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Haut de page | Introduction | Introduction | 1° partie | 2° partie | 3° partie | 4° partie | 5° partie | conclusion | notes, annexes et bibliographie | Bas de page
1 Barthes, Histoire ou littérature, n°3, 1960, mai-juin.
2 Genette, Structuralisme et critique littéraire, p 161 - Merleau-Ponty, Signes, p. 151
3 Fagès, Le structuralisme en progrès
4 Niel, L'analyse structurale des textes, p.152
5Genette, Psycholectures, p.138
6Starobinski, Les mots sous les mots, p.115
7Strarobinski, id. p.154
8Barthes, cité par Niel
9Barthes, Sur Racine, p. 9
10Todorov, cité par Niel
11Barthes, Introduction. ,p.11
12Barthes, Id., p.7
13Genette, Structuralisme et critique littéraire, p. 200
Barthes, Essais critiques, p.256
14Genette, id.
Barthes, Sur Racine, p.160
15Todorov, cité par Niel
16Barthes, Degré Zéro, p. 33 et 37
17Barthes, Eléments de sémiologie, p.121 et 107
18Barthes, id. p.133
19Barthes, Degré Zéro, p.14
20Barthes, Eléments de sémiologie, p.21
21Genette, Figures, p.134
22Rousset, Formes et significations, p. XI
23Rousset, Formes et significations, p. XIV
24Rousset, Formes et significations, p. XI
25Id., p. I
26Rousset, Formes et significations, p. XII
27Daudet
28Rousset
29Léo Spitzer, Romanische Litteraturstudien, Tubinge, 1959, p. 239
30Rousset, Formes et significations, p. XVIII
31Rousset, Formes et significations, p. XVI
32Genette, Psycholectures, p.134
33Genette, Psycholectures, p.135
34Strarobinski, La transparence et l'obstacle, avant propos
35Mauron, Le dernier Baudelaire
36Barthes, Histoire ou littérature, revue 1960, N°3
1 Genette, Figures, p.33
37 -Pierres précieuses aux valeurs classiques : Brassard " aux yeux de saphir perçant ", Mme de Tremblay a des yeux d'"émeraudes froides ", " des yeux vitrifiés, en qui l'esprit seul allume des éclairs ".
-albâtre : Calixte : " tempe de cette forme d'albâtre ", " visage du même blanc, profond et diaphane, albâtréen " ; Mme d'Anglure a des " fragilité d'albâtre ". " Le temps, ce rude sculpteur intérieur qui souvent brise le bloc qu'il voulait tailler, nous grave au visage des rides comme les rayures dans le plus doux des albâtres ".
- opale : Lasthénie a un " front d'opale " ; le front de Camille " bruni par l'Italie, sous la résille de ses veines foncées, irradiait comme l'opale d'un ciel matinal, des clartés que le cœur incessamment y versait. On eût dit, mais c'est contradictoire, le jour se frayant dans la nuit, si le jour pouvait paraître sans dissiper la nuit ", " ciel opale de pureté ". Calixte est couverte d'une " ombre où perlait vaguement la lumière ". Les joues d'opale de ce visage où semblait trembler la lueur mystérieuse qui scintille au front des anges odorants, sous les ferveurs de la prière "
38 Dureté : " Le danger pour tout ce qu'elles aimaient avait étendu autour de leurs cœurs une frémissante couche de bronze ". La fillette : " une dureté de petit bronze " ; la Duchesse répond à Tressignies avec " l'insensibilité du bronze ". " La nécessité aux mains de bronze "
39 Dissimulation : lorsque Néel part se suicider, il doit cacher ses intentions et rester insensible : " Tu sais ce que je veux, ajouta-t-il avec l'accent qu'aurait eu le bronze, si le bronze parlait. D'ailleurs, il n'y a pas de danger, ajouta-t-il, avec le mensonge d'une confiance superbe ". Allan, pour cacher ses sentiments, essaie " d'être d'airain ou de marbre "
40 Violence : La Croix-Jugan a les " lèvres bronzées par la poudre ", Maulévrier s'est " bronzé à ce jeu ".
41 Dureté : " Hermangarde était de cette race d'âmes : marbres purs qui ne se raient pas, car se rayer, c'est commencer à s'entrouvrir, et elles restent fermées ".
42 Yseult " était toujours impassible car le seul sentiment de son âme -molécule perdue au sein du bloc opaque- n'avait pas même l'énergie de se faiblement empreindre au visage immuable et glacé ".( 603)
43 Rigidité : La Croix-Jugan " porte un manteau noir () dont les plis profonds comme des cannelures lui donnaient quelque chose de sculpté et de monumental ". Lorsqu'il est pâle, il est de " marbre vert ". Lorsque Jeanne a une crise chez la Clotte, elle devient rigide : " une pâleur de morte avait enveloppé Jeanne et semblait s'incruster jusqu'au fond de sa chair ". " Ce visage, passant au bloc de marbre, et ses pesantes paupières qui couvraient rigidement de leurs voiles opaques les yeux disparus, " la font ressembler à " une figure de bas-relief ". De même, lorsque Calixte est en proie au tétanos, elle est " rigide, mate et blanche comme une statue tombée de son socle sur l'herbe du gazon ", et pourtant " elle pleure, comme dans Virgile les marbres pleurent ". Elle est devenue "pâle statue de mausolée ", elle a les " yeux blancs d'un buste ". " Tous ces organes sont marbrifiés " ; elle est statue : " Pour qu'elle fût plus statue encore, les cheveux blonds devinrent blancs ". " Le génie et la douleur qui sculpte avec un amour si féroce n'oubliait rien. Statue effrayante, qui craquait dans son marbre et suintait comme les marbres suintaient dans les églises, par les temps humides ". Quand Sombreval la tient morte, dans ses bras, il reste lui aussi, " immobile, dans une rigidité de marbre ".
44 Maulévrier voit " à de certains éclairs dans le regard (que) l'orage couvait sous ces menteuses surfaces ". Madame de Gesvres est " d'une beauté sculpturale ".
45 Voiles conscients : Allan, malheureux, souhaite que reviennent ces moments " où les sens étouffaient l'imagination sous leurs voiles de chair ", voiles conscients alors .
46 Voiles inconscients, perceptibles à l'observateur : " quelle était cette rêverie inconnue dont le voile se dépliait mollement sur " le front pensif de Ryno.
47La Croix-Jugan nous est décrit comme une " momie sanglante ". La Malgaigne, veillant Calixte, c'est une " momie gardant un cadavre ". Immobilité et mystère.
48 Le Feu visible : Vellini : " ses profonds yeux noirs pleuvaient leur feu dans les miens et m'interceptaient le ciel ", " son front que léchaient en passant les flammes de la volupté ", " son corps de bronze ", ses yeux " tisons ardents de brasero sans flamme s'avivaient d'une clarté qui brûlait le jour ", " le brasier dévorant était pâle en comparaison du feu qui lui sortait par les yeux ", " sable brûlant qui dévore les yeux " de Ryno. La Croix-Jugan, " soleil de balafres ", " le sang faufilait comme un ruban de flamme ses paupières ". Toute sa vie, " il a traversé l'incendie ". " Ses yeux, deux réchauds de pensées allumées et asphyxiantes de lumière, éclairaient comme la foudre éclaire le piton qu'elle a fracassé ". La Duchesse d'Arcos : bien digne de porter le nom de Turre Cremata " car elle est brûlée à tous les feux de l'enfer ", répète ce mot de " vengeance qui lui flambait toujours aux lèvres ". Le portrait de son mari, dans un bracelet est " un cercle de feu, qui (la) brûle jusqu'à la moelle ".
49 Hermangarde est " une de ces belles jeunes filles qui sortent du calice d'une fleur, sans qu'in sache bien où la fleur finit, où la femme commence ".
Léa aux cheveux " nuancés, un duvet de fleur " semble un " bouton de fleur indéplié ; un avorton de fleur. " (I5, 39) .
Camille " sérieuse comme les fleurs qu'elle apportait ".
Hortense a des bleuets dans les cheveux, " fleur poussée en pleine terre ".
Madame d'Anglure, qui a " la beauté d'un camélia élancé ", éprouve une passion trop voyante pour Raimbaud de Maulévrier : " dans ce cœur d'une virginité fabuleuse, éclata tout à coup la fleur d'un sentiment vrai qui ne fleurit plus guère que tous les cent ans, comme l'aloès ; et qui fait moins de bruit ".
Jeanne, dans sa crise, cache un secret, sous " son écorce momentanée de cadavre ".
Il est à noter que le Lasthénia est une plante.
50 Prosny observateur : " héron ", " oeil vert et bec jaune ", " oeil de faucon pour l'éclat ", " oeil de lynx, fin et madré ".
Cruels : des Touches, la guêpe ; Prosny, vieux renard, désireux de donner son premier coup de dent. Berger léchant son couteau humide. " Avec sa tête carrée, ses poils hérissés et jaunes, et le mufle qu'il allongeait en buvant avidement cette eau qui avait une si effroyable saveur pour lui, il ressemblait à quelque loup égaré qui, traversant un bourg la nuit, se fut arrêté en haletant, à laper la mare de sang filtrant sous la porte mal jointe de l'étal immonde d'un boucher ".
Froids : le berger a " un regard de crapaud ". Des Touches a " un cœur de brochet ". Autres poissons : Eulalie se mouvait et vivait dans le mensonge comme le plus flexible des poissons dans l'eau ". La Comtesse du Tremblay a un " tempérament de plongeur ". Les joueurs de whist sont des " cygnes qui plongent leur tête sous l'eau ".
51 Enigmatiques :
La Marquise de Gesvres a des " yeux câlins et presque faux " ; d'habitude, elle montrait " une physionomie nette et perçante quand elle ne faisait pas la chattemite ". Son regard se fait parfois " mis-clos à dessein, et voluptueux à froid ".
Marmor fait montre " d'une vigueur de souplesse endormie, comme celle du tigre dans sa peau de velours ". Vellini, immobile, rappelle à Ryno " ces lions chimériques accroupis dans les cours de marbre de l'Alhambra, qui portent sur leurs têtes de tigres, la vasque froide d'une fontaine sans eau ". L'union de tous ces symboles fait naître, par la plume de Barbey, le caractère énigmatique de Vellini.
52 Vellini a " cette épine dorsale qui vibrait comme celle d'une nerveuse et souple panthère ; avec ses mouvements si félins, ses mollesses énervantes et provocatrices, elle s'en venait tourner autour de moi, avec son regard luisant et étrange, et ses mouvements de jeune jaguar ". " Mouvements de velours dans des articulations d'acier ". On sent autour d'elle le " fumet irritant de la bête humaine "
53 Mêmes constatations pour Hauteclaire au pas de velours, surnommée Mademoiselle Esaü, panthère : " en elle, c'est surtout l'animal qui est superbe ".
Madame de Gesvres " roulée dans un mantelet de zibeline qui lui donnait une mine royale et barbare ", ressemble dans sa loge à " une espèce de panthère étalée dans la cage ". Chez elle, dans sa douillette de soie grise et dans ses pantoufles de velours, belles ermites de boudoir, près de la cheminée, elle ressemble à une " chatte câline, qui faisait le gros dos avec une incomparable volupté ". Dans son boudoir jonquille, on trouve " la vanité parisienne, roulée comme un chat dans sa fourrure, sous les plus habiles artifices ". Madame de Gesvres a tout d'un chat, rien du tigre. C'est donc un jeu. Mais un faux jeu…
54 Instinctifs :
Vellini " accouche comme une de ces créatures du désert ". " Le tigre est calme et même somnolent jusqu'à ce qu'il bondisse, et son premier bond est si juste qu'il n'a pas besoin de recommencer. La senora imitera-t-elle cette aimable bête avec laquelle elle a peut-être plus d'un rapport de ressemblance ? Ne fera-t-elle qu'un seul coup de dent du friand bonheur d'Hermangarde ? " s'interroge Prosny . L'instinct, lié à la cruauté, en font le plus redoutable adversaire de l'élévation et de la douce fierté d'Hermangarde.
Ydow, pousse " un miaulement étranglé de chat sauvage " et questionne " avec quelque chose qui n'était plus une voix ".
55 Cruels : la cruauté, puissante chez le carnassier, est affreuse chez l'homme quand elle est indépendante de l'instinct.
La jalousie de Vellini la rend heureuse de la mort de l'enfant de Ryno : " un éclair fauve traversa sa prunelle " mais elle se contrôle.
Bérangère de Gesvres, félin au petit pied, torture par sa coquetterie Maulévrier : " comme un enfant ou comme une chatte, elle s'empara d'un petit portefeuille ", et, " avec insouciance et taquinerie ", elle inscrit son verdict.
Rosalba se contente de rire " comme une hyène " devant le désespoir de son mari. Tressignies quand il se croit joué par la duchesse, a un " mouvement de vanité tigre ".
2 Barthes, Introduction à l'analyse structurale du récit, p.7
3 Rousset, Forme et signification, p. XIV XV et XX
4 Barthes, Sur Racine, p.15
5 Barthes, Sur Racine, p.9
6 Genette, Figures, p.37
56 Niel. L'analyse structurale des textes
57 Petit, Littérature ou scandale, revue des Lettres Modernes, B 8, p.20
58 Barthes, S/Z, p.74
59 Barthes, S/Z, p.69
60 Barthes, S/Z, p. 83
61 Bloy, Belluaires et porchers, p. 256
62 Starobinski, Les mots sous les mots, p.154
63 Petit, B4, p.87
64 J.H. Bornecque, Les diaboliques., Garnier, préface, XCVIII
65 Starobinski, La transparence et l'obstacle . p. 306
66 Petit, Préface à l'ed. De la Pléiade, p. XXXVI
67 Petit, B 4, p.87
68 id.
69 P. Schneider : B.d'A l'extrême, in Les temps modernes, 1951, p.1548
70 Petit, B 4
71 J.Petit, Notice à Un Prêtre Marié, Pléiade, I p.1418
72 J.Petit, B 4
73 Barthes, Mythologies, p.70
74 Claude Lévi-Strauss , La voie des masques.
75 Richard, Littérature et Sensation, p.70
76 Flaubert, Madame Bovary, ed. Pommier, p.275
77 Strarobinski, La Transparence et l'obstacle, p.301
Rousseau, Emile, liv. IV, O.C IV p.525
78 Proust, (cité par Genette, dans Figures) A la Recherche, p.889
79 Barthes, Mythologies, p.205
80 Genette, Figures, p.46
81 Petit, B 8, p.120
82 Genette, Figures, p.17
83 Borges, Enquêtes, p.85
84 Barthes, S/Z
85 Gilles, B 8
86 Barthes, S/Z
87 Maldoror, cité par Starobinski dans L'Oeil Vivant
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