° siècle, Choix de textes établis par Jacques Petit,Mercure de France, 1966.
549 page 2 Sensations d'Art, ed. Maison Quantin, Paris 1887.
550page 158 tome II,Le XIX° siècle, Choix de textes établis par Jacques Petit,Mercure de France, 1966.
551 page 213, Sensations d'art ed. Maison Quantin, Paris 1887
552 page 245, Sensations d'art. ed. Maison Quantin, Paris 1887
553 page 309, Sensations d'art. ed. Maison Quantin, Paris 1887
554page 234-5 Sensations d'art. ed. Maison Quantin, Paris 1887
555page 249, Sensations d'art. ed. Maison Quantin, Paris 1887
556page 338, Sensations d'art. ed. Maison Quantin, Paris 1887
557page 314, Sensations d'art. ed. Maison Quantin, Paris 1887
558 page 213 Sensations d'art. ed. Maison Quantin, Paris 1887
559page 315 Sensations d'art. ed. Maison Quantin, Paris 1887
560 page 248 Sensations d'art ed. Maison Quantin, Paris 1887
561 page 229 Tome II, Le XIX° siècle, Choix de textes établis par Jacques Petit,Mercure de France, 1966.
562 page 313 Littérature épistolaire O.H.
563 page 314 Littérature épistolaire. O.H.
564 page 258 Tome II Le XIX° siècle
565 page 263 Tome II, Le XIX° siècle, Choix de textes établis par Jacques Petit,Mercure de France, 1966.
566 page 279 Tome II. Le XIX° siècle, Choix de textes établis par Jacques Petit,Mercure de France, 1966.
567 page 25 Sensations d'art.
568 page 718 O.C.II
569page 731 O.C.II
570Correspondance générale, le tome I. Voir le graphique en annexe 6.
571 Correspondance générale, Tome I, page 27.
572 O.C. page 1169. Poème de 1834, publié dans Poussières.
573 O.C. p 1173 ; écrit en 1835, publié dans Poussières.
574 page 45 C.G. I.
575 page 160 O.C.Pléiade I.
576 censuré par nous !
577 page 59 C.G.I.
578 censuré par nous !
579 page 62 C.G.I.
580Lettres et fragments, Aubier, Ed. Montaigne. 1958 p 60.
581 page 756 O.C.II.
582 page 764 O.C. II.
583Dans O.C. il est écrit " infimes " mais c'est " intimes " qu'il faut lire à notre avis.
584 page 786 O.C.II.
585 page 786 O.C.II.
586 page 790 O.C.II.
587 page 803 O.C.II.
588 page 806 O.C.II.
589 page 812 O.C.II.
590 page 834 O.C.II.
591 page 853 O.C.II.
592 page 857 O.C.II.
593 page 858 O.C.II.
594page 858 O.C.II.
595page 860 O.C.II.
596 page 862 O.C.II.
597 page 862 O.C.II.
598une fleuriste.
599Peut-être s'agit-il de Paula.
600 page 897-8-9 O.C.II.
601 page 919 O.C.II.
602 page 955 O.C.II.
603 page 973 O.C.II.
604 page 977 O.C.II.
605 page 979 O.C.II.
606page 982 O.C.II.
607 page 997 O.C.II.
608 page 145 C.G.I.
609 page 135 C.G.I.
610 Lettres à Trebutien, Tome I page 69.
611 page 226 C.G.I.
612LT III p 189, 12 jan. 1855.
613Pourquoi? Ce n'est qu'alors qu'il peut oser les montrer ?
614 page 156 C.G. I.
615 page 25 C.G.II.
616 page 68 C.G.II. 11 mai 1846.
617 13 oct.. 1847. C.G.II.
618 page 176 C.G.II.
619 3 janvier 1853, Lettre à Trebutien. Cf. Bollon qui, dans son livre sur le masque, soutient que la réalité la plus vraie est celle qui est inventée.
620 page 29 C.G.III.
621page 95 C.G. III.
622 page 99 C.G.III.
623 page 242 C.G.III.
624 page 262 C.G.III 22 novembre 1853.
625 page 273, C.G.III 17 décembre 1853.
626 page 85 C.G.IV 5 août 1854.
627 page 158 C.G.III.
628Il est d'ailleurs, par parenthèse, très dommage qu'on n'ait pas les lettres de Trebutien : Barbey les détruisait-il au fur et à mesure de ses réponses? les a-t-il un jour détruites? Ce détail serait intéressant et révélateur, et les lettres de Trebutien nous auraient permis de mieux connaître les deux amis.
629 O.C. II page 1258 Pensées détachées: Fragments sur les Femmes, XXII.
630 page 196 C.G.III.
631 " La bouche au grand bec amoureux qui d'une oreille à l'autre allait " n'est pas celle de La Vallière mais celle de Marie Mancini : à l'époque où Bussy-Rabutin écrit L'Histoire amoureuse des Gaules, Louis XIV n'avait pas encore pour maîtresse Mlle de Lavallière.
632 page 290 C.G.III.
633 allusion à Marie de Guérin.
634 page 311 C.G.III.
635 O.C.II 28 septembre 1856.
636 4 octobre 1856 Troisième Memorandum.
637cité dans Omnia par Andrée Hirschi, Les Belles Lettres, Paris, 1978 page 107. Celle sur Monsieur Jacques est à la page 109.
638Toujours les mêmes sources, Barbey note son projet autour du personnage réel de Monsieur Jacques.
639Omnia par Andrée Hirschi, Les Belles Lettres, Paris, 1978 pages 110 sq.
640Omnia par Andrée Hirschi, Les Belles Lettres, Paris, 1978 pages 115 sq.
641Identique à celle que nous avions noté en fin d'introduction d'ailleurs.
642 Disjecta Membra, I page 37 et 39, Ed.La Connaissance, 1925
643L'auteur de ce livre est Madame d'Aulnoy, que Barbey prend soin, dans ses notes personnelles, de nommer " La femme qui a créé le Prince Gracieux ", ce qui prouve que Barbey a lu ses Contes, et particulièrement celui-ci.
644 page 241, C.G.V.
645 15 mai 58, Lettre à Trebutien.
646 On est bien loin du Collioures des Fauves, Matisse et Derain !
647 page 1078 O.C.II.
648 page 200 C.G.VI. 5 Janvier 1862.
649 4 juin 1863, C.G.VI.
650 O.C. I page 1099, 30 novembre 1864.
651 Barbey d'Aurevilly et l'imagination.
652 O.C.II page 1259, Pensées XXVII.
653 O.C.II page 1265, Pensées LVIII.
654 O.C. II page 1266, Pensées LIX.
655O.C.II page 1266 Pensées LX
657 C.G.VII.
658 " A Saint-Maur, 3 novembre 1872
Je ne vous ai pas répondu plus tôt, ce n'est pas que je boudais, mais pour cinquante raisons, les une que les autres meilleures. D'abord, je n'aime plus à écrire des lettres. Quand elles dépassent les trois lignes d'un billet, j'y suis gauche. Il faut s'intéresser à soi pour écrire des lettres, et je ne m'intéresse plus du tout à ma personne, ce qui prouve qu'il y a encore de l'égoïsme dans cette gueuse d'amabilité!" C.G.VII.
659C.G.VII. ( Seguin, N° 59 page 290). Voir ici en VIII.
660 C.G.VIII 25 janvier 1876, page 15.
661 C.G.VIII page 93, mardi 8 mai 1877.
662 C.G. IX 22 mai 1876. Ce buste de 1875 est exposé au salon de 1876, reproduit en VIII.
663 C.G.VIII page 105.
664 C.G.VIII page 111.
665Deux exemples :
"Mon cher Poète Dandy,
Vous m'avez écrit un chef d'oeuvre de lettre, - à mettre dans un écrin, - et j'y ai répondu par un chef d'oeuvre de silence que vous avez pu croire un chef d'oeuvre d'indifférence. Non, pourtant ce n'était pas cela! Je vous aime beaucoup; je pense à vous beaucoup, - mais je hais d'écrire à présent... La faute en est à cette Diablesse noire qu'on appelle la vie... Les lettres sont comme les glaces plus ou moins de Venise ( selon la plume qui écrit) et dans lesquelles on se mire toujours un peu. Moi, je ne me mire plus, quoique j'aie toujours une petite glace à la main, comme Sardanapale, qui ne me sert qu'à regarder, par-dessus mon épaule, les femmes placées derrière moi pour les surprendre ( puisque je n'ai pas l'air de les regarder) dans leur vérité.
Tel est mon triste cas épistolaire, qui sera le vôtre un jour, allez! maître Paul Bourget! Votre fatuité ne sera pas éternelle. Tout grand dandy finit par un grand dégoûté." C.G.VIII page 111, 19 décembre 1877
Ainsi charge-t-il Georges Landry le 10 octobre 1878 d'une lettre...orale pour Charles Hayem:
" Mon article sur Michelet a transpercé le coeur de Charles Hayem.. Il m'a écrit une lettre émue qui m'a ému. Dites-le lui, et ajoutez que je lui écrirai.
Je hais tant d'écrire que je me mesure cette absinthe et que je n'écris que deux lettres par jour. A la troisième, je meurs." Lui l'ancien esclave de la maîtresse rousse, comparer ainsi le fait d'écrire à une absinthe amère!
666C.G.VIII page 137, 29 décembre 1877.
667 C.G.VIII page 147, le 5 février 1878.
668 C.G.VIII page 186.
669 C.G. VIII page 218, courant 1879.
670 C.G.VIII page 253, 10 novembre 1880.
671reproduit ici en VIII.
672 C.G.VIII page 271.
673cf. ici V-2.
674Ah! L'Anglais de Barbey !
675C.G.VIII page 276, le 23 février 1881.
676Et pourtant c'était peut-être seulement déjà l'oeil d'un journaliste impressionniste!
677Barbey a en effet écrit les Quarante médaillons de l'Académie, oeuvre pleine de critiques violentes et excessives... sur les quarante, oui, les quarante, tous, pas un de moins, académiciens...
678Barbey d'Aurevilly, Lettres et fragments, Aubier, Ed.Montaigne, 1958, qui cite également le fragment des Camées parisiens, qui effectivement nous trace le portrait d'un jeune premier!
679 article du 8 octobre 1882, dans Le Figaro.
680 C.G. VIII, 23 octobre 1882.
681 C.G. VIII après le 14 novembre 1882, mais sans date.
682 C.G.VIII.
683 C.G. VIII.
684 C.G. 11 octobre 1882.
685 C.G. 8 octobre 1883.
686 C.G. 24 février 1884.
687 C.G. 1° juillet 1885.
688 C.G. 1885.
689 C.G. 13 octobre 1885, à Louise Read.
690 C.G. Noël 1887, à Armand Royer. Barbey fait allusion à une chanson de Béranger : " Bonsoir"
" Comme ils sont loin, les feux de notre aurore!
Mais ces hivers ont eu leurs jours de fête."
Chansons de Béranger, anciennes et posthumes,Garnier
691 C.G. 30 décembre 1887 à Madame de Bouglon.
692 C.G. 1887.
693 C.G. 1° novembre 1887.
694 C.G. 4 novembre 1887.
695 " il était laid, et aurait été vulgaire... " O.C.I page 889.
696 tous ces vers sont cités page 1602 O.C.II
697 O.C.I p. 939
69828 février 1844
699Lettre à Trebutien, 24 avril 50. page 152 C.G.II
700 Premier Memorandum 6 octobre 1836
701 Deuxième Memorandum 25 décembre 1838.
702 O.C. I page 268
703 O.C.I page 268
704Troisième Memorandum, 29 septembre 1856.
705 Salon de 1765, Tome II page 205.
706 Salon de 1765, Tome II, page 966.
707Lettre à Trebutien, 7 juin 1850
708Troisième Memorandum, 28 septembre 1856
709article publié dans le Pays, le 4 septembre 1860, à propos d'un livre de Duranty :Le malheur d'Henriette Gérard.
710O.C.I page 918
711O.C.I page 889
712 12 février 1834, in Vie et poésies de Joseph Delorme
713cité page 40 dans Barbey d'Aurevilly : L'Amour de l'art, ed. Séguier, 1993, sous la direction de J.F.Delaunay.
714 Si avec un peu d'imagination, supposant que Barbey pense à son propre cas, nous traduisions pour Barbey, parallèlement, en ce qui le concerne lui-même, cela donnerait : sa famille ne l'a pas préservé en préservant les traditions du berceau, et en surveillant sa jeunesse : en somme Barbey rejette sur la famille la responsabilité de ses erreurs politiques de jeunesse. " surveillance de la jeunesse " se comprend assez bien: sa jeunesse aurait dû être surveillée pour qu'elle ne s'égare pas politiquement. Mais l'expression les traditions du berceau ne semble guère propre : on dirait plutôt " traditions dès le berceau " que Barbey aurait pu sucer avec le lait, mais c'est pourtant plus tard que l'enfant apprend les traditions politiques d'une famille.
C'est pourquoi devant ces drôles de tournures, il me semble qu'il ne s'agit pas ici de traditions politiques mais d'un autre genre de traditions : ce pourrait être celles que les parents " normaux " respectent autour du berceau du bébé, l'entourant de soins attentifs alors comme plus tard. En somme Barbey nous dirait que sa jeunesse n'a pas été assez surveillée : que ses parents n'ont pas respecté leurs devoirs autour du berceau. Ce qui se comprend fort bien si on se reporte au jour de sa naissance.
Ce serait encore nettement plus clair si on prenait ceci pour un chiasme et qu'on lisait : " ceux qui ne se révoltent pas contre les parents, (Bonald et de Maistre, par exemple), sont ceux qui furent préservés par la surveillance du berceau et par les traditions de la famille et par l'élévation de la pensée ". Leur structure psychologique est harmonieuse avec celle des parents: ils se sentent aimés et tenus en même temps, protégés, surveillés, et élevés. De cette façon alors, même entourés d'idées néfastes qu'ils rencontrent dès les premiers pas, ils ne se laissent pas envahir par des suppositions et des idées, conscientes ou inconscientes qui affaiblissent leur image ou démolissent celles des parents. Et leur jeunesse invulnérable -alors, grâce à ce bouclier parental intériorisé - peut donc traverser sans problème ni tentation tous les problèmes de l'enfance et de la jeunesse... en somme Barbey rejette sur la famille ses propres comportements de fuite.
La maladresse des tournures viendrait de tensions inconscientes qui évitent le lapsus.
715 Barbey semble heureux de s'être converti, tard, mais tant pis, et de ne plus ressembler à un Chateaubriand dont il suspecte la qualité de la conversion !
716 Lettre à Trebutien, 4 septembre 1856.
717 page 646, annexe 1.
718 Barbey nous glisse une confidence indirecte sur son enfance. " Les hommes, en effet, ne s'intéressent qu'à ceux qui leur ressemblent () les enfants seuls font exception, parce qu'ils ont la naïveté et la foi de l'enfance. Ils croient tout ce qu'on leur raconte, ogres ou fées, mais ce sont là des contes et non des romans! ". page XVIII Introduction au livre de Péladan, Le vice suprême (histoire d'une princesse d'Este, très belle, mais très dépravée, sensuelle, mais froide, et cruelle, aguichante, mais ne se donnant jamais. Barbey en écrit la préface. Il loue tout, mais fait une grosse réserve sur les dons magiques d'un des héros qui affaiblissent considérablement la valeur réaliste de l'histoire de Péladan. Ce qui montre bien en fait comment Barbey entend en fait la sorcellerie et le mystère dans ses romans: rien de magique, tout dans l'humain. Or Péladan veut faire croire que ce qu'il écrit là est un roman, cf. la réflexion de Barbey sur la réalité de ce qui se passe en Jeanne-Madelaine dans l'Ensorcelée.)
Dans le Des Touches, page 865 O.C.I, un enfant aussi a écouté et dans l'histoire, il a retenu et cherché le mystère qui n'était que légèrement suggéré par Barbey.
Dans Le Dessous de cartes d'une partie de whist, page 134, O.C.II sans doute peut-on prendre pour une confidence personnelle ce souvenir du narrateur : " Ma puberté s'est embrasée à la réverbération ardente de toutes ces jeunesses inutiles ". " Mes treize ans ont rêvé tous les dévouements les plus romanesques devant ces jeunes filles pauvres. " : l'adjectif romanesque est à prendre aussi au sens le plus littéraire: digne d'être transcrite en roman. Comme dans Des Touches ou Le Dessous, un enfant se met à rêver et à avoir envie de savoir la vérité ou de bâtir sa vérité.
719Barbey d'Aurévilly, par Octave Uzanne, Paris, La cité des Livres, 1927, page 17
720Oeuvres complètes de Byron, traduction de Amédée Pichot, ed. Garnier Frères, 1823.Cette édition a été constamment remaniée ; celle dont nous nous servons ici est de 1869.
721Oeuvres complètes de Byron, traduction de Amédée Pichot, ed. Garnier Frères, 1869, page 15
722Vittorio Alfieri Ma Vie Ed. Gerard Lebovici 1989
723cf. Barbey critique par Jacques Petit page 726 : Le premier " carnet de notes " inédit de Barbey.( sans doute 1831-32)
724Cf. Une vieille maîtresse
725 Les évolutions psychologiques se font "en famille"...
726qui fut leur ami à tous les deux, et peut-être plus facilement et durablement de Léon que de Jules...
7272 octobre 1856 Memoranda.
728 pages 20-21 Barbey d'Aurevilly, ses idées, son oeuvre, Paris, Bloud et Cie, 1910.
729Oeuvres posthumes, III " Du commerce du monde " 1668 p 158
730Cité page 1600 O.C.II
731Lettre à Trebutien, 9 juillet 1856
732 Lettre à Trebutien, Pentecôte 1856
733 Lettre à Madame de Bouglon, 4 septembre 1856
734Cf. la partie sur les réactions de révolte et de fuite etc. II-2
735cité par F.Laurentie, dans Barbey d'Aurevilly, Lettres et Fragments. page 63
736 La Bague page 165
737cité page 41 dans Barbey d'Aurevilly, L'Amour de l'art, Ed.Seguier, 1993, sous la direction de J.-F. Delaunay
738page 42 dans Barbey d'Aurevilly, L'Amour de l'art, Ed.Seguier, 1993, sous la direction de J.-F. Delaunay
739p. 264 O.C. I
740 Correspondance 1856
741il note avec amusement dans les Disjecta membra les caractéristiques des Chevaliers de Malte selon Guy Patin ( un libre penseur du XVIII° siècle), et en plaisantera souvent d'une façon similaire, tout en se surnommant ainsi lui-même, parfois non sans sérieux : " Guy Patin est le modèle du libre penseur du XVII° siècle ? C'est lui qui fait ce portrait charmant des Chevaliers de Malte : Gens fort simples, fort innocents et fort chrétiens, gens qui n'ont rien de bon que l'appétit, cadets de bonne maison qui ne veulent rien savoir, rien valoir, mais qui voudraient bien tout avoir. Au reste, gens de bien et d'honneur, moines d'épée qui ont fait trois voeux de pauvreté, de chasteté et d'obédience. Pauvreté au lit: ils couchent tout nus et n'ont qu'une chemise à leur dos, chasteté à l'église où ils ne baisent pas de femmes. Leur troisième voeu est l'obéissance à table. Quand on les prie d'y faire bonne chère, ils le souffrent ; ils mangent après qu'ils sont saouls, d'une cuisse de perdrix, puis du biscuit en buvant par dessus du vin d'Espagne du Kosotis et du populo avec des confitures et de la pâte de Gênes, et tout cela par obéissance, ô Sanctae gentes! " page 68, tome 1, dans l'édition de la Connaissance.
Humour, ironie! Barbey se qualifie souvent ainsi. Voir aussi les plaisanteries de ses compagnons de " beuverie ".
742cité par J Petit dans O.C. I p. 1302.
743O.C.I page 1302
744Ryno, nous dit-il, avait presque quarante ans quand il connut Vellini, et Barbey n'a connu sa Vellini que vers 1844-1845, à 36 ans environ. Il semble qu'il ait connu Louise déjà mariée, ou presque.
745cité par J.Petit, I p 1304
746Bien des textes de Byron qui critiquent la foi religieuse viennent aussi sans doute de l'intensité avec laquelle il vivait ces questions. cf. Caïn, La Terre et le Ciel, par exemple, qui posent de vrais problèmes, avec une véritable angoisse.
74718 septembre 1836, Premier Memorandum.
748 page 646 tome II
749 Fragment consacré à Armance du Vallon, O.C.I page 1248.
750Un problème qu'on trouve également dans Byron : Pichot dans son Byron page 123 fait allusion au Mystère de Caïn : la plupart des arguments de Caïn et du Diable contre la Providence restent sans réponses. Aussi déclare-t-il qu'il manque parmi les interlocuteurs un ange théologien pour éclaircir, sinon pour résoudre la question... Page 134, Pichot résume la Vision du Jugement qui est, selon lui, un " véritable blasphème " : " La faiblesse se livre à de lâches gémissements. L'orgueil impie, au lieu de rendre hommage à la Toute-Puissance, expire la malédiction à la bouche; le juste, fort de sa foi et d'une consolante espérance, se résigne et bénit le ciel. - Une mère... Ah! le délire de sa douleur maternelle sera sans doute son excuse;- une mère, ayant vainement imploré le salut de son fils, laisse échapper, à la vue de la mort qui va les frapper tous deux, une plainte au lieu d'une prière. " Mais Pichot ne contredit pas non plus Byron....
751Correspondance III p.29
752Lettre à Trebutien, 1° septembre 1853
753Lettre à Trebutien, 1° octobre 1851
754 Le refuge auprès d'un Dieu qui est censé distribuer avec injustice la laideur, et qu'on doit accepter sans comprendre est parfaitement métaphorisé, à notre avis, dans... le dessin animé de Walt Disney, The ugly duckling, qui plaît tant aux enfants : le vilain petit canard se réfugie auprès d'un grand canard coloré et sympathique, qui, croit-il, lui répond, semble bien jouer avec lui et le câliner, jusqu'à ce que finalement, il le pique violemment à la tête... : c'était un appelant en bois peint, l'air vivant, mais jouet des vagues. Véritable trouvaille théologique et philosophique !
755 Correspondance, 1°octobre 1851.
756Bas-Bleus, page 115, Palmé, 1878, mais écrit en 1855
757 Bas-Bleus, page 286, Palmé, 1878, mais écrit en 1868
758O.C. I p 784
759Chez Byron, même critique du kalos kagathos trahi : il se moque même du faux-platonisme qui, hypocritement, prétend tenir la beauté des corps pour rien à côté de l'Idée de la Beauté, et ironise sur Socrate lui-même :
" Or nous avons beau savoir depuis longtemps que les visages trompent et ont toujours trompé; eh bien! Ces visages font plus d'impression que les meilleurs livres.
Aurora, qui préférait les livres aux visages, était très-jeune, quoique très-sage, et admirait plus Minerve que les Grâces, surtout dans une page imprimée. Mais la vertu elle-même, avec ses corsets les mieux lacés, n'a pas la cuirasse naturelle de la rigide vieillesse, et Socrate, ce modèle de toutes les perfections, avouait qu'il avait un penchant, (modéré il est vrai) pour la beauté.
Les jeunes filles de seize ans sont encore socratiques, mais innocemment comme Socrate. En effet, si le sublime philosophe de l'Attique avait à soixante et dix ans des velléités telles que celles dont Platon fait mention dans ses dialogues dramatiques, je ne vois pas pourquoi on les blâmerait dans des vierges, - modestes d'ailleurs.Observez bien mon éternelle restriction, car c'est là mon sine qua. (Don Juan Chant quinzième LXXXIV sq.)
760Louis Baladier: Le dandysme, mode ou révolte? in L'Ecole des Lettres N° 11, du 15 mars 1984
761A.Ferran, L'esthétique de Baudelaire, Librairie Nizet, 1968, p.63
762 page 84, Le Dandysme, par Patrick Favardin, et Laurent Boüexière Ed. La manufacture 1988
763 et l'on a vu effectivement comme le père de Barbey était absent affectueusement de la vie de Jules ou présent seulement comme un obstacle à cette même vie affective.
764Page 83, Le Dandysme, par Patrick Favardin, et Laurent Boüexière Ed. La manufacture 1988
765Lire à cet égard l'article d'Antonia Fonyi : Le dandy aurevillien, dans le mystère de l'histoire aurevillienne, in L'Ecole des Lettres, N°7, du 15 janvier 1891, qui corrobore elle aussi et la réalité contestataire du dandysme de Barbey, et son opposition aux valeurs ( ou non-valeurs) de l'absence paternelle, le tout dans sa relation à l'Histoire de France, à travers le thème du sang.
766... et d'ailleurs de toutes les injustices qui lui semblaient irrationnelles " Pourquoi tous les hommes ne sont-ils pas chrétiens? Ou pourquoi quelques-uns le sont-ils? Si des hommes peuvent être sauvés à Tombouctou, à Ohateite, en Terra Incognita, qui n'ont jamais entendu parler ou qui n'ont jamais rêvé de la Galilée et de son Prophète, le christianisme es sans utilité. S'ils ne peuvent être sauvés sans celui-ci, pourquoi tout le monde n'est-il pas orthodoxe? Il me paraît un peu cruel d'envoyer un homme prêcher en Judée et de laisser le reste du monde - nègres et je ne sais quoi- dans une obscurité aussi sombre que leur peau, sans un rayon de lumière pour les guider vers les sommets...() Dieu () assurément, s'il était venu, ou s'il avait envoyé quelqu'un se serait fait connaître à toutes les nations et se serait voulu compréhensible par tous. " Gilbert Martineau : Lord Byron, la malédiction du génie. Ed. Taillandier 1984, page 76 sq.
Il prononce même le mot de secte pour toutes les religions.
" La base de votre religion est l'injustice: le fils de Dieu, pur, immaculé et innocent, est sacrifié pour tous les coupables. Cela prouve son héroïsme, mais n'efface pas la culpabilité de l'homme, pas plus qu'un écolier s'offrant pour être fouetté à la place d'un autre ne disculpe l'idiot de sa faute et n'empêche la correction. Vous dégradez le Créateur, en premier lieu, en faisant de lui un producteur d'enfants, ensuite vous le transformez en bourreau d'un Etre immaculé et blessé, envoyé sur terre pour souffrir la mort au profit de millions de coquins, lesquels, tout compte fait, sont peut-être promis à la damnation. " Gilbert Martineau : Lord Byron, la malédiction du génie. Ed. Taillandier 1984, page 80
767page 208-209 Tome I Oeuvres complètes de Byron, ed. Garnier Frères, 1869
768Byron: Oeuvres complètes, tome IV, page 161 sq. Ed.Garnier frères,1869
769C'est pourquoi je pense que la contrepartie, et le retour d'Arnold auprès de la mère, - dans quel état, - se seraient faits dans une scène finale qui bouclerait la boucle de la révolte soit dans le repentir, ou comme d'habitude, dans l'impénitence ! Pichot pressent la même tournure : page 141, dans sa traduction des Oeuvres complètes de Byron, à propos de La Métamorphose du bossu : " On croit qu'il réserve toute l'amertume de son ironie pour empoisonner le bonheur d'Arnold quand il se croira heureux. Malheureusement, le poème est resté incomplet.; qui oserait, d'après un fragment, deviner tous les développements que Byron eût donné à cette idée originale? "
770ceci montre bien qu'on peut être un Socrate quelle que soit la forme de son corps : on peut être aimé pour autre chose que son corps, et rendre même ainsi désirable les plaisirs de l'amour dans un corps laid.
771ironie terrible : le laid doit être " philosophe " au sens de résigné ! Arnold est beaucoup moins profond que le diable, et ne se rend pas compte qu'il échange ainsi des valeurs périssables et légères alors qu'il aurait pu prendre les valeurs les plus durables, et les plus hautes. " Je ne suis pas né " : accusation indirecte aussi contre la naissance qui donne forme et destin au nourrisson. Refus aussi, de mauvaise foi.
772page 372, Oeuvres complètes de Byron, tome IV Ed.Garnier frères, 1869
773 ironie du diable!
774D'autres artistes ou écrivains se précipitent ainsi dans des dangers pour échapper à la nécessité de choisir consciemment et raisonnablement quelque chose qui leur semble au dessus de leur forces, et la mort presque cherchée a parfois interrompu l'oeuvre prématurément. Thème qu'il faudrait creuser, d'autant plus que, parfois, une mort prématurée les a empêchés d'être connus pour une oeuvre abondante.
786Rohmer le constate et le justifie presque lui aussi : " Avez-vous remarqué comment la beauté des images de Goethe ou de Balzac, pour en rester à mon exemple, a pour fondement une idée scientifique qui fait sourire nos modernes, le sentiment d'une affinité entre les corps et les esprits, puérile dira-t-on, mais qui garde des racines si profondes dans notre croyance, qui a si fort marqué notre langage que je ne saurais blâmer le cinéma de lui donner, par un recours tout simple à l'évidence, comme un nouvel et irréfutable fondement? " ( Le goût de la Beauté, Collection Champs Contre-champs, chez Flammarion, 1989, page 91)
787 article sur Eugénie de Guérin, de 1855, repris dans Les Bas-Bleus.
788 O.C.II, p. 107 Le bonheur dans le crime.
789 Premier Memorandum, 4 décembre 1836, O.C.II p.786.
790 voir son portrait ici en VIII
791 O.C. II Ce qui ne meurt pas, page 388.
792page 140 O.C.II.
793page 587 O.C.I.
794page 639 O.C.I.
795page 721 O.C.I.
796 O.C.II page 206.
797Ed. Rivages /Histoire 1988.
798page 36, dans Histoire du visage, par J.J.Courtine.
800page 43, dans Histoire du visage, par J.J.Courtine
801rien
802Sennett Les tyrannies de l'intimité, Paris, Seuil, 1979, page 29.
803J.Taxil, L'astrologie et la physiognomonie en leur splendeur, Tournon, 1614, page 6.
804page 49 par exemple. Histoire du visage
805 G.B.della Porta, idem, page 403.
806Physiognomonie céleste, Naples, 1603, page 1 : son introduction.
807Les parents de Jules sont nés en 1785 et 1787.
808 on se demande pourquoi pas trois!
809Eléments d'anatomie à l'usage des peintres, Paris 1888 page 6.
810cité par J.J.Courtine, page 154 dans Histoire du visage.
811lire Les fondements de l'eugénisme, Jean-Paul Thomas, PUF Coll. Que sais-Je, 1995.
812M Perrot Histoire de la vie privée, tome IV, page 416.
813Beauté Laideur: l'esthétique corporelle en question. Un essai de sémiologie historique ( France XVI°-XVIII° siècles). Paris V, 1985.
814 Balzac, Ed.Pléiade, 1955, Tome VII, page 448.
815Byron lui aussi, raconte Pichot, a dit quelque part que de " belles mains sont des preuves d'aristocratie ". Introduction aux oeuvres complètes page 97.
816cf. Ursule Mirouet, Pléiade, III p 328.
817cf. Lettres d'un voyageur, Paris, Garnier-Flammarion, 1971 page 208.
818page 50 Introduction aux Oeuvres complètes de Byron, 1869.
819Correspondance I p.12
820 cette variante cf.O.C.II page 712 a été supprimée.
821Cité page 1446 Pléiade O.C. II ; en fait dans les Disjecta membra, Ed.La Connaissance, 1925
822article sur Paul Delaroche, publié le 2 mai 1857 dans Le Pays.
823 fin de l'article.
824 dans un article à propos de La Correspondance inédite du Roi Stanislas-Auguste Poniatowski et de Madame Geoffrin, publié le 3 août 1875.
825 Disjecta membra, II, p.184. Ed.La Connaissance, 1925
826Le Dessous de cartes, O.C.II page 141.
827Voici quelques livres au titre significatif dont il fait le compte-rendu dans des journaux :
-4 février 1852, dans Le Pays : Etudes de médecine générale.- de l'influence du matérialisme sur les doctrines médicales. par Tessier. Repris dans O.H. I, page 361.
-16 novembre 1875 dans Le Constitutionnel : " Ouvrage posthume de Philarète Chasles ". Psychologie des nouveaux peuples. repris dans O.H. XV page162.
-6 juillet 1883, dans Le Constitutionnel et Le Pays : Les névroses, par M.Rollinat. ( repris dans O.H. XI, page 331)
-15 juillet 1878 dans Le Constitutionnel: Laide, par Mme J.Lamber. Non repris
828 lire dans O.C.II les Memorandum suivants: le 1° octobre 1836 par exemple, page 759 ; celui du 16 février 1838 p. 872 ; du 21 juin 1838 pages 933-4.
829Correspondance I p.68, le 6 mai 1843.
830(de Brummell)
831cité dans les Notes sur Le dandysme, O.C. II p. 1426.
832Lettre à Trebutien, le 21 juillet 1850.
833 Le Dessous de cartes, p. 154.
834Le Dessous de cartes, p.156.
835est-ce trop que de noter ce double emploi de " caisse " lorsqu'on connaît la fin du récit?
836page 155 O.C.II.
837voir ma thèse sur le masque.
838Lettre à Trebutien, 2 avril 1855.
839 ici en III- 3.
840Corr. IV, p.290, 28 octobre 1855.
841Corr. IV, p.311, 27 novembre 1855.
842 Bas-Bleus.
843 La genèse de la poétique physiologique de l'Ensorcelée, in L'Ecole des Lettres, N° 14,p. 138.
844 cf.Tereza, dans L'insoutenable légèreté de l'être, de Kundera, Folio, 1989, a elle aussi des relations difficiles avec son propre corps, comme s'ils n'étaient pas un. Cf. : pages 66, 74, 201.
Elle a soudain envie de renvoyer ce corps comme une bonne () qu'il s'en aille ce corps. "
845 Brian G.Rogers : La genèse de la poétique physiologique de l'Ensorcelée, in L'Ecole des Lettres, N° 14, page 136.
846Ce gouffre de feu, la femme, par Wanda Bannour, in L'Ecole des Lettres, N°7, 15 janvier 1891.
847O.C.II Le Rideau, page 30.
848 O.C. II p.62 Le plus bel amour.... Ce Ravila Don Juan, porte les prénoms de Barbey !
849 O.C.II p.72 Le plus bel amour... La mère la dit laide, mais l'aime : grosse différence avec les parents de Barbey : reproche implicite.
850O.C.II p.91-2 à propos de la naissance de la deuxième comtesse de Savigny.
851O.C.II page 234
852Sensations d'art, page 326.
853Disjecta membra, II page 207, Ed.La Connaissance, 1925.
854O.C.II page 233
855 voir ici en VI sur ses conceptions de l'art
856 Sensations d'art, page 213
857Sensations d'Art : page 234-5 ; cf. ici III
858Disjecta membra, Tome I, page 231, Ed.La Connaissance, 1925.
859Ed.Denoël, 1991, page 274.
860idem, Ed. Denoël, 1991, page 275.
861O.C.I page 669.
862cité par P.Favardin Le dandysme, page 65.
863P.Favardin, Le dandysme, page 79.
864Premier Memorandum, 6 dec.. 1836 p.790.
865Premier Memorandum, 5 octobre 1836.
86621 rue Cujas, Paris V°, tel 40-51-72-05.
867paru dans United States Lines Review, en 1962.
868imprimé pour l'exposition Splendeurs et misères du dandysme, organisée par la mairie du 6° arr. de Paris, en 1986.
869 L'Ecole des Lettres, n° 7, 15 janvier 1991.
870 Le dandysme, in La Revue des Lettres modernes n°14, pages 143 sq.
871 Baudelaire, Art romantique, Ed. J.Crepet, 1925, p 88.
872 L'Ecole des Lettres, n° 7 15 janvier 1991.
873Revue des lettres modernes N°14, page 143 environ.
874 cf. La crise de la conscience catholique dans la littérature et la pensée française à la fin du XIX° siècle, Paris, Klincksieck, 1975.
875 Baudelaire: La Fanfarlo.
876Cf. le poème baroque de Pierre de Marbeuf " Celui qui craint les maux qu'on souffre pour aimer... "
877Le dandysme, Edition La Manufacture, 1988.
878page 41.
879Voir la description de Henri de Marsay par Balzac: " remarquable surtout par sa beauté de jeune fille, beauté molle et efféminée, mais corrigée par un regard fixe, calme et fauve, et rigide comme celui d'un tigre. " Balzac: les Illusions perdues, Coll. Pléiade, page 227.
880O.C.I page 782.
881Favardin, Edition La Manufacture, 1988, page 88.
882 Correspondance 20 juin 1856.
883Lettre à Trebutien, 12 décembre 1844.
884Lettre à Trebutien, 20 octobre 1850.
885donc... le 1° novembre 1850 (!).
886Baudelaire : L'Art romantique.
887page 1255 O.C. I.
888 page 1434 O.C.II.
889Correspondance, Tome IV, page 190, 27 mars 1855.
890Voir Barbey : Brummell et le dandysme, in L'école des Lettres, N°11, du 15 mars 1884.
89119 décembre 1877.
892On trouverait encore beaucoup d'autres détails qui confirment cette évolution. Par exemple dans Germaine, Margherita est dite " la plus originalement belle de nous toutes. " Dans Ce qui ne meurt pas, cet adverbe est supprimé. Etc. L'originalité n'est plus une valeur en soi.
893cf. Byron: " On se ment encore plus à soi-même qu'aux autres. " cité par Gilbert Martineau dans Lord Byron, la malédiction du génie, en page de garde.
894 Les Contemporains, 1902 Ed. Société française d'imprimerie et de librairie, 16° édition.
895Jules Lemaître Les Contemporains, 1902, Ed.: société Française d'imprimerie et de librairie, page 59.
896Du dandysme p 710, O.C. II.
897Il est des livres qui devraient être publiés en l'état originel, puis avec les modifications selon les années : sinon, quand on les lit sans que les modifications soient datées, la personne réelle de l'auteur se noie dans le flou de dessins successifs superposés, parfois contradictoires, et le lecteur qui cherche à faire une synthèse se trompe forcément.
898 Louis Baladier donne par exemple cette analyse éclairante de Wilde: " La rhétorique de Wilde dans ce roman repose sur la dialectique d'une thèse dandy : la supériorité de l'individu qui fait de sa vie entière une oeuvre d'art, refusant toute croyance et tout sentiment susceptible de gêner sa jouissance, recherchant systématiquement la sensation pure et l'aventure inédite ; et la contrepartie de cette thèse: la ruine intérieure que provoque la quête incessante et obstinée du plaisir. " Oscar Wilde : le portrait de Dorian Gray in L'Ecole des Lettres N° 11
899Disjecta membra, tome II, page 177, Ed.La Connaissance, 1925.
900cité par Jean Gautier dans Jules Barbey d'Aurevilly, page 241.
901cf. ici VI sur l'esthétique.
902 Il se demande s'il y a quelque chose de sincère dans son oeuvre et accepte d'être avant tout étonné par cet homme étonnant.
903Jules Lemaître Les Contemporains 1902 Ed.: société Française d'imprimerie et de librairie, page 60.
904Correspondance, Tome I, 17 nov. 1844, page 213.
905Sa première vocation, dit-il, était l'armée.
906Edition Seuil, 1990.
907cité par P. Bollon page 198.
908cf. notre thèse Le masque dans les romans de Barbey d'Aurevilly.
909 Le Pays, 13 juillet 1853.
910Correspondance III, p. 207, 3 mai 1853.
911Le pays 18 juillet 1856.
912Article refusé au Pays, 1857, cité au Tome II p.371 Le XIX° siècle, Choix de textes établis par Jacques Petit,Mercure de France, 1966. Les vers sont de Baudelaire.
913publié le 7 juillet 1873.
914Article sur Les Mémoires de Philarète Chasles, 31 octobre 1876, dans Le Constitutionnel.
915Lettre à Trebutien, 3 mai 1853.
916Le 3 novembre 1872, lettre à Saint-Maur : " je ne vous ai pas répondu plus tôt, ce n'est pas que je boudais, mais cinquante raisons, les unes que les autres meilleures. D'abord, je n'aime plus à écrire des lettres. Quand elles dépassent les trois lignes d'un billet, j'y suis gauche. Il faut s'intéresser à soi pour écrire des lettres, et je ne m'intéresse plus du tout à ma personne, ce qui prouve qu'il y a de l'égoïsme encore dans cette gueuse d'amabilité ! "
917page 69, Disjecta membra Ed. La Connaissance, 1925.
918Cf. ses réactions devant les portraits qu'on fait de lui.
919 cf. sa lettre du mardi 6 novembre 1877 où il explique pourquoi un livre n'a pas été coquettement relié.
920Des lettres sans dates, mais postérieures à 1870 :
" Madame,
Je suis heureux, mais triste de votre invitation, car je ne l'accepte pas.
Vous avez du monde, à votre dîner du 15, - et de ce monde que j'appelle un monde bleu. Or je n'ai jamais aimé celui-là... Quant à l'autre, ( le monde des frivoles) que j'ai beaucoup trop aimé autrefois, mais que je n'aime plus, j'ai renoncé depuis longtemps, à toutes ces cérémonies, et il me gâterait en le diminuant, mon plaisir très vif de dîner chez vous.
Vous êtes assez bonne, madame, pour agréer mes excuses, et me pardonner d'être devenu un ours. Je vous crois même capable de pousser la bonne grâce jusqu'à offrir à mon ourserie apprivoisée et magnétisée par vous, un dîner de famille et d'intimité.
Dans ce désir, Madame, qui voudrait être une espérance, agréez, je vous prie, le respect du plus dévoué de vos serviteurs."
Et encore un autre où le lion a fait place à l'ours, par exemple celui-ci :
"Madame,
Votre coeur qui bat anxieusement auquel je ne crois pas, parce que je serais trop heureux d'y croire... Vous êtes certainement bien aimable, mais malgré votre amitié charmante, je ne pourrai pas dîner chez vous vendredi, et voici pourquoi:
Vous avez trop d'amis intimes. Vous en avez dix. C'est pour moi dix fois trop...J'avais rêvé que j'aurais pu dîner avec l'homme qui est assez heureux pour être votre mari; mais avec dix personnes que je ne connais pas! Non, cela fait peur à ma sauvagerie. Je fus, mais je ne suis plus un homme du monde, et il n'y a qu'à vos pieds seuls que je dépose ma peau d'ours.
Votre respectueux Jules Barbey d'Aurevilly. "
On pourrait multiplier ces lettres qui montrent un certain dédain pour le monde, pour les succès. En voici un échantillon : " Mon cher Hayem,
C'est à mon tour d'être pris ce soir. Excusez-moi donc, je ne puis dîner avec vous, ce qui me rendra mélancolique où je serai.
Physionomie pour une soirée! J'en pourrais avoir une autre, celle de l'ennui le plus fatigué. Je continue de poser pour ce diable de buste, cela touche à sa fin, mais caramba ! que c'est long!
Je prétends qu'on ne doit plus dire embêté, mais embusté.
Jules Barbey d'Aurevilly. "
921réponse à M. Dewèse : " Je me soucie peu de la gloire des biographies. La mienne est dans l'obscurité de ma vie. Qu'on devine l'homme à travers les oeuvres si on peut. J'ai toujours vécu dans le centre des calomnies et des inexactitudes biographiques de toutes sortes, et j'y reste avec le plaisir d'être très déguisé au bal masqué. C'est le bonheur du masque qu'on ôte à souper avec les gens qu'on aime. " etc.
922L'article de Mirbeau, 8 octobre 1882, par exemple, l'a agacé en partie, comme il l'écrit à Louise Read le 23 octobre 1882, et il veut guider la plume de Bourget.
92314 novembre 1882.
924à Madame de Bouglon le 23 août 1883.
925Déjà en 1855 Barbey écrivait: " Si, au lieu d'aller faire mon droit à Caen, j'étais allé faire le coup de sabre dans l'Algérie(...) je serais maintenant général ou j'aurais été tué. Deux bonnes choses." ( C.G. t IV, p 200-201).
926lettre de mars 1884.
927voir encore ma thèse à ce sujet.
928 cf. ici V-2.
929rapporté par Charles Buet dans Souvenirs et impressions, page 404.
930O.C.I page 789.
931d'après Baudelaire.
932De l'élégance.
933 cf. Barthes, Le système de la mode, Paris, Le Seuil 1967 : p.262 : " Chaque année, certains corps sont à la mode. " etc.
934Jean Lorrain est justement l'exemple d'un vrai dandy qui n'a pas compris la différence de Barbey, cf. Monsieur de Bougrelon...
935Christian Tortu, fleuriste actuel : "L'élégance c'est d'être soi-même tout en respectant les autres. Ce n'est pas une affaire de diktat de mode. C'est quand je suis le plus près des choses vraies que je me sens élégant. () Il faut être soi-même sans tricher et s'arrêter juste quand on déborde sur le territoire des autres, c'est-à-dire quand on commence à être égoïste. Mon chien est très élégant parce qu'il a envie d'être aimé, mais qu'il ne fait rien pour plaire."
936comme nous l'avons montré dans Le masque dans les romans de Barbey d'Aurevilly.
937 O.C.II p 1461.
938Correspondance 1877.
939 Du Dandysme, O.C.II p.701.
940cité par G.Matzneff dans La diététique de Lord Byron, Folio 1987, p.29
941cité par G.Matzneff dans La diététique de Lord Byron, Folio 1987, p.29
942Premier Memorandum, 7 novembre 1836, p. 774
943Le Constitutionnel, 1° septembre 1845, cité in "Premiers articles ",p.92
944Un Baudelaire, par exemple, a vécu cruellement, les affres du Temps. cf. Les Fleurs du Mal. Spleen et Idéal XLIV
945507
946et pour cause!
947Vauvenargues.
948Une vieille maîtresse, p. 358.
949Essais III 5.
950Henri Bordeaux : Le Walter Scott normand, Barbey d'Aurevilly, Plon, 1925 p. 119.
951ceci est à prendre au sens propre exactement.
952 Barbey a souffert assez tôt de dents mal rangées, puis abîmées.
953Correspondance, VI, p.53, 28 novembre 1857
954Une vieille maîtresse, p.352.
95530 mai 1856.
956Lettre à Trebutien, 1° septembre 1853.
957Lettre à Trebutien, 22 novembre 1853.
958 page 223 Tome II Le XIX°.
959Yukio Mishima, vieillissant, si l'on peut dire, en arriva à ne plus supporter la perte de la beauté. Avant son suicide, il écrit: " Parmi mes convictions inébranlables, j'ai toujours eu celle que le vieux est éternellement laid, le jeune est éternellement beau. La sagesse du vieux est éternellement sombre, les actes du jeune éternellement transparents. Plus les gens vivent vieux, pires ils deviennent. En d'autres mots, la vie humaine est un processus à l'envers, de déclin et de chute. " Le marin rejeté par la mer, 1963
960 et même le bonheur pris à construire son image avec une certaine réussite, comme nous le verrons plus loin ( ici VII)
961 et peut-être l'amour des choses anciennes n'est-il là que parce qu'il nous rassure sur les exceptions que fait le Temps, ou qu'il apprivoise un peu d'immortalité?
962Muriel Gagnebin: Fascination de la laideur, Ed. L'âge d'Homme, 1978, pages 327-333.
963 Si ce goût se veut exclusif, certains peuvent en retirer la sensation d'un art " laid " parce qu'il est marqué d'éphémère, d'entropie, de quelconque, et d'une acceptation -aveugle? maso? - de la mort et de l'absence de sens...
964 E. Cioran : Précis de décomposition, Ed. TEL Gallimard 1977 pages 17-18: " Personne n'atteint d'emblée à la frivolité. C'est un privilège et un art; c'est la recherche du superficiel chez ceux qui, s'étant avisés de l'impossibilité de toute certitude en ont conçu le dégoût ; c'est la fuite loin des abîmes, qui, étant naturellement sans fond, ne peuvent mener nulle part.
Restent cependant les apparences. Pourquoi ne pas les hausser au niveau d'un style ? C'est là définir toute époque intelligente. () Savoir, par toute sa vitalité, que l'on meurt, et ne pouvoir le cacher, est un acte de barbarie. Toute philosophie sincère renie les titres de la civilisation, dont la fonction consiste à tamiser nos secrets et à les travestir en effets recherchés. Ainsi, la frivolité est l'antidote le plus efficace au mal d'être ce qu'on est: par elle, nous abusons le monde et dissimulons l'inconvenance de nos profondeurs. Sans ses artifices, comment ne pas rougir d'avoir une âme? Nos solitudes à fleur de peau, quel enfer pour les autres! Mais c'est toujours pour eux, et parfois pour nous-mêmes, que nous inventons nos apparences... "
965Cf. ses premiers Memoranda.
966Lettre du 3 février 1838 ( Correspondance, Les Belles Lettres, 1947, p 339) Or Guérin, comme Péladan, étaient des écrivains à qui ce thème était familier.
967 cité dans J.Petit : Barbey d'Aurevilly critique, page 636.
968In Dédicaces à la Main, page 235.
969cité page 42 dans le livre de Charles Buet dans Barbey d'Aurevilly, impressions et souvenirs. Il s'agit d'un exemplaire des Memoranda pour Mme Ch.B... ( épouse de Charles Buet?).
970(sa conversation). Lettre du 23 mai 1882 C.G.VIII.
971cet article a paru le 22 mai 1882 ou 1877, sous le titre " Un causeur, M. Barbey d'Aurevilly " dans Le Gil Blas.
972Nous pensons qu'il conserva cette ébauche sur sa cheminée.
973 Mais il ajoute que ce désir est un désir qui se suffit à lui-même :
" Car, pour les coeurs brûlants, regarder, c'est avoir!
Pour eux, la possession par le regard vaut l'autre...
Et le plus bel amour, c'est l'amour sans espoir. "
Ce qui est curieux, c'est que justement, ces vers-ci sont les derniers de Poussières. O.C.II.
Voici des confidences de Judith Gautier, rapportées par Charles Buet, page 280 : " Comprendra-t-on ce que ces vers veulent dire? disait madame Judith Gautier au jeune poète qui lui demandait de copier cette strophe. C'est si bizarre que cela ne peut même pas s'expliquer. Nous nous sommes rencontrés tous deux dans une sorte de passion mystique et extravagante pour l'archange Saint-Michel ; nous nous parlions de lui, très mystérieusement, quand nous nous trouvions ensemble, dans le monde. Vous devinez quelles fantaisies extraordinaires le maître brodait sur le sujet, et c'était un secret entre nous, que je ne dévoile pas sans un peu de regret. " (Barbey d'Aurevilly, Impressions et souvenirs.)
974Le livre du ça, Ed.Gallimard, 1980.
975Nous en profitons pour poser deux questions : le bébé, qui, en naissant croit sans doute qu'il fait encore partie de sa mère, croit donc pendant un moment qu'il est féminin ? Le bébé- ou même le petit enfant - qui connaît le sein ( sauf en cas de biberon!) - bien avant de savoir comment sont les sexes, - devrait bien plutôt regretter de ne pas avoir de sein, ce sein délicieux, qu'un sexe particulier qu'il n'a jamais vu et ne peut imaginer... Peut-être tous les autres bras, qui ne lui portent pas de lait, sont-ils des bras qu'il connaît d'abord comme non-nourriciers et " apprend " à aimer pour d'autres raisons?
976Barbey et l'imagination de Ph.Berthier, page 174.
977L'esprit de Barbey d'Aurevilly, Chronique, 1° janvier 1824, page 24.
978Lire sur ce point dans Barbey et l'imagination de Ph.Berthier page 174 un développement plus complet.
979page 345, Barbey d'Aurevilly, Impressions et souvenirs.
980 cf. Barbey et l'imagination de Ph.Berthier.
981Foucault fait remarquer que, dans la Grèce antique, la distinction " morale " ne se fait pas entre amour homosexuel et hétérosexuel, mais au nom de la " vertu ", entre actif et passif. L'actif, digne d'être un modèle de vertus, aimant, enseignant les vertus, et l'aimé, passif, en échange de sa beauté recevant l'enseignement, tel Alcibiade, voulant être aimé de Socrate dans ce but.
982Tournier fond à sa façon plusieurs explications et fait d'Adam un hermaphrodite dans Les Météores, page 65.
983Byron: " Je n'admire pas cette chose redoutable qu'est une femme d'esprit " "Chose"!
984Bas-Bleus, p. XIX.
985Page 782 O.C.I
986dont le premier prénom était... Barbe, même si son prénom usuel était Françoise...
987cf. ce qu'il dit de Carpeaux qui avait sculpté Les quatre parties du monde, la danse en est réussie... " Hein? vérité et puissance ! Avec quoi fait-on du beau, si ce n'est avec cela?... Il est évident que c'est de la danse qui a le diable au corps, mais si c'est rare, rien n'est plus vrai que le diable au corps " Mais quelque chose le choque : " Elles sont là toutes les quatre, se faisant dos à dos, et rien n'est plus laid (je dis le mot bravement) que ces quatre paires de jambes et ces huit pieds, qui courent en rond les uns après les autres! " ( Sensations d'art, pages 229 et 232) Et ceci d'autant plus que ces jambes ne sont pas féminines, mais celles de jeunes garçons "sans grâce". Et leurs jambes de jeunes garçons -manquant de grâce- ne sont pas celles d'androgynes qui trouveraient grâce aux yeux de Barbey.
988Correspondance, 24 juin 1845. Quand on demande à des Italiens ce qu'évoque pour eux le nom de " Vellini ", ils penchent un peu pour un nom de famille, plutôt masculin, et cela les fait penser, en italien, à Bellini, et à " beau " et en français à " vilaine ", les deux s'unissant et se contrariant de façon complexe à souhait. Chez Barbey, l'onomastique est passionnante: souvent consciente, toujours inconsciente, et toujours révélatrice.
989Reproduit dans les Disjecta Membra tome II page 260, Ed.La Connaissance, 1925.
990 histoire digne du Chat noir de Poe, et qui m'a fait penser à l'aventure peu connue de Gauguin que je cite en annexe 2 pour le délassement du lecteur qui s'intéresse à la peinture.
991page 356 II Disjecta Membra, Ed.La Connaissance, 1925.
992Germaine, O.C.II page 384.
993Germaine O.C.II page 386.
994Germaine O.C. II page 571.
995O.C.II page 971, 21 septembre 1838
996Catherine II de Russie.
997 à propos de La correspondance inédite du Roi Stanislas Auguste Poniatowski et de Madame Geoffrin, Constitutionnel 3 août 1875.
998p.137 Disjecta Membra II, Ed.La Connaissance, 1925.
999ce n'est pas perversité, puisque ce choix est conscient et libre; d'ailleurs il évoluera.
1000alors que, nous l'avons dit, dans les dictionnaires, la beauté est une notion réservée à la femme; elle est presque taboue pour l'homme.
1001Byron est resté pour lui un dandy qui avait " les deux sexes comme Tirésias ", mais Tirésias ne les a eus que successivement... (Les Bas Bleus, page 188. Ed.Slatkine). Plutarque dit d'un de ses contemporains: "Où la beauté le tentait, le sexe lui était indifférent, ". La même phrase pourrait concerner Byron, qui l'a appliquée. Il fait dire à Lovelace dans Astarté :"Rien de ce qui pouvait rendre quelqu'un heureux ne lui semblait immoral." cf.Nijinski disant: " Je suis l'époux et l'épouse en une seule personne..."
1002Il a une pensée dans les Disjecta membra où le regret et l'indignation se le disputent: " la virilité peut descendre jusqu'à l'affreux gynandre, et l'hypospadias? " (page 217 tome II, Ed.La Connaissance, 1925)
1003Prophètes du Passé, O.H. page 244 ; Constitutionnel, article du 26 octobre 1875.
1004Du dandysme, page 721.
1005Disjecta Membra, XI, Ed.La Connaissance, 1925.
1006Correspondance, IV, p.129, 1° mai 1856.
1007Jules Lemaître: Les Contemporains, IV° série, H.Lecène et H.Houdin, 1889, page 58.
1008thèse de M.C. Natta : La grandeur sans convictions, Essai sur le dandysme Ed. du Félin, 1991, page 145
1009" Chevalier de Malte " veut-il dire autre chose?
1010L'Amazone, l'Asthénique,l'Androgyne in Revue des Lettres Modernes, N° 10.
1011 Nous éviterons au maximum de redonner longuement les citations déjà apparues ici dans la Troisième partie ( où se trouvait le relevé thématique du mot " laid ") préférant ici un esprit de synthèse.
1012 Saint-Evremond par exemple: " Il semble (...) que les beautés achevées qui ont toujours de quoi se faire admirer aient rarement le secret de savoir plaire. " cité page 7 dans Lalo : La faillite de la beauté.
1013 Baudelaire est bien connu pour ce thème. mais nous préférons citer Rilke pour bien montrer la différence entre ce thème de la Beauté effrayante, et celui de la beauté froide
" Denn das Schöne ist nichts
als des Schrecklichen Anfang,
den wird noch gerade ertragen,
und wir bewundern es so,
weil es gelassen verschmäht,
uns zu zerstören. "
" Car la Beauté n'est rien d'autre que le début d'une terreur à peine supportable, et si nous l'admirons tant, c'est parce qu'elle dédaigne superbement de nous détruire. " (traduction anglaise de Leischman et Spender.) cité page 163 dans La sublimation. Les sentiers de la création. Ed. Tchou 1979.Préface par le Professeur Didier Anzieu
1014"Juliette Drouet aimait Alphonse Karr: l'ange aimait le monstre" note Barbey dans la Correspondance en 1833
1015Premier Memorandum, 5 octobre 1836, p.764
1016Deuxième Memorandum, 23 septembre 1838
1017Un exemple : Il note régulièrement comme un détail de poids quand la beauté de quelqu'un est altérée par un défaut. " Robert, surnommé le Guichard () Le verbe Guincher ou Guicher signifie loucher. Il est probable que le beau et majestueux Guiscard était louche." Disjecta membra, p.203, Ed.La Connaissance, 1925 Notes sur la Normandie. Sans date, mais sans doute vers ou après les années 1850.
1018Le cachet d'onyx O.C.I page 6
1019 mais toute l'histoire va montrer que c'est la...troisième supposition qui est la bonne.
1020 O.C.I p. 7
1021 " Sainte Thérèse mourut d'amour pour son Dieu, brûlée de désirs comme on en brûle pour une créature humaine. Mais, vous savez cette ravissante tête rêveuse du Titien?- devant laquelle je ne conseillerais jamais de conduire la femme que l'on aime, - eh bien, cette tête n'est pas même comparable au Christ qu'elle avait rêvé. " Barbey accuse donc les femmes d'être d'abord, et presque uniquement, attirées par la beauté extérieure.O.C.I p.7 Cioran a ressenti la même révolte que Barbey, mais Barbey pense à l'injustice de la Beauté et de la laideur, Cioran à la faiblesse de la femme qui, en fait, ne maîtrise pas ses désirs : Précis de décomposition, pages 185-6, chapitre " La sainteté et les grimaces de l'absolu ", sous- chapitre: " Les femmes et l'absolu " : Cioran commence par citer Sainte Thérèse: " Tandis que Notre-Seigneur me parlait et que je contemplais sa merveilleuse beauté, je remarquais la douceur et parfois la sévérité, avec laquelle sa bouche si belle et si divine proférait les paroles. J'avais un extrême désir de savoir quelle était la couleur de ses yeux et les proportions de sa stature, afin de pouvoir en parler: jamais je n'ai mérité d'en avoir connaissance. Tout effort pour cela est entièrement inutile." Puis il commente, scandalisé : " La couleur de ses yeux...Impuretés de la sainteté féminine ! Porter jusque dans le ciel l'indiscrétion de son sexe, cela est de nature à consoler et à dédommager tous ceux - et encore mieux, celles - qui sont restés en deçà de l'aventure divine. () Entre Sainte Thérèse et les autres femmes, il n'y aurait donc qu'une différence dans la capacité de délirer, qu'une question d'intensité et de direction des caprices. L'Amour -humain ou divin- nivelle les êtres: aimer une garce ou aimer Dieu présuppose un même mouvement : dans les deux cas, vous suivez une impulsion de créature. Seul l'objet change; mais quel intérêt présente-t-il du moment qu'il n'est que prétexte au besoin d'adorer, et que Dieu n'est qu'un exutoire parmi tant d'autres ? "
1022 O.C.I p. 12
1023dans sa chute, où elle avait perdu conscience.
1024 Disjecta membra, page 44.Ed. La Connaissance, 1925.
1025 O.C. I p 123.
1026L'utilisation de ce titre semblerait montrer en effet de plus que Barbey avait aussi lu les Contes de Madame de Beaumont. Il est possible que, comme bien des enfants qui entendent ce titre, s'il était petit, il ait compris " La belle est la bête " et c'est le titre qui fait le plus plaisir aux enfants qui ne se sentent pas bien physiquement. Riquet à la Houppe, Le Prince Gracieux, Le Petit Tailleur... Combien de contes parlent de ce problème du petit, du laid, du faible qui en fait est intelligent, ou deviendra beau. Sans parler du Vilain petit canard, qui ne se voit pas laid avant que la mère le repousse et qu'il ait cherché à comprendre. Peut-être ce titre a-t-il pu frapper cet enfant, et fonctionner ensuite comme un paragramme inversé le concernant : il ne serait pas " un beau qui est bête ", mais puisqu'on le dit laid, aurait décidé d'être " mal fait et futé ".
1027C'est peut-être avec ironie que, à propos de Vigny, Barbey rappellera plus tard la phrase candide ( ou bête?) d'Eloa : " Puisque vous êtes beau, vous êtes bon sans doute " Le Pays, 8 mai 60
1028 George Sand : Barbey ne la trouve pas jolie - " plus " serait plus exact, car elle n'a pas été séduite par lui... - aussi a-t-il cette sentence définitive : " Elle a passé pour belle, et les hommes sont si badauds que c'est absolument comme si elle l'eût été".3 octobre 1868, in La Veilleuse
1029 ce sont les idées de K.W.F.Solger, de M.Boucher, et même de Kant
1030Ce qui ne meurt pas O.C.II, p. 550
1031 Ce qui ne meurt pas, O.C.II p.634
1032Premier Memorandum, 27 août 1837, I p.834.
1033Premier Memorandum, 7 déc. 1837.
1034Premier Memorandum, 6 avril 1838.
1035 Deuxième Memorandum, 3 juillet 1838.
1036 Deuxième Memorandum, 10 août 1838.
1037 Deuxième Memorandum, 28 novembre 1838.
1038 O.C.II p. 1169.
1039O.C.I page 96. Réflexion étrange qui montre chez Barbey une certaine crainte du plaisir qui serait à " payer "?
1040p. 222 O.C.I.
1041p.222 O.C.I.
1042 p. 226.O.C.I Comparaison combien significative !
1043p.516 O.C.I.
1044page 653 O.C.I.
1045page 657 O.C.I. N.B.: Mais la laideur ne fait pas peur à une âme bien née ou fatale : ce sentiment (banal) serait celui d'une beauté banale et commune.
1046p. 715 O.C.I.
1047p.562 O.C.I
1048Publié le 1° novembre 1859
1049Essais, notes et fragments.I
1050O.C.II p.407. cf. Ici sur la mère morte II-2
1051 Germaine, p.407 O.C.II
1052 Germaine, p. 418 O.C.II
1053Germaine, p.554 O.C. II
1054 Correspondance, I p.135
1055Barbey d'Aurevilly et l'imagination.
1056 Barbey d'Aurevilly et l'imagination, Philippe Berthier, page 139 par exemple.
1057 Jean.Gautier : Barbey d'Aurevilly chez les jeunes filles en fleurs. Nouvelles Littéraires, 11 août 1966.
1058 Disjecta Membra,II, p. 109 Ed.La Connaissance, 1925.
1059Correspondance V, p. 148, 30 mai 1856.
1060 " Quelques réflexions sur l'éducation des artistes de nos jours " Premiers articles II, p. 890, en 1838.
1061" De même qu'il n'existe pas d'homme indépendant de ce milieu social qui le moule pour ainsi dire, de même il n'existe pas de faculté, si spéciale qu'elle soit, qui échappe à la puissante modification que reçoit l'homme tout entier de la sphère dans laquelle il vit. " cité page 40 dans Barbey d'Aurevilly : L'Amour de l'art, ed. Séguier, 1993, sous la direction de J.F.Delaunay.
1062cité page 41 dans Barbey d'Aurevilly, L'Amour de l'art, Ed.Seguier, 1993, sous la direction de J.-F. Delaunay
1063 cité page 42 dans Barbey d'Aurevilly, L'Amour de l'art, Ed.Seguier, 1993, sous la direction de J.-F. Delaunay
1064Lettre à Trebutien, 22 avril 1845
1065 Véronique Grappe-Nahoun : Beauté Laideur : L'esthétique corporelle en question, Un essai de sémiologie historique,(France XVI°-XVIII° siècles). Thèse Paris V, 1985
1066 Correspondance 19 décembre 1844, I p.226
1067Exemple : les femmes belles du XVII° ne sont forcément celles du XX° siècle. ; le regard social et le consensus masculin ou féminin ne sont pas forcément les mêmes. Etc.
1068Il est intéressant de rapprocher les travaux de Jung de cette problématique : pour Jung, le laid est toujours précurseur de grandes transformations. C'est dire tout simplement que le goût commun est comme " en retard " sur l'apparition du nouveau. Le laid n'est pas toujours la conséquence à proprement parler d'une faute de goût, mais d'une certaine impuissance du goût. Autrement dit, la laideur considérée rétrospectivement a un caractère positif : elle peut être solidaire des métamorphoses sublimes d'une civilisation. On pourrait même dire qu'elle en est le " berceau " ! Ceci peut s'appliquer au spatial, comme au temporel.
1069 Lettre à Trebutien, 14 avril 1851, III p.54.
1070 O.C.I p. 877 Un Prêtre marié
1071O.C.II p. 233 La vengeance d'une femme
1072O.C.II p. 278 Une Histoire sans Nom
1073 page 1194 O.C.II vers 1880
1074p 268 O.C.I.
1075 p 268 O.C.I.
1076p 237 O.C.I.
1077Son erreur est de ne pas deviner que son désir pour la beauté idéale d'Hermangarde est en fait " achevé " par la sublimité excessive de son admiration esthétique... et que ce qu'il désire avant tout se trouve en Vellini.
1078L.T.I page 85.
1079LT Tome III page 363.
1080Ce thème n'est pas complètement absent chez Baudelaire, mais chez lui, ce thème de la laideur est traité, -et vécu très différemment : il n'avait pas le même problème que Barbey : pour lui la laideur est un piment, une originalité, une curiosité, parfois un soulagement... Nous donnons ici, et en entier, pour faire bien percevoir la différence avec Barbey, le poème en prose tiré de Spleen de Paris : Un cheval de race.
Elle est bien laide. Elle est délicieuse pourtant.
Le Temps et l'Amour l'ont marquée de leurs griffes et lui ont cruellement enseigné ce que chaque minute et chaque baiser emportent de jeunesse et de fraîcheur.
Elle est vraiment laide; elle est fourmi, araignée, si vous voulez, squelette, même ; mais aussi elle est breuvage, magistère, sorcellerie! En somme, elle est exquise.
Le Temps n'a pu rompre l'harmonie pétillante de sa démarche, ni l'élégance indestructible de son armature. L'Amour n'a pas altéré la suavité de son haleine d'enfant; et le Temps n'a rien arraché de son abondante crinière d'où s'exhale en fauves parfums toute la vitalité endiablée du Midi français : Nîmes, Aix, Arles, Avignon, Narbonne, Toulouse, villes bénies du soleil, amoureuses et charmantes!
Le Temps et l'Amour l'ont vainement mordue à belles dents; ils n'ont rien diminué du charme vague, mais éternel, de sa poitrine garçonnière.
Usée peut-être, mais non fatiguée, et toujours héroïque, elle fait penser à ces chevaux de grande race que l'oeil du véritable amateur reconnaît, même attelés à un carrosse de louage ou à un lourd chariot.
Et puis elle est si douce et si fervente !Elle aime comme on aime en automne ; on dirait que les approches de l'hiver allument dans son coeur un feu nouveau, et la servilité de sa tendresse n'a jamais rien de fatigant. "(Ed.Pléiade, I, p.474)
Ici, la femme est un objet charmant ; chez Barbey, il y a une relation beaucoup plus profonde et mystérieuse : le pourquoi du charme est la question principale.
1081 Correspondance 8 décembre 1856.
1082 "intimes" et non pas "infimes" comme imprimé en O.C.
1083Premier Memorandum, 12 novembre 1837.
1084Premier Memorandum, 19 novembre 1837.
1085 Deuxième Memorandum, 3 octobre 1838.
1086p. 213 O.C.I.
1087 O.C.I p. 236.
1088 O.C. I p. 237.
1089 O.C.I p 213. Cf. La Bruyère : " Si une laide se fait aimer, ce ne peut être qu'éperdument "
1090cf. Proust : " Le plus souvent, l'amour n'a pour objet un corps que si une émotion, la peur de le perdre, l'incertitude de le retrouver se fondent en lui. Or ce genre d'anxiété a une grande affinité pour les corps.Il leur ajoute une qualité qui passe la beauté même, ce qui est une des raisons pourquoi on voit des hommes, indifférents aux femmes les plus belles, en aimer passionnément certaines qui nous semblent laides. A ces êtres-là, à ces êtres de fuite, leur nature, notre inquiétude attachent des ailes. ( III p.93 Pléiade, Proust, La recherche).
Albertine est le " substitut instable du corps sublime dont le narrateur poursuit l'impossible appropriation. " (page 123, Claude Reichler: La création du corps sublimé.). Mais ici chez Barbey le problème n'est pas d'abord qui est Vellini, mais comment sa laideur la rend si désirable: on voit ici la différence du point de vue : le problème n'est pas pourquoi Marcel aime Albertine, mais qui est Albertine en fait... Elle est perçue comme " l'enveloppe close d'un être qui, par l'intérieur, accédait à l'infini. " (La recherche, III, p 386.)
1091page 383 O.C.I.
1092p. 347 O.C.I.
1093p.473 O.C.I.
1094 p. 520 O.C.I.
1095 La magie de Vellini est de rendre tout magique, alors que Camille ne retiendra pas Allan qui, pourtant lui aussi, a essuyé la trace sanglante du stylet avec ses lèvres...
1096 p. 210 O.C.I.
1097 in La Vie, 20 septembre 1910.
1098 Lettre inédite, collection Lovenjoul, citée p 1309 O.C.II.
1099 p.248 quand il la quitte; p.268 quand il ne l'a pas encore vue marcher, par exemple.
1100 O.C. I p. 278.
1101Lettre à Trebutien, 24 juin 1845.
1102On pourrait dire aussi que la laideur désirée est ce qui nous fait plaisir sans que notre raison consciente puisse l'accepter et le comprendre?
1103 Ce dernier cas s'appliquerait par exemple si Barbey feignait de trouver du plaisir dans la laideur pour faire pièce à la Beauté.
1104 Correspondance 20 juin 1856.
1105 p.597 O.C.I.
1106p. 659 O.C.I.
1107p.645 O.C.I.
1108 pages 727-8 O.C.I.
1109L'Ensorcelée, p.558.
1110cf. V-1.
1111Correspondance III p.378.
1112Article sur Eloa, mai 1860.
1113p. 880, O.C.I, Un Prêtre marié.
1114 p.889, O.C.I, Un Prêtre marié.
1115 page 920 O.C. I
1116page 920 O.C. I
1117pages 992-3 O.C. I
1118p 1004 O.C. I.
1119 p 1011 O.C. I.
1120p. 1022. O.C. I. Peut-on penser que Barbey aurait été heureux de trouver un de ces systèmes pour emporter l'amour de quelqu'un, lui qui n'était pas beau?
1121 O.C.I pages 1030,1034,1043,1111,1152,1193: de nombreuses notations qui insistent sur la beauté.
1122 O.C.I pages 1038,1045,1046,1051,1122,1144,1152,1154,1187,1193,1194,1199,1202,1205
1123 citation non retrouvée, mais qui a marqué Barbey.
1124 O.C.I page 1065.
1125page 1199 O.C. I.
1126 page 1202 O.C. I
1127Le Pays, 12 avril 1860, en pleine rédaction de Un prêtre marié
1128Correspondance IX, sans date, à Madame Coignet.
1129 Le rideau cramoisi, O.C. II p. 12.
1130page 210 O.C.II.
1131 cité page 282, Le XIX° siècle. Par J.Petit.
1132 dans Le Constitutionnel, 29 novembre 1869.
1133O.C.II, page 115.
Même chose à propos de Courbet, dans un article sur Proudhon, publié le 16 juillet 1865 dans Le Pays: " Le réalisme de Courbet abolit les hiérarchies et proclame l'axiome que " puisque tout est égal, il n'y a pas de laid. ". Même type de réflexion à propos de Zola : " Les choses rurales ne sont point des choses basses en soi, et La Fontaine qui les a peintes souvent en vers adorables, a prouvé qu'on pouvait les idéaliser en les peignant. Mais M. Zola est d'une brutalité de touche qui, de simples qu'elles sont, les fait basses, et son amour dépravé du détail laid - mal général en cet instant du XIX° siècle, les abaisse davantage encore. " Constitutionnel du 20 avril 1875 à propos de La faute de l'abbé Mouret.
1134Article du Constitutionnel, 28 février 1876
1135 page 25, Sensations d'art.
1136page 279 Tome II Le XIX° siècle, par Jacques Petit.
1137L'Art, entretiens réunis par Paul Gsell, Paris, Gallimard, 1967, page 29.
1138Préface à Cromwell, Paris, Société Français d'édition et de librairie, 1897, page 193.
1139Préface à Cromwell, Paris, Société Français d'édition et de librairie, 1897, page 191.
1140Préface à Cromwell, Paris, Société Français d'édition et de librairie, 1897, page 207-8.
1141article paru dans Le Pays, à propos de la publication des Histoires extraordinaires d'Edgar Poe, traduites par Baudelaire. 1856.
1142L'oeuvre picturale et les fonctions de l'apparence, Paris, Vrin, 1962, page 29.
1143Sensations d'art, page 245.
1144Sensation d'art, page 315.
1145 page 317 Sensations d'art.
1146 Sensations d'art, page 317.
1147Entre nous, que voit-on par le trou d'une bouteille ? métaphore bizarre, qui pose donc d'ailleurs question. Barbey a eu raison de prendre plutôt la métaphore du soupirail dans les Diaboliques: c'est plus réaliste, et plus clair.
1148Sensations d'art, page 326.
1149Sensations d'art, page 249.
1150Sensations d'art, Le Salon de 1872, page 338.
1151Correspondance, IX sans date.
1152La vengeance, page 240 O.C.II.
1153p.206 O.C.II.
1154p.207 O.C.II.
1155p.208 O.C.II.
1156O.C.II page 120 Le bonheur dans le crime
1157Article du 13 juin 1873 dans Le Constitutionnel, repris dans Les Bas-Bleus, Slatkine reprints, Genève, 1968.
1158Article sur Madame de Girardin, Bas-Bleus, page 40, Slatkine reprints, Genève, 1968.
1159 page 1197 O.C.II publié en 1886. Soleil : image du Père ?
1160O.C.II p 243.
1161Sensations d'art, page 248.
1162O.C.II page 64 Le plus bel amour de Don Juan.
1163O.C.II page 233.
1164 page 96-97 Un poète apôtre, ou Le Révérend Père Léon Barbey d'Aurevilly, par J.Dauphin et Briguet, 1891.
1165 Ce poème est cité, malheureusement sans date, dans Un poète apôtre, ou le révérend Père Léon Barbey d'Aurevilly, par J.Dauphin.
1166 page 339, Un poète apôtre, ou Le Révérend Père Léon Barbey d'Aurevilly, par J.Dauphin et Briguet, 1891.
1167 donc le curé d'Ars se trouve l'égal de Bossuet, de Fénelon, et de Thérèse d'Avila. A la fin de son article, il parle beaucoup du don des larmes qu'avait le Curé d'Arts. Article sur "Le Curé d'Ars, par le Père Monnin, publié dans Le Pays, le 18 octobre 1861.
1168cité page 123 dans Barbey d'Aurevilly, ses idées et son oeuvre.
1169Barbey d'Aurevilly : Littérature étrangère, à propos de Poe.
1170Ce n'est plus comme un Jankelevitch qui se demande le pourquoi de ces jeux de l'apparence, en se rebellant contre la façon divine de créer... : " Quelle loi singulière impose à Dieu de compenser la souveraineté du Bien par la modestie de son apparence? une excellence toute aimante, et, de plus, brillante, consonante, mélodieuse comme les séraphins violoncellistes de l'Angelico ne nuirait à personne. Et vice-versa il n'était pas nécessaire non plus que le mal fût plaisant, parfumé et le reste... Le mal aurait pu être, en outre, amer et nauséabond et tout devenait simple. En faisant le mal délectable, cette déroutante, éprouvante Providence a créé une complication et un problème : car la beauté, faisant question, est problématique en effet, et elle inquiète dans le temps qu'elle charme, par le travail vérificateur qu'elle nous impose et par la déception inévitable qu'elle nous réserve. Une belle qui est une sotte, un mufle qui a des façons distinguées, un imbécile qui a une écriture intéressante : voilà quelques uns des rébus que chaque journée nous propose. " Avoir l'air ", tel est bien l'hiéroglyphe à déchiffrer. " Traité des vertus, Paris, 1947, p 711
1171Le beau est laid, et le laid est beau. Macbeth I 1
1172cité page 75 dans La faillite de la Beauté, Lalo.
1173L'interdiction, page 153 Ed. Garnier Flammarion, 1993.
1174V.Hugo préface de Cromwell.
1175Exemples de romans dans lesquels la laideur est aimée: ceux de Chabreliez; La puissance des autres, de Marguerite Comert, dans lequel une Madelaine laide est aimée, Germinie Lacerteux, des Goncourt. La Bête Humaine, ( Séverine, Philomène, Flore), L'oeuvre ( Madame Jabouille) de Zola, Les Dieux ont soif, d'A.France. Le plus extrême de ce thème, où la laideur elle-même est aimée intensément comme le serait une beauté, mais n'est plus du tout dite une beauté, est une oeuvre où la femme est infirme et laide: Plus que l'amour, de Rameau.Réalisme?Idéalisme?
1176Lorsqu'on revient au lieu commun ( la beauté parfaite est froide et ne donne pas de plaisir), on se met à se poser une question : " Il se pourrait(...) que l'important ne soit pas le réglé, la synthèse, la belle totalité, la chose perdue ou rendue, l'accomplissement d'Eros unificateur, mais la distorsion, l'écartèlement, la différence, et l'extériorité à toute forme. L'informe et le défiguré " Il doit y avoir depuis toujours des gens, -peut-on dire une école depuis toujours, - qui pense ainsi. Cette beauté à rebours se prolonge au XX° siècle où on y a plus réfléchi. " Le laid(...) peut être un objet de l'art et prendre une valeur esthétique positive. " A notre époque, comme le dit Lydie Krestovski : il se crée des oeuvres "bellement laides" qui obligent à réviser les valeurs séculaires et à définir la production passée comme "laidement belle".
Comment se peut-il donc que le laid, dépeint (comme) laid, devienne oeuvre d'art? Par le talent de l'artiste qui le "rend", par la composition, par le sujet etc. C'est-à-dire quand la technique est parfaite, qu'elle est prisée sans qu'on regarde l'objet, quand c'est surtout la personnalité qui peint qui nous intéresse : nous cherchons avant tout à saisir l'artiste, par le biais de sa vision. Il n'y a plus d'idéal, ni de critères, ni de sacré dans la peinture. Problème aigu : ou bien la laideur cesse d'être laideur et devient beauté parce que sublimée, ou bien la laideur de l'oeuvre est différente et autre que la simple laideur car elle vient de la main, ou de l'oeil de l'artiste, quoique non sublimée?
Edmond Rostand a une vision extrême de ce problème universel - car après tout, sur terre, y a-t-il plus de beau ou de laid? : " La beauté, en art, n'est souvent que de la laideur matée. " Tout ce qui existe est-il beau ou laid? Est-ce notre oeil qui crée le beau ou le laid à partir de l'existant ?
1177page 20-22, Barbey d'Aurevilly, ses idées, son oeuvre, Paris Ed. Bloud 1910
1178Barbey d'Aurevilly et l'oxymore ou la rhétorique du Diable, article in " Barbey d'Aurevilly, Les Diaboliques, l'Ensorcelée: :la Chose sans nom Société des études romantiques Ed.Sedes 1988
1179 M.Crouzet : Barbey d'Aurevilly et l'oxymore ou la rhétorique du Diable, article in " Barbey d'Aurevilly, Les Diaboliques, l'Ensorcelée: :la Chose sans nom Société des études romantiques Ed.Sedes 1988
1186" Ne dirait-on pas que l'âme, comme la nature, fait fleurir dans les ruines ses plus beaux gramens? Et l'imagination développée n'arrive-t-elle pas, en toutes choses, à ce que les imaginations les moins riches et restées en deçà de ses développements osent appeler des dépravations? " O.C.II p.407.
1187Lettre à Trebutien, 28 octobre 1843.
1188 Lettre à Trebutien, 2 avril 1855.
1189C'était déjà ce que lui avait appris Pichot dans son Byron: page 3 " Lord Byron a tellement identifié son caractère avec ses écrits, dont une grande partie est comme un miroir où se réfléchissent tous les mouvements de son âme, que le critique doit bien se pénétrer du sentiment de son impartialité avant de condamner dans ses jugements l'homme avec le poète. C'est aussi une pénible discussion que celle qui met au grand jour et les erreurs du génie et celles d'une vie privée; mais c'est Lord Byron lui-même qui a appelé le public dans la confidence de son existence domestique, de ses chagrins secrets, de ses ressentiments. " Jusqu'ici, comme l'avait dit madame de Staël, l'orgueil anglais s'était refusé à ce genre d'aveux et de détails, à ces écrits de soi faits par soi-même, qui ont multiplié en France les mémoires particuliers, et auxquels se rapportent Les Confessions de Jean-Jacques Rousseau. " Ou encore page 5 " Cette identité de l'homme et du poète, cette étude de l'âme d'un grand écrivain à travers le voile de la poésie et de la fiction, ont un intérêt bien au-dessus de celui qu'excitent les compositions ordinaires ".Barbey se masque, et ne se dévoile pas complètement. Pas de poésie; pas de "moi-je" comme chez Byron où le moi,je interrompt si souvent.Mais Barbey connaît la force du soi dans l'écrit.
1190 S.Freud: Le mot d'esprit et ses rapports avec l'inconscient 1905 Gallimard. Cité page 70 dans La sublimation. Les sentiers de la création. Ed Tchou 1979.
1191 S.Freud: Le mot d'esprit et ses rapports avec l'inconscient 1905 Gallimard. Cité page 70 dans La sublimation. Les sentiers de la création. Ed. Tchou 1979.
Ensuite, il rompt trop profondément avec eux pour y penser encore sérieusement, puis la mort coupe toute possibilité d'entendre une demande de pardon..
1193O.C.I p 669
1194Introduction aux Oeuvres Complètes, pages XII et XL. Se reporter aussi à Barbey d'Aurevilly critique par Jacques Petit Les Belles-Lettres, 1963, pages 79-80, qui donne des références inédites et bien d'autres à ce sujet.
1195 Introduction aux Oeuvres Complètes p. XII et XL.
1196Pays, 20 sept.. 1859, article sur Rivarol.
1197Disjecta membra, page 237 tome II, Ed.La Connaissance, 1925.
1198O.C. I page 652, l'Ensorcelée..
1199 " Voir un écrivain après avoir lu ses livres, c'est comme voir une oie après avoir mangé du foie gras ". G.B.Shaw... un peu sévère pour les oies... et pour les écrivains!
1200mais de très bonnes relations, semble-t-il, avec sa mère.
1201 Introduction aux Memoranda, page XIX.
1202C.G. III, 60
1203Cf. notre Introduction.
1204Thèse de André-Chaumont : La description chez Barbey d'Aurevilly, Toulouse 1988.
1205 Le bébé Barbey a vécu parce que son sang qui coulait a alerté... Il a mal lorsqu'il doit se contenir.
1206cf. Barbey d'Aurevilly et l'imagination, par Philippe Berthier..
1207O.H. Ph. IV page 41.
1208 L'Ecole des Lettres, N°8, 15 janvier 1987.
1209Correspondance 14 novembre 1882.
1210Correspondance 23 août 1883.
1211 pages X à XXIV Editions Rouveyre et Blond, 1883.
1212- le coeur peut être comblé?
1213Que Bourget et Barbey disent cela, c'est justement montrer que c'est dans cette jeunesse qu'on doit chercher les éléments inconnus et celés volontairement. Mais en fait, Barbey n'aurait -il pas voulu que Bourget s'engage lui-même plus dans cette voie?
1214ici des éléments de biographie pour montrer ce qu'il en a fait dans ses romans. Banals.
1215 Correspondance, 23 août 1883.
1216 Correspondance 30 décembre 1887
1217la castration construit, mais la frustration détruit. La frustration est quand il y a présence, mais non comblement; la castration se fait quand il y a l'intermittence organisée. La frustration est plus douloureuse car elle n'apporte rien...
1218 Quelques exemples : Maurois fait cette analyse à propos de Disraëli: " Une âme qui a été blessée ne trouve plus de sérénité que dans le triomphe. " cité par Carnois : Le drame de l'infériorité chez l'adulte; Ed. La pensée universelle. 1985.
Balzac a pris conscience de ce mécanisme chez lui. Cf. ce qu'il dit de madame de Berny qui fut son amie : " Quoique mariée, elle a été comme un Dieu pour moi. Elle a été une mère, une ami, une famille, un conseil... J'ai vu clairement que Mme de Berny n'était que mon immense filialité trompée, à qui une mère avait souri. "
Un Sartre, qui avait des problèmes aux yeux, est capable de saisir clairement comment ce problème physique retentit - ou même fut l'origine de sa vocation, sa voie, sa " voix ", et, parallèlement, il utilise le même système d'interprétation pour étudier la vie de l'empereur Guillaume, qui avait une atrophie congénitale du bras gauche: " Notons ici que l'homme qui va régner est un infirme. Il a un bras atrophié. Je voudrais attirer l'attention sur ce que cette infirmité n'est en aucune façon comparable à d'autres infirmités qui peuvent se produire chez des sujets ou des citoyens libres. Pour le futur citoyen libre, l'infirmité est saisie comme un empêchement indéterminé qui supprime une catégorie mal recensée de possibilités. Ma manière d'être mon bras atrophié, c'est à la fois de me détourner de la carrière militaire, de renoncer aux sports, et de m'élancer par delà cette infirmité vers l'étude, les professions libérales, l'art etc. Ma manière à moi d'être mon oeil mort, c'est certainement de vouloir être aimé par séduction d'esprit, de refuser un abandon qui ne siérait pas, comme aussi bien de refuser d'assister aux séances d'anaglyphes et de regarder dans les stéréoscopes. Je ne suis cet oeil éteint que lorsque je le suis librement. Et je le suis dans la mesure où je me choisis par delà cet oeil éteint. "
Bachelard (L'eau et les rêves, page 80, Corti, Ed. Livre de poche.)explique qu'Edgar Poe a donné la devise de son oeuvre en deux vers : I could not love, except where Death
Was mingling his with beauty's breath
( Je n'ai pu aimer que là où la Mort
Mêlait son souffle à celui de la Beauté.)
" Etrange devise de la vingtième année qui parle déjà au passé, et qui donne cependant le sens profond et la fidélité de toute une vie. Madame Bonaparte remarque que " ces lignes ont été supprimées par Poe, et par suite, n'ont pas été traduites par Mallarmé. " Cette suppression n'est-elle pas un gage de l'extraordinaire importance de la formule? Ne montre-t-elle pas la clairvoyance de Poe, qui a cru devoir cacher ce secret de son génie? "
Albert Jacquard fait remonter son attention aux autres à "l'apprentissage de l'impression d'être méprisé", allusion à l'accident qui l'a défiguré à l'âge de 9 ans. Pour se venger des moqueries de ses camarades de classe, il se réfugia alors dans les études. "Vous refaites le monde" lui demande un journaliste, "Qu'est-ce qu'on a d'autre à faire ?" lui répond-il. " Tant pis si je suis utilisé, j'ai l'impression d'être utile. "
1219A partir de Freud, " Une énergie psychique non instinctuelle ? " Payot, 1967, Paris.
1220Article de Janine Chasseguet-Smirgel : Perversion, idéalisation, et sublimation, 1973, Communication présentée au 28° congrès de l'Association psychanalytique internationale. (Paris) inédite en Français. Citée page 306 sq. dans La sublimation. Les sentiers de la création. Ed. Tchou 1979.Préface par le Professeur Didier Anzieu.
1221Ernst Kris, préface à Psychanalyse de l'art. PUF. cité page 193 dans La sublimation. Les sentiers de la création. Ed.Tchou 1979.Préface par le Professeur Didier Anzieu.
p.12 dans La sublimation. Les sentiers de la création. Ed Tchou 1979.Préface par le Professeur Didier Anzieu.
1223 Correspondance 23 octobre 1883.
1224 Correspondance 30 décembre 1885.
1225Il est intéressant, pour faire la différence, de lire les premières réactions de Sartre ( mais nous n'avons pas en détail les toutes premières réactions intérieures de Barbey). On vient de couper ses anglaises au petit Jean-Paul: tous le trouvent laid. " Il y eut des cris, mais pas d'embrassements et ma mère s'enferma dans sa chambre pour pleurer : on avait troqué sa fillette contre un garçonnet. Il y avait plus: tant qu'elles voltigeaient autour de mes oreilles, mes belles anglaises lui avaient permis de refuser l'évidence de ma laideur. Déjà, pourtant, mon oeil droit entrait dans le crépuscule. Il fallut qu'elle s'avouât la vérité. Mon grand-père semblait lui-même tout interdit; on lui avait confié sa petite merveille, il avait rendu un crapaud : c'était saper à la base ses futurs émerveillements. Mamie le regardait, amusée. Elle dit simplement : " Karl n'est pas fier; il fait le dos rond. "
Anne-Marie eut la bonté de me cacher la cause de son chagrin. Je ne l'appris qu'à douze ans, brutalement. Mais je me sentais mal dans ma peau. Les amis de ma famille me jetaient des regards soucieux ou perplexes que je surprenais souvent. Mon public devenait de plus en plus difficile; il fallut me dépenser; j'appuyai mes effets, et j'en vins à jouer faux. Je connus les affres d'une actrice vieillisssante : j'appris que d'autres pouvaient plaire. " page 71
Un jour où il ne se sentit pas aimé: " Je disparus, j'allai grimacer devant une glace. Quand je me les rappelle aujourd'hui, ces grimaces, je comprends qu'elles assuraient ma protection : contre les fulgurantes décharges de la honte, je me défendais par un blocage musculaire. Et puis, en portant à l'extrême mon infortune, elles m'en délivraient : je me précipitais dans l'humilité pour esquiver l'humiliation, je m'ôtais les moyens de plaire pour oublier que je les avais eus et que j'en avais mésusé ; le miroir m'était d'un grand secours : je le chargeais de m'apprendre que j'étais un monstre; s'il y parvenait, mes aigres remords se changeaient en pitié. Mais, surtout, l'échec m'ayant découvert ma servilité, je me faisais hideux pour la rendre impossible, pour renier les hommes et pour qu'ils me reniassent. La Comédie du Mal se jouait contre la Comédie du Bien : Eliacin prenait le rôle de Quasimodo. Par torsion et plissement combinés, je décomposais mon visage; je me vitriolais pour effacer mes anciens sourires.
Le remède était pire que le mal : contre la gloire et le déshonneur, j'avais tenté de me réfugier dans ma vérité solitaire; mais je n'avais pas de vérité : je ne trouvais en moi qu'une fadeur étonnée. Sous mes yeux, une méduse heurtait la vitre de l'aquarium, fronçait mollement sa collerette, s'effilochait dans les ténèbres. La nuit tomba, des nuages d'encre se diluèrent dans la glace, ensevelissant mon ultime incarnation. Privé d'alibi, je m'affalai sur moi-même. Dans le noir, je devinais une hésitation indéfinie, un frôlement, des battements, toute une bête vivante - la plus terrifiante et la seule dont je ne pusse avoir peur. Je m'enfuis, j'allai reprendre aux lumières mon rôle de chérubin défraîchi. En vain. La glace m'avait appris ce que je savais depuis toujours : j'étais horriblement naturel. Je ne m'en suis jamais remis. " p 74 Les mots J.P.Sartre Ed Bibliothèque des Chefs-d'oeuvre, 1979, avec une préface de Michel Tournier.
1226dans une interview accordée à Libération le 5 janvier 1983,
1227 Valéry : "Ecrire c'est se défaire par la parole de l'obsession de ce qu'on est".
Sartre, dans un entretien avec Michel Siccard, donnerait peut-être cette interprétation lui aussi.Lui qui a écrit de plus en plus de biographies, dont certaines inachevées, a une formule intéressante: " J'ai toujours cherché, quand j'ai fait des études d'hommes, peintres, ou écrivains, le côté buvant ou prenant des drogues (Baudelaire) qui se livre dans l'oeuvre. Ca m'a toujours passionné de retrouver, non pas l'homme construit à travers l'oeuvre, mais, par delà, l'homme qui peint ou écrit sans être construit. " cité page 25 dans Buisine, Laideurs de Sartre, Presses universitaires de Lille 1986.
1228Toutes choses dont Barbey parle assez souvent, somme toute.
1229 cf.Roland Gori et Marcel Thaon : Plaidoyer pour une critique littéraire psychanalytique 1975, Extrait de la revue Connexions, n° 15, " Applications de la psychanalyse. " page 231
1230 26 septembre 1836, Premier Memorandum.
1231 Professeurs Bourguignon, Parquet, Allenby: Psychoscopie: regards de psychiatres sur des personnages hors du commun. Ed.Josette, Lyon, 1993.
1232que ce soit la leur ou celle de leurs proches
1233Hanna Segal : " A Psycho-Analytical Approach to Aesthetics ", Karnac Books, Maresfield Reprints. ( Une approche psychanalytique de l'esthétisme. 1952) cité page 187 dans La sublimation. Les sentiers de la création. Ed Tchou 1979.Préface par le Professeur Didier Anzieu
1234Hanna Segal : " A Psycho-Analytical Approach to Aesthetics ", Karnac Books, Maresfield Reprints. ( Une approche psychanalytique de l'esthétisme. 1952) cité page 182 dans La sublimation. Les sentiers de la création. Ed. Tchou 1979.Préface par le Professeur Didier Anzieu
C'est vrai qu'un fait-divers n'est pas beau, mais on peut en faire quelque chose de beau... Le lecteur jette-t-il le même " genre " d'oeil sur un fait divers, et sur un roman? sur une photo de journal et sur une photo signée? Nous essaierons de comprendre plus loin par quel processus la psychanalyse explique que cette " laideur " peut devenir subjectivement " beauté ".
1235Lettre du 5-10-1910, Briefe, 1873-1939, S.FIscher-Verlag, 1960, Trad.fr. Gallimard 1966.
1236Michel de m'Uzan : De l'art à la mort, Gallimard 1972 page 10-11
1237 ce terme correspond seulement à une définition.
1238 en langage psychanalytique : avoir un phallus qui ne sera pas génital, comme celui de son père, mais anal.
1239 Michel de m'Uzan, De l'art à la mort, Gallimard, 1972, page 16.
1240Freud, cité par Jones, III p 463.
1241Roland Gori et Marcel Thaon : Plaidoyer pour une critique littéraire psychanalytique 1975, Extrait de la revue Connexions, n° 15, " Applications de la psychanalyse. " cité page 236-237 dans La sublimation. Les sentiers de la création. Ed. Tchou 1979.Préface par le Professeur Didier Anzieu.
1242NDLR : centré uniquement sur lui, et finalement stérile.
1243Roland Gori et Marcel Thaon :Plaidoyer pour une critique littéraire psychanalytique 1975, Extrait de la revue Connexions, n° 15, " Applications de la psychanalyse. " cité page 236-237 dans La sublimation. Les sentiers de la création. Ed. Tchou 1979.Préface par le Professeur Didier Anzieu.
1244S.Freud: Le mot d'esprit et ses rapports avec l'inconscient 1905 Gallimard.cité page 71 dans La sublimation. Les sentiers de la création. Ed. Tchou 1979.
Est-ce que, quand Barbey essaie ainsi de provoquer le lecteur au plaisir, il ne veut pas ainsi le séduire ( presque au sens étymologique) et se rattraper de sa non-séduction? d'où l'obligation pour lui de se l'imaginer lisant, penché sur son texte, cherchant... donc l'obliger à chercher, - à chercher longtemps - sans lui dire tout, l'obliger à le comprendre lui en cherchant à comprendre son texte? l'obliger à l'aimer, lui, qui n'a pas été aimé? cela expliquerait le pourquoi des énigmes aussi, des voiles etc. et sa dichotomie entre le réalisme et le non-su.
1245C'est d'ailleurs pourquoi notre époque, en particulier, privilégie tellement l'expression de la personne par rapport à l'aspect technique de l'oeuvre, et que des " cris " spontanés ( oeuvres d'enfants, de fous, de souvenirs, d'artisans, oeuvres brutes, religieuses et autres qui n'avaient pas la prétention d'être esthétiques, mais seulement d'exprimer quelque chose) sont promus oeuvres d'art... Et ceci non sans raison, souvent. Le problème naît quand les autres veulent y voir ce qui n'y est pas, ou quand certains qui n'ont rien à " crier " font des simulacres de " cris " tout en ne faisant que se servir de l'absence de technique, ou en imitant la technique des artistes!
1246Ernst Kris, préface à Psychanalyse de l'art. PUF cité page 193 dans La sublimation. Les sentiers de la création. Ed. Tchou 1979.Préface par le Professeur Didier Anzieu.
1247cité page 206 dans Hofer ; ed. Bernouard XVI, III, S.12.
1248Roland Gori et Marcel Thaon : Plaidoyer pour une critique littéraire psychanalytique 1975, Extrait de la revue Connexions, n° 15, " Applications de la psychanalyse. " cité page 236-237 dans La sublimation. Les sentiers de la création. Ed. Tchou 1979. Préface par le Professeur Didier Anzieu
1249peut-être a-t-il eu plus de facilité à se libérer de la famille en ayant su ce qui lui était arrivé...
1250Tome II Disjecta membra, page 177, Ed.La Connaissance, 1925.
1251Correspondance tome IX, sans date. Une Crampton est une locomotive à vapeur!
1252 Correspondance 28 décembre 1877.
1253De l'art à la mort, Gallimard, 1972, page 18.
1254 Correspondance 3 novembre 1872.
1255 Correspondance 19 décembre 1877.
1256 Correspondance 14 août 1882.
1257Sa mère en 1858, son père en 1868.
1258 " Le changement de la libido objectable en libido narcissique, et partant la constitution d'une réserve d'énergie neutre, localisée par Freud dans le Moi ou le Ca, me paraît contribuer essentiellement au sentiment de plénitude, de force, immédiatement disponible qui caractérise la complétude narcissique. " Michel de m'Uzan toujours, dont le livre est passionnant, De l'art à la mort, Gallimard, 1972, page 21
1259Roland Gori et Marcel Thaon :Plaidoyer pour une critique littéraire psychanalytique 1975, Extrait de la revue Connexions, n° 15, " Applications de la psychanalyse. " cité page 231 dans La sublimation. Les sentiers de la création. Ed. Tchou 1979.Préface par le Professeur Didier Anzieu.
1260 Ernst Kris, préface à Psychanalyse de l'art. PUF.
1261Voici quelques titres dans cette direction :
Catéchisme de la médec.ine physiologique, Broussais
La chirognomonie d'Arpentigny
De l'influence des passions sur le bonheur des individus et des nations, Mme de Staël.
De l'influence du matérialisme sur les doctrines médicales, Tessier
De l'intelligence, Taine
De l'origine du langage, par Renan
Les deux masques, de Saint-Victor
Du principe de l'art et de sa destination sociale, par Proudhon
Essai sur le beau, Père André
L'Homme-femme. Réponse à M. d'Ideville par Dumas
Philosophie de l'ameublement, Poe
La physiologie du ridicule, par Sophie Gay
Physionomie de saints, par Hello Le portrait parti (projet) : Voir tome IV p 189, 202
Le portrait revenu (projet) voir tome IV 202
Résumé du cours d'esthétique, par Charma
Théorie de l'élégance, Chapus
Théorie des peines et des récompenses, par Bentham Tome V 41 etc.
1262Dans l'article à propos de l'Histoire des inhumations du docteur Favrot, il prédit entre autres que les cimetières vont envahir les terres des vivants, et qu'il s'attendait à ce qu'on parle surtout d'un problème essentiel : celui des morts qu'on enterre vivants. Il en arrive à proposer la création d'un "ordre des Morts" qui aurait pour mission de prendre en dépôt les cadavres jusqu'à ce que la décomposition commence, et qui ne les enterrerait qu'après... Après tout, dit-il, il y a bien des lazarets!
1263Norbert Dodille : Le discours autobiographique dans la Correspondance et les Memoranda de Barbey d'Aurevilly. Thèse 1986. Université de Lille III, page 104
1264cf. Ici : Introduction.
1265 Un exemple : Les enfants terribles de Cocteau sont en même temps désordonnés et obsessionnels : " L'air de famille des visages de la chambre était un fait. On aurait bien étonné Paul en lui en faisant la remarque. Le type qu'il poursuivait, il le poursuivait obscurément. Il croyait n'en pas avoir. Or, l'influence que ce type exerçait sur lui à son insu, et celle que lui, Paul, exerçait sur sa soeur, contrariait leur désordre par des lignes droites, implacables, en route l'une vers l'autre, comme les deux lignes hostiles qui, de la base, se réunissent en haut des frontons grecs. " Les enfants terribles, Cocteau, Ed. Brodard-Taupin, 1963. Page 128
1266 L'insoutenable légèreté de l'être, page 81, Ed.Folio 1989.
1267 L'insoutenable légèreté de l'être, pages 131 -132, Ed.Folio 1989.
1268 cité par Jean Gautier dans Jules Barbey d'Aurevilly, ses amours, son romantisme, page 151.
1269cité par Jean Gautier dans Jules Barbey d'Aurevilly, ses amours, son romantisme, page 152.
1270 L. T. page 152
1271LT III p 189, 12 jan. 1855
1272qui confine parfois au grotesque.
1273Salon de 1872. Sensations d'art. Page 246
1274Dictionnaire de l'argot, Larousse, 1990
1275Pour le plaisir, nous donnons seulement cette impression que lui fait la Joconde- et qui ne figure pas dans notre thèse limitée aux romans- : " Un sphinx (qui) les mains tranquillement croisées sur sa ceinture avec son indéchiffrable sourire, et ses yeux placides, et souriants aussi, luisant dans l'ombre de ses magnifiques arcades sourcilières, se moque éternellement des Oedipe de l'avenir qui ne la pénétreront pas. () ce regard étrange est la caractéristique de cette figure incompréhensible et magnétiquement engourdissante. " Chaque mot y a son intérêt!
1276J'ai été très touchée du soin qu'il a pris à me répondre, et très intéressée par son travail sur la sublimation. C'est avec gratitude que je le cite ici pour sa grande connaissance de la mythologie, et ses hypothèses mythologico-psychanalytiques.
1277Lettre du 17 janvier 1995.
1278Lettre du 27 mars 1995.
1279Niobé O.C. pages 1203 sq.
1280 Le Buste Jaune, page 1187 sq. O.C.II.
1281 Renseignements aimablement communiqués par Laure de Margerie, documentaliste au Musée d'Orsay.
1282 " à l'épaule nue, ne souriait pas, cheveux relevés et tordus négligemment derrière la tête, rien ne voilait le visage incliné un peu sur l'épaule, mais le front hautainement tourné vers le ciel, ni boucle égareée, ni tresse pendante ne flottait sur ce lare cou, lèvre entrouverte et muette, l'oeil sans prunelle. "
1283Francis Haskell et Nicholas Penny : Pour l'amour de l'antique, la statuaire gréco-romaine et le goût européen, 1500-1900. Hachette 1988.
1284Memorandum de 1838, page 926
1285 O.C.II. page 43
1286Comme le portrait de la dame de Chavincour, la dame du buste jaune.
1287 O.C.I. page 103, L'Amour impossible.
1288O.C.I. page 455, Ce qui ne meurt pas.
1289Lettres à Trebutien, Tome I page 49.
1290Lettres à Trebutien, Tome I page 49.
1291page 1188-9 O.C. Tome II.
1292 L'Ensorcelée
1293 Barbey dira souvent qu'il s'est mis à écrire parce que ses rêves avaient avorté, et pour échapper à une idée qui le faisait souffrir...
1294 dans une lettre à Saint-Maur,,,,,
1295vraiment, les histoires de naissance dégoûtent Barbey...ou quoi?
1296O.C.II page 1205.
1297O.C.I page 8.
1298 Memorandum 1835 page 855
1299O.C.I, page 1003.
1300 2° Memorandum 22 novembre 1838 page 893.
1301 page 890.
1302 page 890
1303 Le Constitutionnel, 28 avril 1873. Ou O.H. Les Poètes, Lemerre 1889.
1304(sic)
1305Le Constitutionnel, 28 avril 1873. Ou O.H. Les Poètes, Lemerre 1889, page 167
1306Le Constitutionnel, 28 avril 1873. Ou O.H. Les Poètes, Lemerre 1889, page 168
1307Le Constitutionnel, 28 avril 1873. Ou O.H. Les Poètes, Lemerre 1889, page 170. Fin de la longue poésie citée par Barbey.
1308Le Constitutionnel, 28 avril 1873. Ou O.H. Les Poètes, Lemerre 1889, page 170
1309Le Constitutionnel, 28 avril 1873. Ou O.H. Les Poètes, Lemerre 1889, page 166
1310Le Constitutionnel, 28 avril 1873. Ou O.H. Les Poètes, Lemerre 1889, page 166.
1311Le Constitutionnel, 28 avril 1873. Ou O.H. Les Poètes, Lemerre 1889, page 167.
1312Le Constitutionnel, 28 avril 1873. Ou O.H. Les Poètes, Lemerre 1889, page 171.
1313Le Constitutionnel, 28 avril 1873. Ou O.H. Les Poètes, Lemerre 1889, page 171
1314 5 février 1834, article à propos des Poésies de Joseph Delorme.
131512 février 1834.
1316 Sensations d'Art, 1857.
1317 Sensations d'Art, 1879.
1318Byron disait " ceux que les dieux aiment meurent jeunes." C'est une idée fréquente dans les mythologies... consolante.... " Les jours de notre jeunesse sont les jours de notre gloire. " cité par Gilbert Martineau dans Lord Byron la malédiction du génie. Page de garde.
1319Barbey d'Aurevilly, à propos de Jules Janin, dans Les Critiques.
1320Cité par Charles Buet dans Barbey d'Aurevilly, Impressions et souvenirs, page 42.
1321O.C.II p. 473.
1322 l'Amour Impossible, p 64 O.C..I.
1323cf. le superbe texte de son article sur la Comtesse Guiccioli, maîtresse de Byron, qui a essayé, - et raté selon lui,- de donner un portrait fidèle de Byron, mais l'a " sanctifié ". Article publié dans les Bas-Bleus, p.286 sq., et qui date de 1868. Il est conscient par exemple que Byron n'aimait pas les enfants. Est-ce parce que, comme l'excuse Barbey, il a conservé en lui éternellement l'enfant? Barbey, lui, affirme que " les enfants sont plus beaux que les hommes. Jamais un homme, si beau qu'il puisse être, n'est beau comme un enfant est beau. ". Mais cette phrase dit bien justement que l'enfance est mortelle par essence...
1324 cité dans La sublimation. Les sentiers de la création. Ed. Tchou 1979.Préface par le Professeur Didier Anzieu :
1326Nous avons envie ici de donner une réflexion intéressante de René Spitz expliquant comment les deux premiers gestes réflexes du nourrisson deviennent ses premiers " mots " : La tête qui tourne de droite et gauche en recherche du sein ou du biberon égale le mouvement d'attente angoissée; le comportement de fouissement quand le bébé tète est un mouvement de satisfaction obtenue et cherchée. Rotation ou succion, le nouveau-né ne fait jamais les deux en même temps. Le mouvement de rotation sera utilisé plus tard, quand le bébé n'aura plus faim. Il devient ainsi un comportement d'évitement qui ne deviendra que plus tard un geste sémantique général de refus. Freud a souligné qu'il n'y a pas de Non dans l'inconscient. Au début, la rotation n'est qu'un moyen physique. C'est après que le nourrisson s'adresse à quelqu'un. De la naissance à la parole : la première année de la vie. René A.Spitz. PUF 1979. Bibliothèque de psychanalyse. (Mais en Grèce, les signes " oui ", et " non ", sont différents de ceux décrits ici.) Ce mouvement où le bébé cherche, qui devient ensuite celui par lequel il refuse, est aussi le mouvement qui peut inspirer la critique : ayant cherché en vain, Barbey refuse.
1327dont le sens grec n'est pas tellement loin de " flèche " d'ailleurs.
1328Le Pays 26 avril 1846
1329P. Bourget, Introduction aux Memoranda, page XIX.
1330C.G.III 215.
1331... pour reprendre le titre des dernières oeuvres retrouvées de Barbey.
1332 Article du 20 juillet 1874 sur " Jules Janin". Décidément, les naissances ne sont pas des moments heureux!
1333O.H. Ph IV, page 41.
1334 article du 21 août 1857, sur "Eugène Sue" Pays, page 25.
1335Barbey d'Aurevilly... Thèse, page 89. Peut-on y voir un parallèle avec ses difficultés de se sentir lui-même beau?
1336O.C. II, page 1024.
1337O.C. I p.751
1338VA 214 : cité dans Norbert Dodille Le discours autobiographique dans la correspondance et les Memoranda de Barbey d'Aurevilly. Thèse 1986. Université de Lille III.
1339 Revoir ici la conclusion de VI sur la valeur de l'oxymore.
Selon le mot de Saint-Victor, cette oeuvre oxymorique ressemble à "ces breuvages de la sorcellerie où il entrait à la fois des fleurs et des serpents, du sang de tigre et du miel." Cité page 468 dans Charles Buet Impressions et souvenirs.
1340Lettre du 25 février 1855
1341 Disjecta membra page 341 tome II, Ed.La Connaissance, 1925.
1342une originalité de plus : presque tous les e minuscules de certains manuscrits sont faits, en deux traits courbes, comme un petit chou un peu aplati qui surmonterait de guingois un plus gros chou dont il manquerait le côté droit. Problème de plume ? d'autres sont faits d'une étrange façon (cf. sa signature page 522)
1343Méthode pratique de graphologie, 3° édition, Ghio 1885,p.89
1344page 45 dans Barbey d'Aurevilly, Impressions et souvenirs,. Il écrivait sur du papier anglais, timbré de cette devise dans une banderole verte ou violette Never More. Il cachetait l'enveloppe d'un sceau en cire rouge, portant soit l'écu de ses armes, soit ces deux mots Too Late. ( Trop tard)
1345inventé en 1864 et dont on dirait bien qu'il s'est servi à la fin de sa vie.
1346page 330 Littérateurs et artistes: Barbey d'Aurevilly ; Ed.H.Falque.
1347Dédicaces à la main, page 120
1348page 95, Le griffonnage : esthétique des gestes machinaux, Ed.François Bourin, avril 1992.
1349 page 503, L'amateur de noms, essai sur l'onomastique aurevillienne.
1350C.G.IV p.34
1351N.Dodille, L'amateur de noms, essai sur l'onomastique aurevillienne.
1352O.C.I page 828.
1353 pour l'anecdote : les corrections sont très rares dans le texte : Barbey a supprimé aux yeux noirs d'Alberte leur " semis poudré d'or " initial ; il a ajouté au miroir de Mme de Savigny du " velours de plumes de paon " ; et, venant de parler du dos profond de Rosalba, et voulant remonter jusqu'à sa bouche, il supprime l'expression " l'autre fente de sa bouche " pour la remplacer par " la rose mouillée de sa bouche ", moins osé. Peu de variantes, mais très signifiantes.
1354page VII de L'Introduction aux Disjecta membra, Ed. de la Connaissance 1925. Il fait ici allusion à une autre édition, fac-similé au format et en couleur in 4°, M Lafuma, Paris, 1923.
1355 page XVII del'Introduction aux Disjecta membra, Ed. de la Connaissance 1925.
1356 Mes remerciements vont à Joël Dupont, conservateur du Musée Barbey d'Aurevilly à Saint-Sauveur, qui m'a reçue si aimablement dans cette ancienne demeure de Barbey où se trouve l'original de ce Cahier.
1357Cf.ici page 517-518 pour le nez et la flèche.
Peut-être faudrait-il aussi se demander s'il y a un rapport entre les flèches qui tuèrent les enfants de Niobé, et ces flèches que Barbey arbore partout : peut-être les disperse-t-il partout pour symboliser sa survie et sa maîtrise du destin ?
Il faudrait aussi, mais c'est en dehors de notre sujet, voir comme la flèche se relie par tellement de points à Barbey : dans le Dictionnaire des symboles, de Jean Chevalier, Laffont 1982 :
-Symbole de pénétration, d'ouverture, pensée qui introduit la lumière, organe créateur qui ouvre pour féconder, qui dédouble pour permettre une synthèse, trait de lumière qui éclaire l'espace clos, parce qu'on l'ouvre, rayon solaire, fécondant lui aussi et séparateur des images: tout ceci se relie aux interrogations, à l'esprit critique, au thème du masque tel que nous l'avons défini dans notre thèse précédente...
-Symbole universel du dépassement des conditions normales, savoir rapide : sublimation
-Symbole du destin, de la mort subite : Niobé, destin trompé à rebâtir
-Symbole de la vitesse jointe à la droiture. cela dépend de la valeur de celui qui la lance : fierté d'être soi, enfin.
-Symbole du coup de foudre.
1358Dédicaces à la main, p.107
1359page 505 sq. Norbert Dodille, Le discours autobiographique dans la correspondance et les Memoranda de Barbey d' Aurevilly. Thèse 1986. Université de Lille III.
1360cf. lettre à Trebutien où il lui parle de la difficulté qu'il rencontre à faire bien peindre ses armoiries...
1361Barbet = chien courant de chasse, à longs poils, " crotté comme un barbet " ; " suivre comme un barbet " ; poils dont on fait les chapeaux. Coucher à la barbet= coucher sur un matelas par terre. Encore récemment on rappelait qu'un écrivain, dans la mouvance surréaliste il est vrai, s'était moqué de Barbey en le traitant de " Cher vieux Crotté d'Aurevilly... "(cité dans un congrès dont on a rendu compte dans Colloque B d'A : Cent ans après, Ed. Droz 1990, p. 45.)
1362Barbillon en 1835, barbeau en 1866, barbe en 1887 = souteneur. Barboter,= voler, fouiller.
Marqué au B = qui a un défaut de nature, et meschant pour l'ordinaire, comme bigle, boiteux, borgne, bossu, etc.
1363Barbeyer : se dit du vent qui passe à côté de la voile sans la remplir.
barbouiller = salir, peindre grossièrement, mal, gâter, décrire mal, écrire quelque chose qui ne vaut rien. barbouiller du papier " ; vient du nom d'un bouffon barbu et enfariné.
raser en 1851= ennuyer; puis barber en 1882 = ennuyer.
1364C.G. III, page 60
1365Sa première signature Jules Barbey d'Aurevilly date de 1838; mais après il adopte complètement ce nom pour se désigner. Exemples : " les notes les plus vibrantes, les plus cuivrées, les plus d'Aurevilly " Lettre à Trebutien, 27 avril 51. " Donnez-nous souvent de ce d'Aurevilly " idem, 29 novembre 1851; " Il n'y a que M.d'Aurev... qui soit assez chrétien et assez crâne pour vous faire un article comme il convient " idem, 13 juillet 1853; " Quoique j'aie fait l'ouverture à mes parents ( tout dernièrement) de ce mariage qui paraît une chimère à ceux qui ne connaissent que le d'Aurevilly d'autrefois et non le d'Aurevilly renouvelé... " idem 25 août 1853 etc. D'Aurevilly était le nom dans lequel il se sentait bien.
1366Land-grün ?
1367 La chose capitale, Essai sur les noms de Barbey, Barthes, Bloy, Borel, Huysmans, Maupassant, Paulhan. Textes réunis et présentés par Philippe Bonnefis, et Alain Buisine. 1981 Presses universitaires de Lille III
voir pour le nom de Rollon dans les Disjecta p 224.
1368 On peut supposer les raisons des choix de Barbey pour trois de ses pseudonymes : Maximilienne de Syrène, ( conte, poisson, magie, et une Mlle de Cyresne dont il fut amoureux...) Graffigny, ( dictionnaire de patois normand, Slatkine reprints, Genève, 1969 : Grafigner, grafiner : gratter légèrement ; grafigner est donné en ce sens par Colgravez. Grafiner vient de graffe, burin, stylet, lui-même dérivé du latin graphium, style, poiçon servant à écrire sur la cire; une madame de Graffigny a réellement existé au XVIII°, dame de la cour, intellectuelle et intrigante semble-t-il), Anne de Maubranches comporte un prénom intemporel et androgyne, profond et musical, simple et mystérieux, joint à un beau patronyme symbolique, ambigu et ancien. Quant à Abbema, un nom réel plutôt hollandais ou portugais, celui aussi d'une comédienne née en 1788, morte en 1865, à la vie un peu aventureuse dès sa naissance; mais on peut aussi se demander si ce n'est pas l'inverse de (Jules)Amé(dée) B(ar)B(ey d')A(urevilly)...
1369 page 505 Norbert Dodille, Le discours autobiographique dans la correspondance et les Memoranda de Barbey d Aurevilly. Thèse 1986. Université de Lille III.
1370A ce propos, je remercie ma mère pour l'attention minutieuse, technique, curieuse et chaleureuse de sa relecture, tâche fastidieuse s'il en est...
1371Lettre à Trebutien, 29 septembre 1843.
1372Bas-Bleus, 1863.
1373Une vieille maîtresse.
1374Bruno Bettelheim par exemple a surmonté à sa façon une blessure du même genre que celle dont nous parlons. Il raconte soixante-dix ans plus tard, à qui voulait l'entendre, que sa mère avait subi un choc, lors de sa naissance, à sa vue, choc qui lui avait alors arraché cette plaisanterie : " Dieu merci, C'est un garçon ! "...
1375Cf. " La délivrance des sens, c'est la beauté ; la délivrance des mains et des actes, c'est le travail ; la délivrance de la tête, c'est la sagesse ; la délivrance du coeur, c'est l'amour. " ( sentence donnée par un Compagnon).
1376 Lettres intimes, S 26. Cité page 207 dans H.Hofer.
1377Bernouard XV, Lettres à Trebutien, II, S.196-7 cité page 208 dans Hofer. Quant à la parenté inconsciente et symbolique entre l'enfant et l'oeuvre chez lui,voir page 516.
1378nous nous demanderons plus loin pourquoi.
1379 Paul Ricoeur De l'interprétation, Editions du Seuil, 1965
1380 Jean Starobinski : Psychanalyse et création littéraire, in La relation critique, Gallimard 1970. cité par D.Fernandez p 61 dans L'arbre jusqu'aux racines
1381 cf. VII
1382Barbey l'orthographie " Finck ", mais le Bénézit " Fink ".
1383Amaïdée
1384 : la taille moyenne des conscrits était en 1974 de 1m72, et de 1m66 en 1930. En 1830 elle était de 1m62... ( Au XVIII° siècle, par exemple, pour sélectionner un régiment de 400 hommes de plus de 1m70, on devait " écrémer " une population de 79 000 habitants ( soit 0,5 pour cent....) ! C'est par erreur que Aristide Marie dit 1m92 dans son livre Le Connétable des Lettres page 70 : ses habits, au Musée, en font foi.
1385Marie (A.): Le Connétable des lettres: Barbey d'Aurevilly, Paris, Mercure de France 1939 pages 294 et 298
1386Cité page 142 dans la thèse de Catherine Boschian-Campaner: Barbey d'Aurevilly Ed. Seguier 1989
1387C'est que pour Barbey le physique compte dans l'estimation des gens! Cité page 142 dans la thèse de Catherine Boschian-Campaner: Barbey d'Aurevilly Ed. Seguier 1989
1388Barbey d'Aurévilly, La Cité des Livres, 1927, Je ne sais pourquoi Uzanne écrit Aurévilly, avec un accent.
1389 rien
1390Cité par Uzanne, dans Barbey d'Aurévilly, page 30. Barbey lui est un autre pêcheur et qui pêche dans d'autres eaux!
1391cité par J.P..Seguin, page 24 dans Iconographie
1392Aristide Marie, le Connétable des Lettres, page 181
1393 page 28 dans Barbey d'Aurevilly. Impressions et souvenirs.
1394 in Le Figaro, 23 juillet 1861.
1395Barbey d'Aurévilly, page 24
1396cité par J.P.Seguin, page 39 sq. dans Iconographie. Figaro du 25 juillet 1861
1397C.G.VII
1398 cité par J.P.Seguin, page 41 dans Iconographie
1399 cité par J.P.Seguin, page 289 dans Iconographie. Tiré de La Revue hebdomadaire, avril 1909, page 144
1400Journal des Goncourt mai 1875
1401Barbey d'Aurévilly, page 47
1402Barbey d'Aurévilly, page 47
1403cité par J.P.Seguin en face du N° 87 dans Iconographie, tiré de Léon Bloy: Sueur de sang.
1404cité par J.P.Seguin, en face du dessin N°79 dans Iconographie
1405 cité par J.P.Seguin, dans Iconographie. Tiré de Léon Bloy: La Méduse Astruc, 1875
1406D'Astruc, il nous reste un autre portrait de Barbey, de la taille d'un petit masque, sur un autre groupe, de 1880. La figure est plus paisible !( voir le n° 86 dans l'Iconographie de Seguin.).Astruc débuta au Salon en 1871.
1407 C.G. IX 22 mai 1876. Ce buste de 1875 est exposé au salon de 1876, reproduit en VIII
1408Pour sourire un peu : Jules et Léon se plaignaient des inexactitudes biographiques qui les concernaient : dans un de ces derniers ouvrages de biographies d'auteurs, paru en 1994, le recueil de Léon "Amour et Haine" est attribué à Jules!!! Léon ayant, lui, disparu de ce dictionnaire. On ne prête qu'aux riches!
1409Le style de Léon est ici presque celui de Jules...Dans les O. H., il y a un article de Barbey sur les biographies qui se moque de ce genre d'articles, sans nommer Larousse
1410 cité par J.P.Seguin, dans Iconographie en face du N° 89. Tiré des Souvenirs d'O. Uzann, Le Livre, 10 juin 1889.
1411Thèse de Catherine Boschian :Barbey d'Aurevilly, page 182
1412lettre de J.Lorrain à Barbey, le 12 octobre 1887
1413cité par Aristide Marie, page 317, dans Le Connétable des Lettres
1414Charles Buet, Impressions et souvenirs, Savine, 1891 p 187
1415Charles Buet, Impressions et souvenirs,Savine, 1891 p 187
1416La victoire du mari, Dentu 1889 p. XXV
1417C'est au-dessous d'une eau forte gravée d'après ce portrait, offerte à son ami Michel Ménard, qu'il avait écrit :
Ce portrait n'est pas un chef-d'oeuvre,
Mais cependant, ne croyez pas qu'il ment.
C'étaient bien là mes yeux de couleuvre,
Avant que je fusse un serpent!
1418cf. A.Pichot Byron, page 20 : " La bizarrerie du noble lord fut surtout remarquable dans le choix qu'il fit pour sa coupe de la tête d'un de ses ancêtres. () C'était la coupe de cérémonie quand Lord Byron présidait l'ordre du Crâne, qu'il avait créé ".
1419 Par exemple il écrit qu'il vient de relire, pour la millième fois peut-être, les Memoranda de Byron.
1420 Grands Normands Rouen, 1939, page 19
1421 Voir l'étude du symbolisme du bronze dans notre thèse sur le Masque.
1422Comtesse Dash : Souvenirs et impressions sur Barbey d'Aurevilly, annotés par lui-même.in Le journal 5 octobre 1892 :
1423Lettre à Paul Bourget, 19 décembre 1877
1424O.C.II page 1602
1425O.C.II page 1602
1426O.C.I p.7
1427Lettre à Trebutien, 18 juillet 1835.
1428Lettre à Trebutien, 18 juillet 1835, CG1 p.44. "A la manière du Lion", expression inspirée de Mme de Staël, et de Dante. Premier Memorandum, 13 janvier 1837
1429 1° Mémorandum 13 janvier 1837
1430héros de Nodier
1431 O.C. II 864 Premier Memorandum 12 décembre 1837
1432Premier Memorandum, 9 juillet 1838
1433Premier Memorandum, 11 juillet 1838
1434 Premier Memorandum, 26 juillet 1838
1435Premier Memorandum 22 septembre 1838.
1436 O.C.II page 791 7 décembre 1838.
1437 O.C.II page 986 7 novembre 1838.
1438O.C. II page 1006 24 décembre 1838.
1439 O.C. II page 909 21 juin 1838.
1440 (C.G. II 137).
1441 Premier Memorandum, 10 octobre 1838.
1442Dodille page 361 sq.
1443Lettre à Trebutien, 28 octobre 1843.
1444Lettre à Trebutien, 1° avril 1851.
1445cité par lui dans Barbey d'Aurévilly, page 34.
1446Correspondance, III p. 95, 18 septembre 1851.
1447CG1 p.111.
1448Lettre à Trebutien, 29 juillet 1851
1449Lettre à Trebutien, 9 décembre 1851.
1450Lettre à Trebutien, 25 février 1855. Amédée, est le prénom d'un héros de Léa ; Jules, Amédée, Hector sont les prénoms de Don Juan dans Le Plus Bel Amour, et Jules, Amédée, les prénoms de notre Barbey. Hector un de ses grands-oncles.
1451Lettre à Trebutien accompagnant son portrait. 27 mars 1855
1452cité par Aristide Marie : Le Connétable des Lettres, page 174
1453Lettre à Trebutien, 8 décembre 1856
1454 (12 avril 58 LT IV)
1455cité par Aristide Marie : Le Connétable des Lettres page 14
1456 cité par Aristide Marie : Le Connétable des Lettres page 16
1457Cité par Aristide Marie, page 227, dans Le Connétable des Lettres.
1458Cinquième Memorandum, pour l'Ange Blanc, 30 novembre 1864.
1459 Les Ridicules du temps page 21 Rouveyre 1883
1460C'est assez amusant de comparer avec le poème de Léon donné en annexe 3.
1461O.C.II. cf. ici l'analyse III 3
146230 mars 1873.
1463cité dans Un poète apôtre, Léon d'Aurevilly, par J.Dauphin.
1464 il a fait planter une multitude de rosiers.
146514 Avril 1877
146602 Mai 1877
1467Disjecta membra, tome II page 190, Ed.La Connaissance, 1925.
1468cf. ici III- 3 les billets à Sophie Lafaye, M.Lacombe, et M.Lévy.
146916 Janvier 1879
1470 C.G.VIII page 190, fin Jan. 1879
1471 Barbey d'Aurevilly, Documents iconographiques. Préface et notes de J.P.Seguin. Pierre Cailler éditeur, Genève, 1961. page 304.
147226 Janvier 1881, à Louise Read
147323 Février 1881
1474C'est Hayem qui lui offrait ce tableau, d'où la délicate position de Barbey, peut-être...
1475 C.G.VIII 14 août 1882
1476sans doute à cause du pittoresque plus attirant de la couleur...
1477 nous en profitons pour nous excuser de la mauvaise qualité des reproductions dans cette thèse : il faut que le lecteur soit un ascète plein d'imagination ! Elles sont plutôt ici à titre de jalons symboliques...
1478Problème général et aigu des reproductions de tableaux!
1479 C.G. 15 octobre 1885
1480 C.G. 8 mai 1882. Actuellement, la trace de ce buste est perdue; nous n'en connaissons qu'une photo donnée par Doyon dans son "Barbey d'Aurevilly amoureux et dupe ", Paris, Corrêa, 1934, page 97
1481 C'est-à-dire " le coeur ". 5 février 1883, à Madame de Bouglon. La tonalité de cette lettre peut se rapprocher de la fin de L'ami étranger, de Christoph Hein, mais la jeune femme y refuse justement de (se) dire, de dire même ce qui lui manque.
1482Alcide Dusolier Barbey d'Aurevilly B. Dentu éditeur, 1862
1483Ce sont les dernières paroles de ce petit ouvrage qui ne cite que l'Amour Impossible, Une Vieille Maîtresse, et L'Ensorcelée. Il a vertement, auparavant, critiqué les idées politiques, sociales, et religieuses de Barbey, mais il critique tout aussi violemment ceux qui veulent l'étouffer.
A X et sans date précise, Correspondance 1887, tome IX
1485se reporter aussi en III-3
1486 O.C.I p.23
1487 O.C.I p.23
1488 O.C.I p.27
1489O.C.I p. 25
1490Ce qui ne meurt pas, Ed.Bernouard tome I, pages 31-32
1491 O.C.II p.1189-90
1492Lettres à Trebutien, 31 octobre 1851
1493L'Amour Impossible p 57 O.C.II
1494L'Amour Impossible, p 64 O.C.II
1495O.C.I p 562
1496O.C.I p 563
1497 O.C.I p 939
1498cf. Barbey d'Aurevilly critique par J.Petit, page 636 Les Belles Lettres
1499 O.C. I page 877
1500LT II p 96, 1° avril 1851
1501O.C. II 17
1502O.C. II 12
1503Aristide Marie : Le Connétable des Lettres, page 249
1504Pages 180-1 O.C.II A un dîner d'athées
1505 Lettre à Trebutien, 23 septembre 1850
1506O.C.II p. 1322
1507O.C.II p. 184 A un dîner d'athées.
1508 O.C.II p. 192 A un dîner d'athées.
1509Correspondance 13 octobre 1885
1510O.C.II page 701.
1511O.C.II page 278.
1512Lettre à Trebutien, 2 janvier 1855.
1513Premiers articles (1834-1852) Publiés par Andrée Hirschi et Jacques Petit, Les Belles Lettres, Paris 1973, page 53
1514Premiers articles (1834-1852) Publiés par Andrée Hirschi et Jacques Petit, Les Belles Lettres, Paris 1973, page 53
1515 Correspondance Tome III page 262, 22 nov. 1853. Cf. " Rien de plus émouvant que la beauté qui s'ignore, sinon la laideur qui se sait " Apostilles de R.Mallet, Gallimard 1915.
1516article dans le Constitutionnel, le 25 août 1873, à propos des Confessions et discours littéraires de Jules Favre.
1518 " idéal de visage et (...) grec de profil " O.C. II 17
1519 ces références sont éparses et multiples.
1520" la vraie beauté, - la beauté insolente, joyeuse, impériale, juanesque enfin; le mot dit tout et dispense de la description " O.C.II p. 62, Le plus bel amour de Don Juan
1521O.C.II page 62 Le Plus bel amour de Don Juan
1522 page 699 O.C.II
1523 Du dandysme et de George Brummell page 699
1524Correspondance Tome III, page 144, 21 mars 1852.
1525Correspondance Tome III, page 207, 23 juin 1853.
1526Lettre à Trebutien, 6 novembre 1853.
1527 Correspondance, Tome IV, 28 janvier 1854
1528 Lettre à Trebutien, 2 avril 1855.
1529Certains n'ont pas de visage : comme le capucin d'Une Histoire sans nom, par exemple, n'est visible que par ses pieds et sa main, l'on en déduit alors un beau visage, qui devient " la face d'un homme " ( O.C.II p. 363) déjà tout rongé quand on sait la vérité : il était, spirituellement, monstrueux. C'est un sphinx, un mystère. Mais un beau sphinx, et non un monstre laid.
1530Correspondance Tome 1 page 207
1531 Correspondance tome VI, page 53, 28 nov. 1857
1532 Correspondance, tome VI, 18 avril 1860, dans une lettre à Sainte-Beuve. page 141.
1533 Correspondance, Tome V, page 21. 13 janvier 1856.
1534Jean Bart, célèbre corsaire, portait une culotte doublée de drap d'or... irritante comme un cilice.
1535La Bague d'Annibal O.C. II p. 165
1536cf. lettre à Trebutien du 16 août 1843.
1537O.C.I p. 164 La bague d'Annibal
" Je suis allé aussi entendre Dupré à l'Opéra, que mon incompréhensible paresse m'avait jusqu'alors empêché d'entendre. Il est laid, petit, ignoble, mais quel instrument il a dans la poitrine! "Premier Memorandum, 7 décembre 1837..
1539 page 342 Littérature épistolaire O.H. XIII Lemerre 1892.
1540 Littérature épistolaire O.H. XIII Lemerre 1892 : notes page 159 sur la correspondance de l'Abbé Galiani : note de l'éditeur : " appelé parfois Machiavelino, Grimm le surnommait :Platon avec des épaules d'Arlequin. "
1541article à propos des Oeuvres posthumes de Stendhal: Correspondance inédite, paru le 18 juillet 1856 dans Le Pays.
1542 Lettre à Trebutien, 5 août 1854.
1543 article dans La Revue de mode de Paris, 10 novembre 1845.
1544Ce sentiment n'est pas le même que celui qui attendrit devant un défaut. Peut-être Barbey connaissait-il aussi cela, ou aurait-il aimé qu'on s'attendrît sur lui.
1545Du dandysme..., O.C.II p.692
1546page 278 O.C.II
1547Lord Byron en Italie, in Racine et Shakespeare, Paris, 1854
1548Lord Byron, la malédiction du génie Ed.Taillandier, 1984, page 24. Son amour pour Mary Chaworth.
154913 ans après
1550Et tous deux étaient jeunes, et un seul était beau,
Et tous deux étaient jeunes- mais d'une jeunesse différente.
1551Lord Byron, la malédiction du génie Ed.Taillandier, 1984, page 33.
1552Lord Byron, la malédiction du génie Ed.Taillandier, 1984, page 33
1553 A propos du Lara de lord Byron à l'Opéra Comique, article dans Le Pays 24 avril 1864. O.H.XII page 307
1554article paru le 4 août 1868 dans Le Constitutionnel, repris dans les Bas-Bleus, page 287 sq.
1555 Ces idées ne sont pas loin de celles de Y.Mishima.
1556article paru le 4 août 1868 dans Le Constitutionnel, repris dans les Bas-Bleus, page 287 sq.
1557article paru le 4 août 1868 dans Le Constitutionnel, repris dans les Bas-Bleus, page 287 sq.
1558article paru le 4 août 1868 dans Le Constitutionnel, repris dans les Bas-Bleus, page 287 sq.
1559article paru le 4 août 1868 dans Le Constitutionnel, repris dans les Bas-Bleus, page 287 sq.
1560 article paru le 29 mars 1859 dans Le Pays, sur Souvenirs sur les derniers jours de la vie de Shelley et de Byron, par E.J.Trelawney, et sur Lord Byron et la société anglaise par D.Nisard.
1561C'est aux environs de 1869 que s'est produit un basculement dans l'opinion publique, les révélations augmentant la probabilité d'une vérité choquante sur l'inceste avec sa demi-soeur de père.
1562 Disjecta membra, I, Ed. La Connaissance 1925 page 72
1563 page 1338 O.C.I et 550 O.C.I
1564 page 551 O.C.I
1565 Une vieille maîtresse, p.364 O.C.I
1566 p.727 O.C.I
1567 cité page 165 dans Barbey d'Aurevilly par Jean Canu Ed. Robert Laffont, 1945
1568 préface de 1859 à L'Amour Impossible, citée page 1254 dans O.C.I
1569voir ici III-3 page 232
1570Disjecta membra, I Ed. La Connaissance 1925 page 45
1571Disjecta membra II, page 81, Ed.La Connaissance, 1925.
1572Disjecta Membra II, page 338, Ed.La Connaissance, 1925
1573Deuxième Memorandum, 8 octobre 1838
1574Du dandysme..., p.692
1575 " La nuit fut laide, la journée ni bien ni mal ( ce qu'on peut dire de pis des femmes), mais ce soir, je me sens redevenu moi-même. " Correspondance III p.273 17 décembre 1853
1576O.C.I p.646.
1577O.C.I p. 877
1578O.C.I p. 268, à propos de Vellini, cf. Le Nain Jaune, 27 octobre1866
1579p.338 dans Sensations d'art.
1580Il connaît peut-être le coup de foudre et aime cette sensation; il aime à coup sûr le percevoir chez l'autre : dans les Disjecta membra, tome II, p.237, Ed.La Connaissance, 1925, une phrase isolée : " Elle avait des yeux singuliers, des yeux qui se jetaient dans vos bras et qui s'en retiraient comme on s'arrache avec effroi des bras d'un homme. "
On peut sans doute en conclure de l'absence de séduction combinée dans les romans, que Barbey a vécu le coup de foudre pour quelqu'un, en devant le cacher peut-être, plus que lui-même n'a été l'objet d'un coup de foudre... Ce déséquilibre a sans doute augmenté la douleur venant de sa laideur qu'il a encore mise en cause à cette occasion. En outre, il a peut-être aussi aiguisé le désir de ne pas être en faute, en ce qui concernait les beautés sur lesquelles il avait pouvoir ( vêtements, dandysme, toilette, comportements divers et variés, attention à des détails apparemment futiles, qui sont des minimums pour espérer séduire etc.)
1581 O.C.II p 1117.
1582 O.C.II p 1567
1583 " Un homme labyrinthique ne cherche jamais la vérité, mais uniquement son Ariane. " Nietzsche, cité par Barthes, dans La Chambre claire. Page 114. Et Dieu sait si Barbey aima être un labyrinthe jusqu'à ce qu'il avoue préférer une Ariane...
1584Ce serait d'ailleurs amusant de faire de la littérature comparée à propos de ce cas : notre époque mentionne l'expérience religieuse ratée que ne mentionne pas du tout le dictionnaire précédent... etc.
1585En tout cas, Barbey rend compte d'un livre de Mignet en 1854 et lui consacre, évidemment, un des Quarante Médaillons de l'Académie... ( guère flatteur d'ailleurs!)
1586Imprimerie Royale 1844
1587page 467 Journal des Savants.1844
1588Voici comment en parle l'historien de la maison de Silva : " Dona Anna () era por su sangre, por su hermosura, y por la sucession de tan noble casa, uno de los mas apetecidos casamientos de aquel tiempo "
1589Comment interpréter qu'il ait appelé celle qui mourut d'amour pour Marigny Mme de Mendoze, je ne sais. Ignorance à l'époque ou autre chose?
1590comme l'Autoportrait du Parmigiano avec la main en gros plan dans un miroir convexe ( tableau à Vienne), ou le portrait de Edouard VI par William Scrots (à Londres): tableau déformé qu'on ne comprend qu'en se mettant au ras de la feuille ou, si on est à Londres, paraît-il, en le regardant à travers un minuscule oeilleton.
1591Quant à la princesse des Ursins, dont Barbey parlait souvent pour son Traité de la Princesse, un début de recherche sur son physique m'a apporté ceci : " C'était une femme plutôt grande que petite, brune avec des yeux bleus qui disaient sans cesse tout ce qui lui plaisait, avec une taille parfaite, une belle gorge, et un visage, qui, sans beauté, était charmant () voulant plaire pour plaire, et avec des charmes dont il n'était pas possible de se défendre quand elle voulait gagner et séduire " Saint-Simon. Effectivement elle séduisit jusqu'à la fin de sa vie ( 80 ans!).
1592 voir plus haut I
1593 Le " monstre" a été longuement évoqué dans notre thèse sur le Masque : chose à montrer qui doit être cachée car...
1594Cf. Ici IV-3
1595Premier Memorandum O.C. I
1596Barbey d‘Aurevilly, Catalogue de l'exposition de la Mairie de Paris, page 154
1597Ses amis mentionnent souvent son coeur d'or, son indifférence à la pauvreté, sa générosité, et sa fidélité aux élans du coeur, qualités humaines, mais aussi son désir de convertir les autres parfois, son désir de servir l'Eglise etc. Nous ne pouvons citer cela ici, car ce n'est pas notre sujet, mais les témoignages concordent: en dehors des accès du critique ou du polémiste trop violent...
1598Cf.ici VI
1599Louis Baladier estime que Barbey, en " utilisant dans la perspective de son jansénisme attardé les ressources d'un genre( la nouvelle), crée une figure originale du désespoir stoïcien ", in Deux maîtres méconnus des petits genres: Barbey d'Aurevilly et Villiers de l'Isle-Adam, in L'Ecole des Lettres, N°11, du 15 mars 1982
1600et que Walter Scott avait déjà suggérée à Byron.
1601Disjecta membra, ed. La Connaissance, 1925, p.4
1602 Freud Un souvenir d'enfance de Léonard de Vinci. cité page 93 dans La sublimation. Les sentiers de la création. Ed. Tchou. 1979.
1603Une Histoire sans nom, Ce qui ne meurt pas, Une page d'histoire
1604Cf. Ici II-2
160514 août 1882 à Madame de Bouglon: " Vous ne deviniez pas où j'allais. J'allais à la chose la plus profonde, que j'aie jamais écrite, la plus cohérente, la plus une, et vous le verrez quand vous relirez ce roman en volume et d'enfilée. "
1606 "Too late !"
160711 octobre 1882
1608O.C.II page 154
1609 C.G.VIII 27 octobre 1882 à Madame de Bouglon.
1610 Correspondance sans autre date, de mars 1884
1611O.C.II page 466.
1612cf. Ici I-1
1613Interpréter Une page d'Histoire, par Julien Bonel, psychanalyste, dans L'école des Lettres, N°8 15 janvier 1987:
1614Interpréter Une page d'Histoire, par Julien Bonel, psychanalyste, dans L'école des Lettres N° 15 janvier 1987.
1615 Interpréter Une page d'Histoire, par Julien Bonel, psychanalyste, dans L'école des Lettres N° 15 janvier 1987.
1616C'est le jour de Noël en général que le désespoir des esseulés est le plus grand...
1617 " Bonsoir " : " Comme ils sont loin, les feux de notre aurore! / Mais ces hivers ont eu leurs jours de fête. " Chansons de Béranger, anciennes et posthumes. Garnier.
1618Madame de Bouglon d'ailleurs sentit peut-être elle aussi les incidences physiques de sa lettre et de son télégramme, comme le révèle sa lettre du 20 mai 1888 à Joséphin Péladan qui avait pris son parti. : " Il y a un mois juste que j'ai dit adieu au malade de la Rue Rousselet.() Je lui ai dit adieu par ce télégramme vite déchiré par la dame de céans, je le sais. Je recommande ici l'âme de celui qui fut un grand ami et qui est mort mon grand ennemi ; comment ce poète n'a-t-il pas compris que cet attachement de trente-cinq ans était pour lui un prestige? " Cité par R.L.Doyon, dans Barbey, amoureux et dupe, Paris, Corrêa, 1934.
1619Barbey est très tôt conscient des différents problèmes auxquels il est confronté: dans le Memorandum du 16 février 1838, il confie "Il y a des coeurs comme des esprits, inétendus, étroits, exclusifs ; n'ayant qu'un sentiment comme une idée. Il y en a d'autres qui en ont plusieurs qui se croisent et qui se dévorent. Quels les plus à plaindre, quels les plus à admirer? "
1620 Henri Wallon : Les origines du caractère chez l'enfant. Quadrige- Presses universitaires de France 1983. (Mais première édition en 1949). page 7
1621Alain Buisine Laideurs de Sartre page 13
1622D.Fernandez L'arbre jusqu'aux racines, Grasset, 1972, page 31
1623D.Fernandez L'arbre jusqu'aux racines, Grasset, 1972, page 32 " Comprendre un écrivain, un peintre, un musicien, ce n'est pas seulement inventorier ses thèmes et démonter ses procédés techniques. Cette étape du travail interprétatif est indispensable, certes, mais elle n'est qu'une étape, sur le chemin infiniment plus long et plus malaisé qui nous amènerait à saisir les motivations inconscientes du processus créateur, à reconnaître la solidarité profonde qui unit la vie d'un homme à sa production artistique, et enfin, à nous émerveiller que l'importance historique d'une oeuvre dépende si souvent de sa signification privée. Sans doute, pour toutes les raisons que j'ai dites, faut-il se garder d'étudier d'abord la biographie pour en chercher ensuite une application dans les oeuvres; la véritable vie d'un écrivain est dans ses livres, c'est entendu; mais croire que les livres ne sortent pas de l'expérience infantile ( tenu compte de toutes les transmutations arrivées en route) n'est-ce pas retomber dans une mythification du créateur tout aussi déformante que l'ancienne surestimation morale des artistes par besoin d'y retrouver des pères? "
1624D.Fernandez L'arbre jusqu'aux racines, Grasset, 1972 page 52.
1625La psychobiographie. Mais nous ne prétendons pas ici avoir réussi à faire cela, qui est beaucoup plus vaste et complet que notre thème.
1626 Freud la création littéraire et le rêve éveillé, 1908, in Essais de psychanalyse appliquée Gallimard Cf. aussi des passages de l'Autobiographie de 1925
1627D. Fernandez L'arbre jusqu'aux racines, Grasset, 1972 page 56
1628 d'où l'intérêt de l'analyse de la structure de présentation des romans, et son évolution. cf. VII
1629Jean Delay : Névrose et création, in Aspects de la psychiatrie moderne.PUF 1956.
1630D. Fernandez L'arbre jusqu'aux racines, Grasset, 1972 page 56
1631cf. partie VII
1632Le docteur Catherine Dolto-Tolitch, a bien voulu répondre à une lettre où je lui soumettais mes hypothèses et me donner son avis, avec beaucoup de précision : " Je crois que vous avez tout à fait bien analysé le destin de Barbey d'Aurevilly. Il me semble que votre interprétation est assez bonne, mais il faudrait connaître plus sa vie ce qui n'est pas mon cas, pour faire une analyse plus subtile.
Je ne pense pas que ce soit juste de dire qu'il s'est psychanalysé à travers son oeuvre, mais plutôt que grâce à son oeuvre, il a pu sublimer une souffrance névrotique et mener une vie réussie en tant qu'auteur, au lieu de s'embourber dans l'échec comme il aurait pu le faire avec la constellation signifiante qui était la sienne et que vous montrez très bien. " Lettre du 26 octobre 1993.
1633Si nous sommes encore émus, c'est que l'oeuvre nous touche en fait profondément : n'est-ce pas la pierre de touche de l'art? Et son but ?
1634Dominique Fernandez : L'arbre jusqu'aux racines, Grasset, 1972, page 76-77
1635Selon la notion d'écart biographique suggérée par un Starobinski qui utilise la psychanalyse pour certaines analyses: " Il faut connaître l'homme et son existence empirique, pour savoir à quoi s'oppose l'oeuvre, quel est son coefficient de négativité... Devant le décentrement créateur, elle est capable de nous parler du premier centre, du centre abandonné. " cité par Dominique Fernandez : L'arbre jusqu'aux racines, Grasset, 1972, page 63
1636N'y a-t-il donc jamais que des êtres qui ont eu des problèmes qui peuvent créer? La sublimation est-elle nécessaire? Ne peut-on penser que certains créent dans le bonheur et la joie? Pour le plaisir,et sans rien avoir à compenser? Peut-être en se mettant à la place de ceux qui ont des douleurs, pour aider les autres... La sublimation est-elle le seul mécanisme pour un art de qualité?
1637Hanna Segal : " A Psycho-Analytical Approach to Aesthetics ", Karnac Books, Maresfield Reprints. ( Une approche psychanalytique de l'esthétisme. 1952) cité dans La sublimation. Les sentiers de la création. Ed. Tchou 1979.Préface par le Professeur Didier Anzieu, page 179
1638 Je pense à ce livre si douloureux : La cicatrice de Bruce Lowery
1639Hanna Segal : " A Psycho-Analytical Approach to Aesthetics ", Karnac Books, Maresfield Reprints. ( Une approche psychanalytique de l'esthétisme. 1952) cité dans La sublimation. Les sentiers de la création. Ed. Tchou 1979.Préface par le Professeur Didier Anzieu
1640Freud, la morale sexuelle civilisée et la maladie nerveuse des Temps Modernes.1908 PUF, cité dans La sublimation. Les sentiers de la création. Ed. Tchou 1979.Préface par le Professeur Didier Anzieu :page 17.
1641 dans Un souvenir d'enfance de Léonard de Vinci; cité pages 78-80, cité dans La sublimation. Les sentiers de la création. Ed. Tchou 1979.Préface par le Professeur Didier Anzieu,
1642dans Un souvenir d'enfance de Léonard de Vinci; cité pages 78-80, cité dans La sublimation. Les sentiers de la création. Ed. Tchou 1979.Préface par le Professeur Didier Anzieu,
1643page 249 Louis Corman: Narcissisme et frustration d'amour, 1975 Ed.Denard et Mardaga.
1644 page 249 Louis Corman: Narcissisme et frustration d'amour, 1975 Ed.Denard et Mardaga.
1645O.C.I page 264
1646O.C.I page 264. " l'ivresse des fers brisés " etc.
1647O.C.I page 160
1648O.C.II page 1062
1649cf. Ici IV
1650Apparemment Barbey a finalement accepté ce hasard comme étant volonté ( ou impuissance passive ou ?) divines, et sans rejeter Dieu comme non-bienveillant.
1651( La natura è piena d'infinite ragioni che non furono mai in isperienza)
1652S.Freud Un souvenir d'enfance de Léonard de Vinci, 1910 Gallimard, cité pages 78-80 dans La sublimation. Les sentiers de la création. Ed. Tchou 1979
1653 Correspondance 27 novembre 1885.
1654p 39 Disjecta membra, tome I, Ed. La Connaissance 1925
La meilleure à aimer -- pour ceux qui aiment l'intensité -, c'est une vieille femme passionnée.
- Pourquoi pas une jeune, dit-elle en se regardant.
- Parce qu'une jeune ne l'est jamais !
- Bah ! fit-elle encore. Elle n'avait pas compris. Son bah ! était de l'étonnement incrédule : un sentiment très familier aux femmes dans la conversation.
- Oui, fis-je, obligé d'être pédant parce qu'elle était réellement trop légère. Il n'y a que le désespoir de n'être plus aimée qui donnent (sic) aux femmes la force d'aimer !
1655 alors que son visage ingrat d'avant venait de ce qu'il ne pouvait exprimer sa gratitude à l'autre puisque ce regard premier l'avait foudroyé de dégoût...
1656Il n'y a aucune laideur dans un visage dont les traits expriment la possibilité d'une vraie passion, et l'impossibilité d'un mensonge, comme le dit Daniel Sibony ( La haine du désir, Bourgeois 1994, reprenant des idées de Schnitzler) ; ou encore la beauté, c'est la façon qu'a l'amour de prendre corps, de somatiser presque.
1657et Canu nous indique que ce fut à l'encre des grandes occasions, l'encre rouge...
1658 cité par J.P.Seguin page 56 dans Iconographie.
1659 Et encore une fois ici, " lectures " fait référence à Byron et Alfieri...
1660 M.Riffaterre affirme que " la phrase matricielle, comme tout invariant structural, reste implicite, et c'est à l'analyse de l'actualiser sous la forme la plus simple, mais il est aussi possible de la trouver dans le texte, à peine cachée par la dispersion paragrammatique." La production de texte, Ed.Seuil; 1979, page 267.
1661Cf.ici III-1
1662sic
1663N.B. " Jules Barbey d'Aurevilly fut introduit dans le cercle symboliste de Gauguin, comme un précurseur. "
1664Nous remercions vivement Madame Houivet pour tous ses renseignements, M. et Mme J.M.Robin pour leur enquête, et leurs photos. Il semble que l'histoire des Ravalet-Tourlaville ait été très à la mode à l'époque de Barbey : de nombreux opuscules, plutôt fantaisistes, ont circulé à partir de 1829. Un exemple d'erreurs concernant Julien et Marguerite : il semble que Julien de Tourlaville (1582-16O3), sieur d'Arreville ( paronomase intéressante) ait été l'aîné de quatre ans de Marguerite etc.
1665 L'orthographe est d'époque.
1666 tout en allemand... sauf les citations!
1667sic
1668à propos de Byron
1669 "laid(e)(s)" et"laideur" :1077 ; "beau(x)" et " belle(s)" : 1544.
1670Nous n'avons pas fait ces comptes pour les synonymes trop nombreux et variés, parfois à la forme négative, ou progressive.
1671Voir page 615.
Cette thèse doit tout, en ce qui concerne l'informatique, à Benoît Rousselot, professeur patient !